Dans le cadre de leur formation au secondaire, dans le Programme d'éducation international (PEI), les élèves de l'école secondaire Charles-Gravel doivent allouer quelques heures à leur communauté. Certains ont décidé de donner de leur temps aux personnes malades.

Un message d'espoir dans les CHSLD

CHRONIQUE / Dans le cadre de leur formation au secondaire, dans le Programme d'éducation international (PEI), les élèves de l'école secondaire Charles-Gravel doivent allouer quelques heures à leur communauté. Certains ont décidé de donner de leur temps aux personnes malades.
Grâce à son implication auprès des personnes malades, Marie-Michèle Girard a confirmé que son choix de carrière sera la médecine.
En février dernier, pendant quatre jours, une quinzaine de jeunes auront visité deux Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et un centre hospitalier du secteur de Chicoutimi, afin de remettre des cartes d'espoir aux personnes malades. Les après-midi ont été organisés en collaboration avec Pascal Audet, l'animateur de vie spirituelle et d'engagement communautaire de l'école secondaire Charles-Gravel, et Éric Maltais, intervenant en soin spirituel au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Le 16 février, ils étaient quatre adolescents d'une quinzaine d'années à débarquer au CHSLD Mgr-Victor-Tremblay, situé à Chicoutimi. Leur mission était de livrer un peu de réconfort en offrant une carte à chacun des 78 usagers. Certains ont accueilli cette attention avec beaucoup d'émotion. « Je me suis sentie importante », a confié une dame qui n'avait pas reçu de carte depuis des années.
Cette activité intergénérationnelle et intercroyance a été pensée par M. Maltais qui a longtemps travaillé dans les écoles. De plus, ces centres, y compris les hôpitaux, ont sans cesse besoin de bénévoles pour leur venir en aide.
Trouver sa voie
Pour Marie-Michèle Girard, cette expérience lui aura permis de valider ce qu'elle veut faire dans la vie. Très impliquée dans son école, le bénévolat est devenu un besoin. « Je compare mon bénévolat à un sport. J'ai besoin de ça », précise la jeune fille de 16 ans.
Celle qui souhaite poursuivre ses études en médecine avoue que le contact avec les autres et le besoin d'aider est vital. Bien qu'elle ait vu des jeunes de son âge devenir trop émotifs auprès des gens malades, Marie-Michèle réussit à être dans un autre état lui permettant de bloquer ses émotions. « J'ai appris à être forte au travers des épreuves que j'ai vécues », ajoute-t-elle très calmement.
Déterminée à réussir, la finissante au secondaire passera son été 2017 à Toronto pour améliorer la seule matière qui lui donne un peu plus de fil à retordre, soit l'anglais.