Sandveiss a lancé son deuxième album, Saboteur, le 11 octobre

Un deuxième disque plus texturé pour Sandveiss

Le groupe Sandveiss, une formation stoner rock de la ville de Québec, veut reprendre là où elle a laissé, cinq ans après avoir lancé son premier album. Ce premier disque lui avait permis de partager la scène avec les plus grands noms du métal. Il a maintenant un successeur intitulé Saboteur, sorti le 11 octobre dernier.

Le parcours, entre la parution de ces deux opus, a été parsemé d’embûches, explique le leader de la formation, Luc Bourgeois.

«Ça fait plusieurs années que le projet est en branle, il y a plusieurs étapes, plusieurs choses qui se sont passées. Pour nous autres, que l’album sorte enfin, c’est une victoire», raconte celui qui est aussi un membre de Bodh’aktan.

En 2015, Sandveiss s’est approché de la gloire. Il a ouvert pour Megadeth au Festival d’été de Québec. Il a côtoyé les plus grands du métal lors de Heavy MTL. Pendant qu’ils auraient pu entrer dans un cycle d’écriture, les membres du groupe ont décidé de profiter du «buzz» qu’il y avait autour du band à ce moment.

Cette période a été marquée par plusieurs changements dans la formation. Le batteur et le bassiste ont quitté le groupe il y a deux ans. Sandveiss a quand même réussi à conserver son noyau, mais le noyau dur est resté le même. Luc Bourgeois et Shawn Rice, qui gratte aussi la guitare, ont conservé leur poste au sein du groupe rock. Ce dernier a d’ailleurs mis son grain de sel dans l’écriture de Saboteur.

«L’évolution de notre musique se fait plus au niveau des arrangements que de la composition en tant que telle. Il y a certaines pièces sur le nouvel album que j’ai commencé à écrire avant la parution du premier. Ce qui a changé, c’est notre capacité d’aller chercher des textures. On est deux guitaristes très différents, et on essaie de mettre l’accent sur nos forces respectives et d’enrichir la musique», ajoute Luc Bourgeois, le compositeur principal de Sandveiss, à propos de l’implication de Shawn Rice.

En dehors du raffinement dans la technique qui s’est améliorée avec le temps, le style de Sandveiss demeure le même: de la musique lourde qui pige dans les références du rock des années 70.

«On nous met souvent dans la vague stoner rock. On a beaucoup d’influences, mais ce n’est pas calculé. Notre musique se fait naturellement, d’elle même, à travers ces influences-là», affirme celui qui se décrit comme un guitariste rythmique.

En primeur à Saguenay

Les mélomanes du Saguenay seront les premiers à entendre la nouvelle musique de Sandveiss «live». Ils seront les têtes d’affiche du Fuzz Fest, un événement qui en est à sa première édition et qui aura lieu dans le Bar Le Magic, le 2 novembre prochain.

Pour Luc Bourgeois, le lien se fait naturellement entre la musique lourde et planante qui compose la programmation du Fuzz Fest, et Saguenay.

«Ce sont les gars de Pygmate qui autoproduisent le festival. Il y a un lien assez fort et particulier entre la musique stoner rock et ‘‘fuzzy’’, et le Saguenay, le Lac-Saint-Jean. Si on écoute Gros mené, si on écoute Galaxie, il y a ces sonorités-là, très ‘‘seventies’’. Je pense que c’était légitime qui il y ait un festival comme ça dans la région.»