La pièce La Souricière d’Agatha Christie sera présentée le 12 janvier au Théâtre Banque Nationale.

Un classique d’Agatha Christie à Chicoutimi

Surnommée la Reine du crime, Agatha Christie, comme son oeuvre, n’a plus besoin de présentation. Lorsqu’une de ses pièces se retrouve sur les planches, on serait bien fous de s’en passer. C’est en plein ce à quoi le public saguenéen aura droit le 12 janvier, avec le passage de la pièce La Souricière, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

Une des pièces maîtresses de l’auteure britannique, La Souricière, écrite en 1952, met en scène le Londres des années 50. Deux des huit personnages de la pièce, Mollie et Giles Ralston, transforment le manoir Monkswell en auberge. Le jour de l’ouverture, ils sont immobilisés par une tempête de neige avec leurs six pensionnaires. Puis, soudainement, un des clients est assassiné. S’ensuit un dédale d’intrigues ficelées comme seule sait le faire la grande Agatha. Comme dans l’ensemble de son oeuvre, le but – quasi impossible à atteindre – est de trouver l’identité du tueur avant la fin.

La version québécoise, mise en scène par Michèle Deslauriers et traduite par René-Daniel Dubois, est jouée depuis 2016 et s’arrêtera à Chicoutimi samedi prochain, avec une pléiade de comédiens de renom, incluant Jean L’Italien (M. Paravicini), Richard Robitaille (Giles Ralston), Sonia Vigneault (Mollie Ralston) et Louise Deschâtelets, qui incarne la détestable Mme Boyle.

La comédienne, absente du petit écran depuis la fin de Virginie et connue pour ses chroniques du coeur dans un quotidien montréalais, apprécie cet aspect contre nature de son personnage sur scène. « Mon personnage est très désagréable, très punché. En plus, de travailler dans une pièce qu’on joue beaucoup pour les jeunes, ç’a été une expérience très agréable. Plus ils haïssent mon personnage, meilleur c’est », raconte Louise Deschâtelets, à la faveur d’un entretien téléphonique avec Le Progrès.

Louise Deschâtelets incarne la méprisable Mme Boyle dans ce classique de la Reine du Crime.

« Mme Boyle, c’est une femme dans la soixantaine qui vient passer des vacances dans cette auberge où va se produire un meurtre. Elle se trouve à être impliquée dans une situation catastrophique, coincée avec des gens qui ne se connaissent pas. Au début, ça avance très lentement, mais tout ça est mêlé chez Christie. Elle insère des éléments de la vie britannique de l’époque, et tu ne peux pas deviner au départ qui a tué et qui est le coupable », souligne la comédienne de 73 ans, qu’on a pu voir dernièrement au théâtre dans les pièces Coco Chatel, C’est ma vie, Le Dîner de cons et Les femmes savantes.

Outre le personnage interprété par Louise Deschâtelets, la pièce produite par les productions La Comédie humaine met aussi en scène l’hyperactif Christopher Wren (Marc-François Blondin), le mystérieux Major Metcalf (Marcel Girard), le sergent Trotter (Guillaume Champoux) et l’étrange mademoiselle Casewell (Stéphanie Crête-Blais).

Version écourtée

Sous la direction de Michèle Deslauriers, la version écourtée de la pièce originale de Christie présentée à plus de 120 reprises à travers le Québec arrive tout de même à saisir toute l’essence de l’oeuvre.

« [Michèle Deslauriers] est une metteure en scène assez extraordinaire. C’est une pièce raccourcie depuis la version de 1950, mais elle a réussi avec tout ce qu’elle a coupé à nous le faire jouer au complet grâce justement à son excellente mise en scène », note Mme Deschâtelets.

Louise Deschâtelets incarne la méprisable Mme Boyle dans ce classique de la Reine du Crime.

La pièce La Souricière est présentée le samedi 12 janvier au Théâtre Banque Nationale, à 20 h. Les billets sont en vente sur le site de Diffusion Saguenay au coût de 41,25 $.