Geneviève Pettersen

Un roman de Geneviève Pettersen au théâtre

La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen se transportera sur les planches en 2018. L'auteure travaille elle-même à l'adaptation du roman pour la scène. Après avoir hésité longuement, elle a choisi de se lancer à pieds joints dans le projet, comme dans tout ce qu'elle entreprend. Et ce ne sont ni les projets ni les idées qui lui manquent.
Il y a quelques mois, Patrice Dubois, codirecteur général et directeur artistique du Théâtre PàP (Jonquiérois d'origine) a approché l'auteure avec l'idée d'adapter La déesse des mouches à feu, récipiendaire du Grand Prix littéraire Archambault 2015, au théâtre. « J'ai pris le temps de réfléchir. Je me demandais si ça allait apporter quelque chose au texte. Il fallait que ça apporte quelque chose artistiquement de le faire », explique Geneviève Pettersen dans le cadre d'un passage éclair dans la région plus tôt cette semaine.
Elle a finalement choisi de se lancer, à condition de retravailler elle-même complètement le texte. « Ma condition pour replonger dans l'histoire était d'amener le texte ailleurs. C'est ce que je devais faire pour avoir du plaisir avec ce projet. Sur scène, ce ne sera plus nécessairement l'histoire d'une ado à Chicoutimi. Ça va représenter l'adolescence. C'est l'esprit de La déesse des mouches à feu qui va se retrouver au théâtre. »
Sur scène, l'auteure promet que ceux qui ont aimé le livre le reconnaîtront, bien que la proposition sera différente. 
« C'est un cadeau pour moi et pour ceux qui ont aimé le livre. Les gens m'en parlent tout le temps, ils ont une relation intense avec mon roman. »
Mise en scène conjointe
La mise en scène est assurée conjointement par Alix Dufresne, également chorégraphe, et Patrice Dubois.
« C'est une pièce très physique, comme la période de l'adolescence, dans laquelle il y aura de la danse », décrit l'auteure. 
Geneviève Pettersen s'implique dans les différentes étapes de la création. En plus de s'occuper du texte, elle participera au choix des actrices. « Ce n'est pas parce que je suis contrôlante, même si je le suis, mais plutôt parce que ça me nourrit », affirme-t-elle. « C'est un gros travail d'équipe. »
Quatorze jeunes filles de 14 ans, qui ne sont pas nécessairement comédiennes, seront sélectionnées pour la pièce. « Pour trouver des actrices aussi jeunes, il faut sortir des sentiers battus. On cherche une certaine innocence. Un appel à tous devrait être lancé pour trouver les jeunes filles », affirme celle qui précise que celles-ci devront être disponibles pour de nombreuses répétitions à Montréal. 
La déesse des mouches à feu sera présentée du 5 au 30 mars 2018 au Théâtre de Quat'Sous. Il s'agit de la première production du Théâtre PàP dans la salle montréalaise. 
Projet 
Parallèlement à l'adaptation de son roman, Geneviève Pettersen travaille sur maints projets. Sans vouloir révéler de détails, elle confirme que des séries télé, un film qui sera déposé prochainement et un second roman occupent ses pensées. 
« Je garde mes projets pour moi. J'ai envie de les donner aux gens quand ils sont prêts. Tout ce que je peux dire, c'est que je suis bien occupée. J'écris jour et nuit, tout le temps. Je suis un peu hyperactive du bocal. Je n'ai clairement pas l'angoisse de la page blanche. J'aime avoir plein de projets en même temps. »
En ce qui concerne son prochain écrit, l'auteure demeure vague. « Je ne sais pas si mon prochain roman va être la suite de La déesse des mouches à feu. J'en ai un autre en tête », affirme-t-elle. 
« Un bon livre, ça prend du temps à écrire. J'ai besoin de laisser mariner mes affaires. Mais une fois que c'est prêt, ça s'écrit vite. »
Geneviève Pettersen affirme avoir une approche très anthropologique de l'écriture. « C'est par les gens que je trouve mes projets. C'est les humains qui m'intéressent. »
Cette semaine, son passage dans la région était motivé par un arrêt à L'Anse-Saint-Jean, où elle faisait justement de la recherche pour un projet d'écriture. 
« Je travaille sur plein d'affaires. La seule certitude, c'est que les gens vont pouvoir relire Geneviève Pettersen un jour », conclut-elle.