Le comédien Denis Bouchard est déçu de ne pas présenter la pièce Bang! cette semaine, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’entrée de ce territoire dans la zone rouge l’a privé de trois sorties, ce qui s’ajoute à celles que devait générer une autre de ses productions, Le dernier sacrement. Elle aussi se retrouve entre parenthèses en raison de la crise sanitaire.
Le comédien Denis Bouchard est déçu de ne pas présenter la pièce Bang! cette semaine, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’entrée de ce territoire dans la zone rouge l’a privé de trois sorties, ce qui s’ajoute à celles que devait générer une autre de ses productions, Le dernier sacrement. Elle aussi se retrouve entre parenthèses en raison de la crise sanitaire.

«Un méchant trou dans l’horaire» du comédien Denis Bouchard

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
«Ça fait un méchant trou dans l’horaire», a laissé échapper Denis Bouchard, lundi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Le comédien faisait référence aux trois représentations de la pièce Bang! qu’il devait donner cette semaine à Alma, Dolbeau-Mistassini et Chicoutimi. L’entrée du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans la zone rouge a obligé les diffuseurs à mettre ce projet sur pause, un scénario familier depuis la mi-mars.

Et justement, c’est l’accumulation des déceptions qui commence à peser sur l’homme de théâtre. Avant Bang!, en effet, il y a eu Le dernier sacrement. Le succès était au rendez-vous, à la fois critique et populaire. Or, les sorties prévues au printemps ont été décalées une fois, deux fois, sans qu’il ait été possible de dénouer l’impasse. La prochaine éclaircie surviendra-t-elle au début de 2021? Personne ne gagerait sa chemise là-dessus.

Le comédien Denis Bouchard est déçu de ne pas présenter la pièce Bang! cette semaine, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’entrée de ce territoire dans la zone rouge l’a privé de trois sorties, ce qui s’ajoute à celles que devait générer une autre de ses productions, Le dernier sacrement. Elle aussi se retrouve entre parenthèses en raison de la crise sanitaire.

«Comme il y a trois comédiens et deux techniciens, c’est un spectacle qui coûte cher. Ça prend du monde dans la salle et si les conditions ne sont pas réunies après les Fêtes, je referai Bang! et ce sera essentiellement pour sortir et voir du monde. Pas pour l’argent. Un acteur, il faut que ça acte, et le théâtre, c’est mon premier métier. Toute ma vie, j’ai écrit des pièces et en vieillissant, je reviens à mes premières amours», énonce Denis Bouchard.

Son désir de retrouver la scène était si grand que dix ans après sa création, il a réécrit le texte de Bang! pour l’adapter à la réalité du moment. Il faut savoir que le personnage central est un misanthrope. Isolé chez lui, comme tant de nos contemporains, il ne communique qu’au moyen des outils technologiques. «Dans la nouvelle version, qui prend la forme d’une lecture, je joue les 15 personnages et ça brasse», rapporte le comédien.

Le comédien Denis Bouchard est déçu de ne pas présenter la pièce Bang! cette semaine, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’entrée de ce territoire dans la zone rouge l’a privé de trois sorties, ce qui s’ajoute à celles que devait générer une autre de ses productions, Le dernier sacrement. Elle aussi se retrouve entre parenthèses en raison de la crise sanitaire.

Rien que d’en parler suffit pour raviver la flamme. La formule est tellement souple que l’idée de partir à quelques jours d’avis lui sourit. Bientôt, cependant, la réalité impose à nouveau son autorité. C’est le règne de l’incertitude et le ton de sa voix laisse percer une pointe de fatalisme. «À mes yeux, la culture constitue une priorité, mais ce n’est vraisemblablement pas le cas pour le gouvernement. Les artistes sont les premiers coupés, les derniers à rentrer», constate Denis Bouchard.

Sa déception est d’autant plus grande que la mauvaise nouvelle concernant le Saguenay-Lac-Saint-Jean lui a été communiquée 15 minutes avant son entrée en scène à Mont-Laurier, vendredi dernier. L’alternative au Dernier sacrement venait de lui filer entre les doigts. «Ça fait mal parce que j’avais trouvé un ‘plaster’ à mettre sur le bobo. On vient de me l’enlever, mais je suis résilient. L’été passé, j’ai commencé à écrire une autre pièce, ainsi que mon autobiographie. Et là, je vais travailler sur ma terre», laisse entrevoir le résidant des Cantons de l’Est.