La programmation de Jonquière en musique a été dévoilée en présence de Stéphan Tremblay, des stations Rouge et Énergie, de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, du président du festival, Yoan Vaillancourt, et de la présidente du conseil d’arrondissement Jonquière, Julie Dufour.

Un gros 30e pour Jonquière en musique

« C’est la plus belle conférence de presse tenue sur notre territoire. À 10 h du matin, on se sent comme à 10 h du soir », a lancé la présidente du conseil d’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour, mardi avant-midi. C’est ainsi qu’elle a salué la mairesse de Saguenay, Josée Néron, présente pour la première fois lors du dévoilement de la programmation de Jonquière en musique, et sa description correspondait parfaitement à la réalité.

La tradition veut que les invités, nombreux, soient regroupés dans la salle Calypso. Dehors, le soleil brillait, mais comme il n’y a pas de fenêtre et que la lumière était tamisée, il a suffi de quelques secondes pour s’imaginer plus près de l’apéro que du déjeuner. L’effet était d’autant plus saisissant que le comité organisateur avait invité la formation So Much Swing à interpréter des standards de jazz avant le début de la cérémonie. Ça baignait dans la « coolitude », sur fond de réseautage.

Jonquière en musique ayant pour politique de cacher son jeu, tous attendaient avec impatience le dévoilement de la programmation. Douze rendez-vous figureront à l’affiche, du 28 juin au 13 juillet, et plusieurs artistes de la région précéderont les têtes d’affiche. Parmi eux, notons Belle Grande Fille, lauréate du Festival de la chanson de Saint-Ambroise l’an dernier. Elle ouvrira pour Claude Dubois, le 12 juillet.

Un autre qui se fera bien des amis, à n’en pas douter, est Bruno Rodéo. Non seulement se produira-t-il le 11 juillet, préparant le terrain pour Paul Daraîche, mais le grand bonhomme est apparu sur la scène du Calypso, le temps d’offrir deux pièces. Cet échantillon très convainquant a permis de découvrir la pièce Nouveau départ, où l’artiste a chanté, tout en jouant de la batterie et de la guitare. Du beau rockabilly avec une jolie touche country. Il n’était pas le seul à sourire dans la salle.

Bruno Rodéo a donné un aperçu de son répertoire, mardi avant-midi, lors d’une conférence de presse organisée par Jonquière en musique. Il se produira le 11 juillet, en première partie de Paul Daraîche.

Une autre affiche aux couleurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean sera celle du 6 juillet, alors que le groupe Mordicus précédera Sara Dufour, qui a le vent en poupe depuis la sortie de son nouvel album. Tout aussi dynamique, mais dans un registre différent, le bluesman Steve Hill se pointera le 5 juillet, dans la foulée des Vanupieds. La veille, c’est une formation regroupant Jonas, Rick Hugues et Yvan Pedneault, Route 66, qui animera le parc de la Rivière-aux-Sables. La première partie sera assurée par le duo Confusion.

Deux hommages seront rendus à Guns N’ Roses – Guns ‘N’ Bones, le 3 juillet – et Rage Against The Machine – In The Name Of Rage, le 10 juillet. S’y ajoutera celui de Martin Levac au vétéran Phil Collins, un spectacle intitulé Dance Into The Light. « Sa tournée achève et il s’agira de sa dernière présence dans la région », a souligné le directeur général de Jonquière en musique, Alain Tremblay.

Quant au premier bloc du festival, il sera costaud et éclectique. En plus de Martin Deschamps et du DJ Dan Desnoyers, présents le 1er juillet et le 29 juin, les amateurs de punk rock pourront assister gratuitement, comme c’est la coutume au festival, à deux événements rares. Le premier, prévu pour le 28 juin, épousera des couleurs mi-rurales, mi-urbaines, puisque le groupe Carotté réchauffera la foule pour Ludwig von 88.

Le combo français rappellera des souvenirs à quantité d’amateurs, tandis que le 30 juin, les fans de Millencolin auront la chance de l’entendre pour la première fois dans le contexte de Jonquière en musique. Les Suédois joueront après Obey The Brave et constituent la plus belle prise d’Alain Tremblay, de son propre aveu. C’est seulement lundi, après 64 échanges de courriels, qu’il a conclu une entente avec leurs représentants.

« C’est l’une des négociations les plus compliquées depuis mon arrivée ici, il y a 12 ans. Ç’a été long. Il y a un gros devis technique et le contrat est épais de même », a-t-il mentionné au journaliste du Quotidien, en dégageant un espace de cinq centimètres entre l’index et le pouce. Ses efforts étaient d’autant plus justifiés que l’édition 2019 sera la 30e du festival.