Jocelyne Girard-Bujold, présidente du CA, et Richard Bouchard, directeur général de l’ÉNAM, préparent une nouvelle édition d’un colloque international de la marionnette par la thérapie à Saguenay en 2020.

Un colloque international pour l'ÉNAM

En prévision de son 30e anniversaire de création, les dirigeants de l’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) préparent un colloque international à Saguenay pour 2020.

Richard Bouchard, directeur général de l’organisme et Jocelyne Girard-Bujold, présidente du conseil d’administration de l’ÉNAM, reviennent du 16e Colloque international de marionnette et thérapie et de la 19e édition du Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières, en France. Ils ont profité de l’occasion pour placer les premières pierres de leur prochain événement.

« Nous projetons d’organiser un colloque international pour 2020. Notre dernière édition a eu lieu en 2016. Ce sera l’occasion de réunir des sommités internationales sur la marionnette et la thérapie en santé mentale », précise M. Bouchard, qui célébrera 40 ans de carrière dans le milieu de la marionnette en 2018.

L’ÉNAM offre un service en éducation et en santé mentale par le biais des arts de la marionnette afin de mieux intégrer socialement et professionnellement les citoyens éprouvant des problèmes de santé mentale.

Lors de l’édition 2016, l’ÉNAM avait accueilli des spécialistes de la France, de la Suisse, d’Italie, d’Espagne, de Bulgarie et du Liban.

« Nous pensons qu’il sera possible d’attirer encore une fois les plus grands spécialistes du monde pour l’occasion. Les gens se rendent de plus en plus compte de l’importance de venir en aide aux gens aux prises avec des problèmes de santé mentale par une thérapie passant par la marionnette au lieu de miser seulement sur la médication », ajoute Mme Girard-Bujold.

Le directeur général de l’organisme mentionne qu’il arrive que ces gens aient besoin d’un peu d’attention et d’une aide pour les aider à s’en sortir.

« Il nous arrive de ramener des gens sur le marché du travail. Comme une dame qui avait perdu la garde de ses enfants en raison de sa problématique mentale. Lorsqu’elle a entendu parler de l’ÉNAM, elle vivotait dans son appartement à ne rien faire. »

« Nous avons réussi à la sortir de là après 18 mois. Même son psychiatre a indiqué qu’elle était parvenue à stabiliser son humeur. Tout va tellement bien qu’elle a retrouvé ses enfants, a suivi un cours en administration et s’est trouvé un emploi. C’est sur des cas comme celui-ci que nous oeuvrons à l’ÉNAM », indique Richard Bouchard.

En France

La présidente du conseil d’administration et le directeur général de l’ÉNAM ont profité de leur voyage en France pour peaufiner leur façon de faire. Ils ont eu la confirmation que leurs compétences et la qualité de leur travail ont dépassé les frontières du Saguenay-Lac-Saint-Jean et du Québec.

« Nous revenons de la capitale mondiale de la marionnette à Charleville-Mézières où nous avons été admis au sein de l’AVIAMA (Association des villes amis de la marionnette). Nous avons été reçus comme si nous nous connaissions depuis toujours », précise la présidente Jocelyne Girard-Bujold.

« Nous sentons que notre travail est mis en valeur en France. Nous voyons que nous faisons partie d’une ligue de haut niveau », poursuit le directeur général.

Richard Bouchard précise que l’ÉNAM est aussi reconnue dans la région et au Québec, mais ne cache pas que la mise en valeur de leur travail auprès d’une clientèle en santé mentale n’est pas toujours facile.