Pierre Lamontagne a hâte de présenter un extrait du Magnificat de Mendelssohn, une pièce que le Choeur Amadeus abordera pour la première fois, le 7 décembre à Alma.
Pierre Lamontagne a hâte de présenter un extrait du Magnificat de Mendelssohn, une pièce que le Choeur Amadeus abordera pour la première fois, le 7 décembre à Alma.

Un concert pour le Choeur Amadeus

Une nouveauté et des pièces que le public apprécie depuis toujours. Tel est le programme que défendra le Choeur Amadeus le 7 décembre à 14 h, en l’église Saint-Joseph d’Alma. Il s’agira de son concert de Noël et pour une rare fois, il sera présenté uniquement au Lac-Saint-Jean, en collaboration avec le chapitre régional de la FADOQ.

« Ses responsables nous ont approchés dans la foulée d’un concert tenu en 2018, qui mettait en vedette la chanteuse Marie Michèle Desrosiers. Nous l’avions accompagnée sur quelques pièces, à la cathédrale de Chicoutimi », raconte le directeur artistique du choeur, Pierre Lamontagne, à la faveur d’une entrevue accordée au journal.

Les membres du Choeur Amadeus, qu’on voit en répétition, ont pris plaisir à renouer avec le répertoire des Fêtes en vue du concert tenu en l’église Saint-Joseph d’Alma, le 7 décembre à 14 h.

Le voeu de la FADOQ consistait à proposer des airs familiers du temps des Fêtes. Comme il y en a plusieurs dans le répertoire de la formation, il n’a pas été difficile de monter ce concert qu’interpréteront ses 70 membres, appuyés par 15 musiciens. Tous seront installés dans le choeur de l’église, plutôt qu’au jubé, afin que les spectateurs puissent les voir performer.

« Le programme est assez copieux, même s’il durera un peu plus d’une heure. Nous retournons vers un répertoire que les gens aiment et que nous n’avons pas fréquenté depuis plusieurs années. Nous avons privilégié, entre autres, une sélection de pièces harmonisées par Ernest Gagnon. Elles sont bien faites, simples et efficaces. Ça va rappeler des souvenirs aux gens », affirme Pierre Lamontagne.

Les anges dans nos campagnes, Ça, bergers, Nouvelle agréable et Il est né le divin enfant font partie de ce segment du concert. D’autres titres au charme intemporel seront proposés, comme Adeste fideles, Noël, c’est l’amour et une composition de l’Anglais John Rutter, Le chant des anges. « Ce qu’il a écrit pour le chant choral est toujours beau », s’émerveille le directeur artistique.

À la demande de ses camarades, il a aussi intégré une pièce à lui, L’étoile d’amour. Chaque année, il se met en tête de l’écarter du programme, ce qui témoigne de son désir de maintenir une certaine distance vis-à-vis son travail. Or, les choristes aiment ce chant et semble-t-il que ce sentiment est partagé par le public qui, bien sûr, a toujours raison.

La nouveauté évoquée plus haut sera le Magnificat de Mendelssohn. C’est la première fois que le Choeur Amadeus se frotte à cette oeuvre écrite à l’âge de 13 ans. Elle sera interprétée au début du concert, après le Joy To The World de Handel. « Rendu là, le choeur sera réchauffé, explique Pierre Lamontagne. On ne fera que le premier mouvement, qui dure cinq ou six minutes. »

Il rappelle qu’un magnificat, c’est une louange que Marie adresse à Dieu lorsqu’elle apprend qu’elle va donner naissance à Jésus. « C’est pour cette raison que cette composition correspond à l’esprit des Fêtes. Il y a un côté vif, festif, avec des passages qui demandent de la virtuosité, notamment des vocalises », rapporte le directeur artistique, qui se promet de faire tout le Magnificat dans un avenir rapproché.