Voici le cabinet de curiosités consacré à Hélène Pedneault. Il se trouve dans la bibliothèque qui porte son nom et permet aux usagers de mieux connaître cette femme qui, à sa manière, a marqué l’histoire de sa communauté.

Un modèle qu’il convient d’imiter

CHRONIQUE / Une semaine après la cérémonie pendant laquelle on a officialisé le nouveau nom de la bibliothèque municipale de Jonquière, celui de l’écrivaine Hélène Pedneault, je n’en suis pas encore revenu. La salle polyvalente était pleine comme un oeuf et les personnes qui se sont exprimées à la tribune ont fait ressortir toutes les facettes de cette personnalité hors normes, à commencer par ses multiples engagements, son oeuvre littéraire et les liens profonds tissés avec sa communauté d’origine.

Ce qui m’a impressionné tout autant, c’est ce qu’on a vu après, à l’intérieur de la bibliothèque. D’abord, il y a un magnifique portrait d’Hélène Pedneault créé par Pascal Picard. La dame jette un regard curieux, laissant filtrer un reste d’ironie, en direction du cabinet de curiosités où sont rassemblés des objets illustrant son parcours. Il y a ses livres, un carnet de notes, un boîtier renfermant du matériel scolaire et plein d’autres choses.

Même quelqu’un qui n’a jamais entendu parler d’elle peut mesurer l’importance de la Jonquiéroise, ce qui correspond au voeu exprimé par le conseiller municipal Jonathan Tremblay. Il souhaitait faire du nom de la bibliothèque un outil de médiation culturelle, éveiller la curiosité des gens au sujet de l’écrivaine, un mandat si bien exécuté qu’il devrait faire école.

À deux pas du centre-ville, par exemple, on retrouve la salle François-Brassard, située à l’intérieur du cégep. Combien de personnes connaissent cet homme qui fut organiste à l’église Saint-Dominique, ethnomusicologue, un élève de Ralph Vaughan Williams et l’auteur de compositions de facture classique? Même chez les Jonquiérois de longue date, le pourcentage de réponses positives serait faible.

Pourtant, il suffirait de quelques informations livrées sur un panneau, d’une vitrine dans laquelle on donnerait un aperçu de ses activités, pour voir l’homme au-delà du nom. Puisque ses enfants sont toujours de ce monde, dont un qui vit à Jonquière, ça ne représenterait pas un défi surhumain et qui sait? D’autres lieux pourraient jouir d’un traitement équivalent et pas juste ceux ayant une vocation culturelle. Nous devons bien ça aux personnalités qui ont marqué notre histoire.