Mehdi Bousaidan s’arrête deux soirs au Lac-Saint-Jean, cette semaine. Il sera jeudi à Dolbeau-Mistassini et vendredi à Alma.

Un Netflix, à la Mehdi Bousaidan

L’humoriste Mehdi Bousaidan convie le public à une soirée d’humour pas comme les autres. Dans Demain, son premier one-man-show, il propose aux spectateurs de participer à un service de diffusion en continu de son cru.

Le spectacle, qui sera présenté jeudi à la salle Desjardins de Dolbeau-Mistassini et vendredi à la salle Michel-Côté d’Alma, fait un clin d’oeil à Netflix. Mehdi Bousaidan en a créé sa propre version, qu’il appelle Medflix. Le public est le héros de chaque soirée.

« On reprend l’interface de Netflix, mais c’est surtout un spectacle interactif. À plusieurs moments, les gens ont à choisir du cours du spectacle. Il y a des options qui s’offrent à eux, et ils décident de comment ça continue », explique l’humoriste, que l’on a pu voir dans l’édition 2019 du Bye Bye.

« Ça permet une approche différente à l’humour classique, où c’est un conteur qui parle pendant 1 h 30. Il y a beaucoup d’interactions, il y a beaucoup de projections. Il y a beaucoup d’écrans, de la musique. C’est un show très complet », ajoute-t-il.

 Récompensé au gala Les Oliviers

Cette approche originale fonctionne. Demain a été récompensé dans deux catégories, au dernier gala Les Oliviers, soit celui du concepteur visuel de l’année et celui du metteur en scène de l’année.

« On avait mis tellement d’énergie sur la mise en scène, sur l’habillage visuel et la conception visuelle, qu’on était très contents que ça ait porté ses fruits. Le plus gros du spectacle, ç’a été de travailler sur la mise en scène », affirme l’homme dont la carrière d’acteur est aussi très prolifique.

Malgré une mise en scène savamment planifiée, Mehdi Bousaidan se permet quand même d’improviser une quinzaine de minutes par soir, ce qui fait que chaque représentation est différente.

« La durée du spectacle change tous les soirs. Il peut durer jusqu’à deux heures, tout dépendant de ce que les gens choisissent. On ne sait jamais d’avance où ça va s’en aller, quand le public est inspiré », affirme Mehdi Bousaidan.

Il explore plusieurs thèmes lors de ces délires faits sur le moment. Celui qui a été membre de la Ligue nationale d’improvisation (LNI) dit questionner le public sur ses habitudes de voyage et sur les raisons de ses choix. Il parle aussi aux gens des sports « un peu bizarres » qu’ils pratiquent. « Je demande aux gens ce qu’ils aiment dans des sports que je juge bizarres, comme le Kin-ball, où le ballon-balai. Je déblatère avec eux. Tu serais surpris du nombre de personnes qui jouent au ballon-balai au Québec. »