Marc-André Fortin traverse une belle période, marquée par sa participation à des projets collectifs comme ceux de la troupe Québec Issime, ainsi qu’à des spectacles présentés en solo. Le prochain aura lieu le 10 novembre, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière.

Un chanteur heureux

Marc-André Fortin est un chanteur heureux. Tout en s’investissant dans les productions de la troupe Québec Issime, notamment Décembre et Starmania, il poursuit sa carrière solo à feu doux. Son spectacle créé il y a 18 mois, à l’occasion des fêtes marquant le centenaire de sa communauté d’adoption, McMasterville, lui permet d’aborder son répertoire à lui, jumelé à des reprises. Il le ramènera à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, le 10 novembre à 20 h.

« La dernière fois dans la région, c’était en janvier, à l’intérieur de la même salle. Comme c’était pratiquement plein, les gens de Diffusion Saguenay m’ont offert une nouvelle date, ce que je considère comme un beau cadeau. Il paraît que ça va bien en ce qui touche la vente des billets, mais il reste des places », a mentionné l’interprète mardi, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Il sera appuyé par quatre musiciens, dont le Baieriverain William Croft au piano, de même que sa conjointe Caroline Riverin aux voix. Ce sera l’occasion de revenir sur son parcours, d’entendre les pièces qui lui ont permis d’élargir sa notoriété, bien au-delà du Saguenay-Lac-Saint-Jean. En même temps, le public pourra apprécier la versatilité du chanteur, une caractéristique que met en lumière son association avec Québec Issime.

« Les gens aiment se faire rappeler des souvenirs, ce que je fais, entre autres, avec la chanson Smile de Charlie Chaplin. Comme je suis moi-même un fan des années 1950, 1960 et 1970, je me promène entre le country, le disco et le rétro. C’est très dynamique. On peut passer d’un piano-voix à une composition « full band », fait observer le fils d’Hébertville.

Le morceau de bravoure du spectacle est un medley centré sur les prénoms féminins, un bloc de 17 minutes que le groupe prend plaisir à livrer. Le défi consiste à mailler des titres aussi variés que Roxanne, le succès de la formation The Police, à des classiques de Michel Louvain tels Louise et Sylvie. « Nous nous sommes rendus à 25 chansons. J’aurais pu faire un spectacle juste là-dessus », note Marc-André Fortin, qui souligne le travail abattu par le directeur musical Denis Cantin afin de rendre le tout cohérent.

Il est heureux de trouver une forme d’équilibre entre les spectacles en solo et les chantiers collectifs de Québec Issime, auxquels s’est ajoutée La Caravane Country montée par Laurence Jalbert. Après 20 ans sous l’oeil du public, l’interprète constate que malgré les hauts et les bas, les périodes de doute qui balisent le parcours de la grande majorité des artistes, il a pu s’inscrire dans la durée.

« Il y a des années meilleures que d’autres, mais je suis chanceux d’avoir des projets derrière et devant moi. Le monde de la musique a beaucoup changé, mais grâce à American Story, entre autres, je n’ai jamais travaillé autant que depuis deux ou trois ans. Et je sais aujourd’hui que je chanterai toujours », énonce Marc-André Fortin, dont le prochain rêve épouse la forme d’un album de Noël.

Deux extraits seront diffusés à compter de mardi, sur les principaux supports numériques. Il s’agit de Ma liste de Noël, une composition de David Foster interprétée pour la première fois par un homme, du moins en français. L’autre titre, Il va naître à minuit, a été créé par Frédéric François dans les années 1980. « C’est une belle mélodie que je suis super content d’avoir enregistrée parce que ma mère la faisait avec la chorale d’Hébertville, à la messe de minuit », raconte l’interprète.

C’est en 2019 qu’il entend compléter la confection de son album de Noël, ce qui donnera lieu à un nouveau spectacle. « Il s’agit d’un rêve que je caresse depuis que je suis tout petit», confie Marc-André Fortin.