Le film documentaires <em>Les libres</em> de Nicolas Lévesque qui s’est taillé une place jusqu’au Marché du film de Cannes a été tourné à l’usine Stagem de Roberval.
Le film documentaires <em>Les libres</em> de Nicolas Lévesque qui s’est taillé une place jusqu’au Marché du film de Cannes a été tourné à l’usine Stagem de Roberval.

Un film de Nicolas Lévesque au Marché de Cannes

Un documentaire de Nicolas Lévesque produit par Jean-Philippe Archibald de Canopée médias a obtenu son laissez-passer pour le Marché du film de Cannes. Évidemment, la COVID-19 empêche l’équipe de s’envoler vers la France, mais du 22 au 26 juin, le duo prendra part à la version en ligne du prestigieux événement réunissant créateurs et acheteurs de films de partout dans le monde.

Les libres de Nicolas Lévesque a obtenu une des quatre places disponibles pour la section documentaire Cannes Doc du Marché du film de Cannes offertes dans le cadre du Docs-in-Progress - Showcase canadien. L’appel de candidatures a été lancé conjointement par Téléfilm Canada, les Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM), ainsi que The Hot Docs Canadian International Documentary Festival (Toronto) afin de soutenir des créateurs de longs métrages documentaires canadiens et de les aider à faire voir leurs films.

«Au départ, on devait s’envoler pour Cannes, raconte Nicolas Lévesque. Mais la COVID a tout changé. Le festival s’est reviré sur un 10 cents et a organisé une version en ligne. Jean-Philippe Archibald et moi, nous serons en ligne, prêts à échanger, tout au long du festival. Pendant quatre jours, on pourra rencontrer des acheteurs et des distributeurs internationaux. »

Sans la pandémie, le duo aurait présenté son long métrage devant de potentiels acheteurs. Il a dû se résigner à enregistrer un pitch qui sera accompagné d’un extrait et présenté aux participants.

Le documentaire <em>Les libres</em> de Nicolas Lévesque présente le parcours d’ex-détenus qui tentent de reprendre le droit chemin.

«En personne, ce serait plus facile. Là, on doit préenregistrer notre pitch que les acheteurs vont recevoir. On doit participer à des panels de discussion. On est attendu et de notre côté aussi, on a une liste des gens invités pour aller vers ceux qui pourraient être intéressés par le film. »

En sortant de prison 

Les libres, un documentaire de 90 minutes, suit le parcours de quatre personnes qui sortent d’un établissement de détention. Ils se retrouvent chez Stagem de Roberval, une usine de transformation du bois qui fait de la réinsertion sociale et professionnelle des personnes éloignées du marché du travail.

«Les gens qui sortent de prison vont travailler là pendant six mois. C’est une vraie usine qui vend du bois où les gens travaillent au salaire minimum, mais d’où ils peuvent sortir avec une expérience de travail positive et un DEP (diplôme d’études professionnelles). Dans le film, on suit le parcours de ces quatre personnes qui veulent revenir dans le droit chemin.»

Nicolas Lévesque a tourné à l’usine robervaloise pendant un an. Il a choisi de se concentrer sur ce que les protagonistes sont et non pas sur leur passé.

«Ces gens-là doivent réapprendre à vivre. Pour eux, c’est une façon de revenir en société. Il y en a qui échouent. On peut voir que ce n’est pas facile pour tout le monde. »

Nicolas Lévesque, cinéaste, et Jean-Philippe Archibald, producteur, prendront part à l’édition virtuelle du prestigieux Marché du film de Cannes, un événement réunissant créateurs et acheteurs de films de partout dans le monde, grâce au documentaire <em>Les libres </em>tourné à Roberval.

Les libres est le premier long métrage de Canopée médias ayant été financé. Le cinéaste avait obtenu une bourse de Téléfilm Canada dans le cadre du programme Talents en vue.

Quant à l’avenir du film, Nicolas Lévesque explore actuellement les différentes avenues qui s’offrent à lui. «C’est un film tout frais. On essaie de le pousser dans les festivals. On cherche d’abord une première mondiale. Une sortie en salles était prévue, mais là, avec la COVID, on ne sait pas. Peut-être qu’on envisagera une sortie en ligne. »