Yves Sergerie retrouvera Charlotte Hébert le 25 mai, à l’occasion d’un spectacle présenté au Bar à Pitons de Chicoutimi.

Un coup de foudre qui dure depuis 20 ans

Il y a 20 ans, Yves Sergerie et Charlotte Hébert ont eu un coup de foudre artistique. Présentés par un ami commun, l’harmoniciste saguenéen et la pianiste qui, à ce moment-là, vivait à Ottawa, se sont apprivoisés si rapidement que deux spectacles avaient été présentés dans la foulée de leur rencontre. Ils ont fait salle comble à la Butte Saint-Jacques, une boîte du Vieux-Montréal, et cette expérience a constitué le point de départ d’une collaboration que ni le temps ni la distance n’ont pu éroder.

« Chaque année, nous nous rendons visite en alternance. C’est plus difficile depuis qu’elle a emménagé à Winnipeg, il y a quatre ou cinq ans, mais nous trouvons le moyen de le faire », raconte le musicien. C’est ainsi que pour célébrer les 20 ans de ce partenariat, un spectacle aura lieu le 25 mai à 20 h, au Bar à Pitons de Chicoutimi. Les billets seront disponibles à la porte, au coût de 10 $.

◀ Cette photographie donne une idée de la complicité qui s’est développée entre l’harmoniciste Yves Sergerie et la pianiste Charlotte Hébert.

Le programme fera la part belle aux compositions de Charlotte Hébert. En plus de celles qui ont été enregistrées en 2001 et 2005, le duo offrira en primeur les pièces qui figureront sur son troisième opus, en chantier présentement. Ceux qui sont familiers avec les interprétations de l’harmoniciste dans le contexte du jazz et du blues le verront sous un jour différent.

« Charlotte est une femme intense, sensible, et sa musique lui ressemble. Elle est tantôt joyeuse, tantôt introspective, grâce aux ambiances suggérées par le piano. II y a une structure dans laquelle je dispose d’un espace pour créer. J’en profite pour laisser filtrer mon côté jazz et blues », mentionne Yves Sergerie, qui cite en exemple la pièce intitulée Refuge.

Il lui arrive également de troquer l’harmonica diatonique pour l’harmonica chromatique, notamment sur leur version d’un prélude de Chopin. « Ça me donne accès à des sonorités différentes, au lieu de jouer sur une seule gamme. Le son est pur. Il se rapproche du classique », décrit le musicien, qui aime se glisser dans les atmosphères tricotées par sa consoeur, lesquelles sont souvent teintées de nostalgie.

Le rendez-vous du 25 mai lui tient d’autant plus à coeur que les apparitions du duo ont été rares, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. « Ça fait longtemps qu’on n’a pas joué ici », confirme Yves Sergerie. En plus de se produire avec Charlotte Hébert, il fait partie d’un trio complété par Martin Larose et Réjean Blackburn. Depuis deux ans, ils proposent un amalgame de succès populaires et de pièces fleurant bon le jazz et le blues.