L'équipe du blogue Je m'habille chez nous s'est rendue à New York pour une session photo au studio de l'artiste-peintre Corno en 2014. L'expérience a donné naissance à une exposition présenté au centre Bang. Au premier plan: Laurence Lemieux, Corno et Réjean Bédard. À l'arrière: Patrick Simard, Marianne Gagnon, Emmanuelle Gagnon-Vachon et Marilyn Bédard.

Un grand coup pour Panache

En 2014, Marilyn Bédard, instigatrice de Panache, souhaitait frapper un grand coup pour la première édition de son événement mode. Elle a pensé se rendre à l'atelier de Corno à New York, pour réaliser une session photo mettant en vedette la peintre portant des vêtements de Denis Gagnon. Le projet pouvait sembler un peu fou. Pourtant, Corno a sauté à pieds joints dans l'aventure, permettant la création de l'exposition JMHCN X CORNO présentée à Saguenay.
La peintre Corno était à Saguenay en 2014 lors du vernissage de l'exposition la mettant en vedette présentée au centre Bang dans le cadre de l'événement mode Panache. Elle pose ici en compagnie de Marilyn Bédard, Patrick Simard et Laurence Lemieux.
Marilyn Bédard n'a que de bons mots pour Corno. Elle a appris son décès avec grande tristesse alors qu'elle se trouve à l'extérieur du pays pour des vacances. «Je savais qu'elle était malade. Je tente de digérer la nouvelle.»
D'abord fan de l'artiste, Marilyn Bédard et Corno étaient devenues amies. «Elle était vraiment gentille. Au départ, j'étais fan de son travail. Quand je l'ai rencontrée pour la première fois, c'est sa valeur humaine qui a pris le dessus. Ç'a tout de suite cliqué. On avait une connexion sur la mode, le dynamisme. C'était quelqu'un de simple, d'humble, de calme.»
Par-dessus tout, c'est la passion de Corno qui l'a marquée. «Elle était tellement passionnée par son art», témoigne-t-elle.
Marilyn Bédard hésitait à parler de son idée de séance photo à l'artiste. «J'étais gênée de lui proposer mon projet, mais elle a tout de suite dit oui. Elle était très ouverte. Elle aimait que les gens l'approchent. C'était une femme forte, organisée, douce, travaillante et à l'écoute, assure-t-elle. Le séjour à New York est tellement un beau souvenir. Elle était tellement belle avec les vêtements de Denis Gagnon et ses tableaux. Chaque fois que je regarde ces photos, je n'en reviens pas.»
S'affirmer à titre de photographe
Patrick Simard est celui qui a fixé ces images sur pellicules. C'est d'ailleurs l'expérience qui lui a ensuite permis de s'affirmer à titre de photographe.
«À partir de là, les gens ont dit que j'étais photographe. Moi-même je ne l'assumais pas avant. C'était gros et c'était ma première exposition de photo. Ça m'a donné confiance.»
Patrick Simard se remémore avec plaisir l'expérience qu'il a alors vécue.
«Elle nous a accueillis dans son atelier sans nous connaître, comme si on était sa famille. Je garde le souvenir de la femme généreuse derrière l'artiste. Elle a confié son image à des gens qu'elle ne connaissait pas. Elle était volontaire, elle proposait des choses. Elle était tellement à l'aise devant l'objectif. C'est grâce à elle et à ce projet que je me suis fait connaître comme photographe.»