Marc Dupré avait promis un party et il a tenu parole jeudi soir, lors du spectacle inaugural du 16e Festival international des Rythmes du Monde.

Un party réussi avec Marc Dupré et ses invités

Deux fois, Marc Dupré avait chanté sous la flotte au Saguenay. Jeudi avant-midi, tout laissait croire que le mauvais oeil restait posé sur lui. Lui qui déteste la pluie, ainsi qu’il l’avait confié la veille, à l’auteur de ces lignes, s’en est toutefois tiré avec les honneurs. On ne dira pas jamais deux sans trois, puisque les milliers de fans qui se sont massés sur la Zone portuaire de Chicoutimi, au premier soir du Festival international des Rythmes du Monde, ont pu fêter sous les étoiles.

Il faisait même un temps idéal, chaud, mais pas trop, avec juste assez de vent pour garder les sens en alerte, lorsque le chanteur s’est pointé sur la scène Ubisoft Saguenay–Le Quotidien, à 21 h 20. Flanqué d’une choriste et de six musiciens, il a trouvé les mots justes pour exprimer le sentiment populaire, en reprenant un titre créé l’année dernière, Du bonheur dans les étoiles.

Le rythme enlevé a vite emporté l’adhésion du public, au sein duquel les femmes de tous âges étaient majoritaires. Pendant que l’artiste poussait ses premiers « Oh ! Oh ! » de la soirée, plusieurs personnes se balançaient doucement de gauche à droite. « Ça va être extraordinaire. Je le sens », a lancé leur idole, avant de reprendre le fil de son interprétation, comme si de rien n’était.

Le naturel qui le caractérise ressortait déjà, tout comme le lien étroit qui l’unit à ses fans. À peine venait-il de relancer l’action sur l’air de Je t’emmène, en effet, qu’on entendait des cris s’élever du parterre. Une part était pour lui ; l’autre, pour les ballons qui ont éclaté au-dessus des spectateurs, libérant une nuée de rubans argentés.

Troisième extrait de son plus récent album, La vie qu’il nous reste, Une raison d’exister a maintenu la tension pendant que des lasers jaunes se détachaient de l’éclairage mauve enveloppant la scène. Tout en réveillant le souvenir du premier uniforme des Kings de Los Angeles, cette image avait un je-ne-sais-quoi de somptueux. Elle venait de s’effacer quand Marc Dupré a pris la parole.

Une foule dense, bon enfant, a envahi la Zone portuaire dans le but de fêter avec Marc Dupré.

« Merci de vous être déplacés pour fêter avec nous. Vous avez pris une bonne décision, a-t-il mentionné. Je ne me souviens pas d’avoir eu le goût de donner un spectacle comme ce soir, alors préparez-vous. On a tout un show pour vous et on part ça avec la chanson par excellence de l’été, Summer of 69. » Les guitares se sont alors mises à gronder, comme dans la version originale. Une intro électrique qui, cette fois, c’était certain, ne percerait pas les nuages.

Autre moment fort, l’interprétation de Si pour te plaire a eu lieu pendant que le chanteur se promenait parmi la foule, invisible pour le plus grand nombre, mais près des chanceux qui se trouvaient sur son chemin. Il est remonté sur la scène pour présenter La tempête, prélude à une autre séance de magie blanche. Réclamant « plein de petites lumières », pour interpréter Voyager vers toi, l’homme a invité les gens à sortir leur téléphone, comme autrefois les briquets.

Un classique.

Invités
Tous savaient qu’il n’en resterait pas là, bien sûr, que des invités le rejoindraient, comme c’est la coutume dans ses spectacles. Ils ont ainsi retrouvé les jumeaux Cédric et Xavier Tremblay, deux participants à l’émission La Voix Junior, dont l’enthousiasme est communicatif. Il y a eu aussi Raphaël Dolan-Bachand, un peu plus âgé, mais tout aussi effervescent.

Puis est arrivé celui que Marc Dupré considère comme son meilleur ami, Jérôme Couture, ce qui a malheureusement coïncidé avec le départ du journaliste du Quotidien, pour cause d’heure de tombée.

Blue Suede Shoes, ainsi que l’immortelle de Cheap Trick, I Want You To Want Me, ont résonné jusqu’au stationnement.

Le party annoncé plus tôt était bien engagé.