Saguenay (Chicoutimi),les choristes et musiciens pratique sous la direction de Ariane Girard.Photo-Michel Tremblay

Un exemple à suivre

CHRONIQUE - PLACE PUBLIQUE / Peut-être que le fait de chanter dans une chorale y est pour quelque chose. Quand on mobilise plein de voix afin d'interpréter une pièce, on sait qu'ensemble, il est possible d'accomplir de grandes choses. Toujours est-il qu'en fin de semaine dernière, deux événements tenus dans la région ont offert un exemple dont pourraient s'inspirer les leaders politiques de cette région.
C'est ainsi que le 2 avril, à la Salle Michel-Côté d'Alma, 250 personnes provenant du Lac-Saint-Jean et du Saguenay, de même que des régions voisines, ont participé à un concert organisé par le Ralliement régional des chorales La Gaillarde. Elles provenaient de 14 chorales, dont celle qui a assumé le rôle d'hôtesse, le Choeur Aquilon d'Alma.
Le public a bien répondu, ce qui fut aussi le cas les 1er et 2 avril, alors que le Magnificat de Bach a été recréé à l'église Saint-Joseph d'Alma, puis à Chicoutimi, à la chapelle des Antoniennes de Marie. Cette fois, il s'agissait d'une première, en ce sens que les participants provenaient, pour l'essentiel, du département de musique du Collège d'Alma, de l'Atelier de musique de Jonquière et du Conservatoire de musique de Saguenay.
Ces organisations ont uni leurs forces pour se donner les moyens de vivre - et faire vivre - une expérience rare aux mélomanes. Et il fallait voir les sourires qui remplissaient la chapelle, dimanche dernier, pour constater qu'il existait une demande pour ce type de concert, tout en se réjouissant à l'idée que ce projet devrait faire des petits, possiblement dès l'an prochain.
Il reste à souhaiter que ces initiatives donneront raison au cardinal Léger qui, il y a très longtemps, avait donné l'exemple de Robert Charlebois à l'appui de sa thèse voulant que les artistes, sont des prophètes. Si les élus de tous ordres finissent par voir la lumière, commencent à s'exprimer d'une même voix pour rendre la vie plus agréable sur ce territoire, peut-être qu'une part du mérite reviendra aux choristes et musiciens qui ont ajouté de la beauté à ce printemps qui se traîne les pieds.
L'Orchestre des jeunes
Marie-Pier Tardif
Clarinettiste de son état, Marie-Pier Tardif sera la tête d'affiche du concert de l'Orchestre des jeunes qui sera tenu le 9 avril à 14h, à l'auditorium Daniel-Vaillancourt de la polyvalente Charles-Gravel, située à Chicoutimi-Nord.
En compagnie de ses camarades, ainsi que du chef Jean-Michel Malouf, elle abordera le répertoire de Mozart, l'un des compositeurs qui ont fait honneur à son instrument de prédilection.
On pourra l'entendre dans le premier mouvement du Concerto pour clarinette en la majeur, tandis que l'orchestre s'attaquera à un air célèbre, la Valse no. 2 tirée de la Suite pour orchestre de variété no. 1 de Chostakovitch, le premier mouvement de la Symphonie no. 93 de Haydn et Carmen, Suite no. 1, de Bizet. Les billets sont vendus au coût de 13 $.
Fred Fortin
Fred Fortin
Fred Fortin traverse une période faste, à en juger par la reconnaissance que lui a procuré le dernier gala de l'ADISQ et l'intérêt que génère son spectacle, celui qui trouve son origine dans l'album Ultramarr.
La demande est si forte que Ville d'Alma Spectacles a senti le besoin d'offrir une supplémentaire qui aura lieu le 4 novembre, à la Boîte à Bleuets. Les billets sont en vente au coût de 25 $ l'unité via le réseau Réservatech, de même qu'à la bibliothèque municipale et à la Librairie Harvey.
Rappelons dans la même foulée que le Jeannois sera de passage Au Vieux Théâtre de La Baie, le 27 avril, et qu'il affiche complet les 28 et 29, au Vieux Couvent de Saint-Prime et à la Boîte à Bleuets.
L'histoire du Progrès
L'historien Éric Tremblay
Prenant appui sur la disparition récente du Progrès-Dimanche, lequel est remplacé par la publication que vous lisez présentement, Télé-Québec propose un reportage réalisé par Guillaume Langlois, tandis que la recherche et l'animation sont assurés par l'historien Éric Tremblay.
Ce document créé dans le contexte de La Fabrique culturelle ouvre une fenêtre sur le passé plus que centenaire du Progrès du Saguenay, notamment en évoquant les métiers qui, jadis, permettaient de produire un journal.
On faisait alors dans l'artisanat, malgré la présence de presses gigantesques, aussi bruyantes qu'odoriférantes. C'était l'époque des caractères de plomb, des machines à écrire manuelles, des règles en bois et de la cire avec laquelle on collait des bouts de textes à la main afin d'assembler une page. Pour voir ce reportage, on peut visiter le support électronique de ce journal ou le site de La Fabrique Culturelle en se dirigeant vers la section Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Nouvelle exposition
Nathalie Lavoie présente une nouvelle exposition jusqu'au 19 avril, à la galerie L'Oeuvre de l'autre.
Nathalie Lavoie présente une nouvelle exposition, un solo intitulé L'écologie des lignes. Elle a lieu jusqu'au 19 avril, à la galerie L'Oeuvre de l'autre située sur le campus de l'UQAC, et rassemble des oeuvres produites au cours de la dernière année.
On y trouve des sculptures réalisées à l'aide de sarments de vignes, des créations numériques et des dessins caractéristiques du travail de la Baieriveraine en raison de leur finesse, dont deux lièvres qu'on aurait le goût d'adopter.
À titre exceptionnel, l'artiste annonce que la galerie sera ouverte un dimanche, plus précisément le 9 avril, et qu'elle sera présente pour accueillir les visiteurs au cours de l'après-midi. L'entrée est gratuite.