L’opéra sera présenté à nouveau le 9 novembre, à Québec.

Un opéra fantastique situé dans le fjord

Pour son deuxième opéra, le compositeur résidant à Lac-Bouchette Normand Gasnier a choisi de planter l’action dans le fjord du Saguenay. Vinland ajoute une touche de fantastique à des faits historiques véridiques, soit la venue des Vikings en Amérique vers l’an 1000.

La saga fantastique qu’il a composée, écrite en français, raconte l’histoire de la rencontre de ces visiteurs européens avec les Premières Nations. La rencontre de ces deux peuples donne lieu à la création d’un couple à l’amour surnaturel.

Le thème du livret suit son auteur depuis plusieurs années. Il y songe depuis ses études universitaires. Normand Gasnier a fait quelques lectures pour compléter le portrait de l’opéra.

« Je suis tombé sur une légende amérindienne qui démontre qu’une histoire du genre est déjà arrivée. [...] Il y a tous les ingrédients, le tragique, une histoire d’amour, le mélodrame. »

Vinland est le deuxième opéra de Normand Gasnier.

Le compositeur a ajouté une trame fantastique à son histoire. Ce genre littéraire s’agençait parfaitement avec la mythologie viking.

« Il y a un dieu, Loki, qu’on retrouve dans les personnages. C’est un dieu maléfique. Les Vikings en général sont à la mode. Il y a un côté fascinant », croit M. Gasnier.

La musique, elle, est de facture classique et moderne à la fois, selon M. Gasnier. « J’aime ça m’inspirer de l’histoire quand je compose. Il y a des moments musicaux qui sont très épiques ; la musique est très forte, puissante. »

L’action de Vinland se passe vers l’an 1000, dans le fjord du Saguenay.

Diffusion

Même si les lieux de diffusion pour un opéra indépendant sont relativement peu nombreux, M. Gasnier espère le jouer le plus souvent possible. Une première présentation, tenue à Alma en mai dernier, a donné envie à l’auteur de l’opéra de le monter une seconde fois. Vinland sera donc à l’affiche à nouveau, à Québec, le 9 novembre, à l’église Saint-Rodrigue.

« Ç’a été un succès à Alma. Il y a eu beaucoup de monde. Les spectateurs nous ont fait de bons commentaires. C’est une grosse production et c’est beaucoup de travail à monter. On voulait vraiment le refaire », explique-t-il.

La production, qui compte une vingtaine de chanteurs, si on ajoute le chœur, a nécessité beaucoup d’efforts.