Étienne Dano a hâte de découvrir le Bâtiment 1912 de La Pulperie de Chicoutimi. C’est à cet endroit que, pour la première fois de sa carrière, il présentera un one-man-show au Saguenay, dimanche soir.

Un premier arrêt au Saguenay pour Étienne Dano

Pour la première fois de sa carrière, Étienne Dano présentera son one-man-show au Saguenay. Faute d’avoir pu découvrir son effort initial, une production qui avait pour titre Excessif, les fans de l’humoriste seront témoins de l’une des dernières sorties justifiées par le spectacle À contresens. Elle aura lieu le 4 août à 20 h, dans le Bâtiment 1912 de La Pulperie de Chicoutimi.

« Chaque fois qu’on fait une nouvelle place, on appelle des collègues pour savoir à quoi elle ressemble. Ce qu’on m’a dit à propos de ce lieu, c’est qu’il est à la fois chaleureux et unique », a raconté Étienne Dano à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. C’est lui qui ouvrira la série consacrée à l’humour, cinq rendez-vous dominicaux où les rires fuseront dans un cadre intimiste.

Ce qui est particulier, c’est le fait que depuis la création d’À contresens, il y a deux ans, la vie de l’humoriste a changé pour la peine. Il y a quatre mois, en effet, il est devenu papa pour la première fois. Or, cet enfant qui grandit bien vite a modifié le regard qu’Étienne Dano pose sur sa vie. L’adulescent d’hier se questionne sur plein de choses, notamment sur l’environnement et sur les valeurs qu’il cherchera à transmettre.

« Je songe aux gestes que je pourrais poser afin de permettre à mon enfant de vivre sur une planète en santé. Il me fait voir la vie d’un oeil si différent que je vais peut-être jeter les idées qui m’étaient venues en prévision du prochain one-man-show. Je sais aussi que ça prendra plus de temps que prévu pour le préparer. Je fais beaucoup de radio et je travaille sur des concepts destinés à la télévision », note l’humoriste.

Appelé à décrire À contresens, il parle des phénomènes que les trentenaires ont en partage. « Nous avons connu les premiers jeux vidéo et nous avons été les premiers à essayer Internet. Je raconte également les mauvais coups que j’ai pu faire, tout me gardant cinq minutes pour évoquer la construction du chemin de fer qui traverse le Canada d’est en ouest. C’est la partie engagée du spectacle », révèle Étienne Dano.

Une habitude qui lui est chère se rapporte à l’entracte. Plusieurs artistes détestent ce moment de la soirée, mais pas lui. Au contraire. « J’aime qu’il y ait une pause. J’en profite pour préparer une improvisation que je présente dans la deuxième partie du programme. Je me laisse guider par l’ambiance et les gens sont contents. Ça rend le spectacle unique », fait-il valoir.

Une autre chose qui lui tient à coeur est son autonomie. Après sa première tournée, il a pris le contrôle de sa carrière, une tendance à laquelle souscrivent de plus en plus de collègues, dont Simon Leblanc et le Saguenéen Philippe Laprise. Fils de deux entrepreneurs, l’humoriste est fier d’avoir négocié ce virage avec succès, ce dont témoignent les 40 représentations d’À contresens présentées à ce jour.

« Je voulais jouir d’une plus grande liberté d’écriture et choisir les gens qui m’entourent. En même temps, je sais qu’on peut se retrouver avec un trop gros décor et plus de techniciens que nécessaire quand c’est les autres qui décident », explique Étienne Dano. Ajoutons que les billets donnant accès à son spectacle sont vendus au coût de 30 $ l’unité (on réserve au numéro 418 698-3100, poste 1318). Comme il n’y a pas de sièges réservés, c’est premier arrivé, premier servi.