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Maël Pelletier, originaire du Saguenay et étudiant à l’UQAR en psychosociologie, fait partie des quinze candidats sélectionnés pour le concours oratoire <em>Délie ta langue !</em>.
Maël Pelletier, originaire du Saguenay et étudiant à l’UQAR en psychosociologie, fait partie des quinze candidats sélectionnés pour le concours oratoire <em>Délie ta langue !</em>.

Un candidat originaire du Saguenay au concours Délie ta langue !

Ariane Gobeil
Ariane Gobeil
Le Quotidien
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Maël Pelletier, originaire de Saint-Ambroise, fait partie des quinze candidats sélectionnés pour la troisième édition du concours d’éloquence Délie ta langue !, organisé par Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie (BVLFF) de l’Université de Montréal (UdeM). S’il accède à la finale du 29 mars, l’étudiant en psychosociologie de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) aura la chance de présenter son texte devant public et jury.

Depuis dix ans, Maël Pelletier fait du slam et a participé à plusieurs concours oratoires, mais il s’agit de la première fois qu’il obtient une telle reconnaissance pour sa plume. L’étudiant en psychosociologie des relations humaines à l’UQAR s’est dit très heureux d’avoir été sélectionné pour la troisième édition de Délie ta langue !.

« J’ai gagné en 2020 le concours Slam d’École, du Réseau Québec-France, comme entraîneur de trois jeunes slameurs, avec qui je suis allé en France pour représenter le slam jeunesse du Québec. J’ai participé à plein de concours pour ma plume, pour ce que j’écris, mais je n’avais jamais eu de reconnaissance comme pour Délie ta langue !. C’est vraiment très spécial pour moi, je suis vraiment content. »

Ce concours oratoire est ouvert aux étudiants de premier cycle de l’UdeM, université organisatrice, et de l’UQAR, la première université partenaire de l’évènement. Les quinze candidats sélectionnés ont la chance de développer des compétences en art oratoire et d’apprendre à maîtriser leurs prises de parole en public grâce à une série de formations. Jusqu’à maintenant, Maël a participé à des ateliers qui portaient, entre autres, sur l’argumentaire et les façons d’amener son message dans un contexte de débat, ainsi que sur la prestation et l’utilisation de la gestuelle et du non verbal pour communiquer.

Pour le slameur de 21 ans, ce concours est l’occasion d’explorer de nouveaux horizons. Il espère prendre part à la finale, qui aura lieu en ligne le lundi 29 mars, à 16h, et sera accessible sur inscription. À l’issue de cette finale, trois prix seront décernés par un jury et un autre par le public.

« J’espère que ça m’apporte du nouveau. J’ai vraiment un désir de continuer d’explorer et de découvrir de nouvelles manières de bien porter mon message et ce que j’ai à exprimer. »

La finale du concours d’éloquence <em>Délie ta langue !</em> aura lieu en ligne, le lundi 29 mars à 16h.

Afin de déterminer les dix étudiants qui se rendront à la finale, une deuxième ronde de sélection se tiendra fin février. Les finalistes seront ensuite suivis par des mentors, diplômés de l’UdeM ou de l’UQAR, pour se préparer à la prestation du 29 mars. Délie ta langue ! mise sur les habiletés des concurrents à utiliser des expressions françaises pour discuter d’un enjeu social. Si Maël Pelletier accède à la finale, il s’inspirera de son vécu et de l’expression « Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire » pour aborder la question de la liberté d’expression.

« Ça me parle à un niveau très personnel, très intime. J’ai utilisé mon éloquence comme moyen de traverser mes peines, mes difficultés, mais aussi mes célébrations, mes émerveillements et mes réussites. Cœur qui soupire, j’associe ça beaucoup au souffle, et moi j’ai de la difficulté avec ma respiration depuis que ma mère est décédée. »

Questionné à propos du débat actuel sur la liberté académique et l’utilisation de certains mots, il pense qu’il est important de considérer la sensibilité des gens que ces mots pourraient blesser.

« Je trouve vraiment important de considérer la sensibilité de chacun et, en premier, des gens qui sont concernés par les mots qu’on utilise. Je trouve que c’est élémentaire de mettre ça en dialogue et de manière respectueuse. Il y a un besoin d’avoir le contexte, le safe space, la sécurité, pour qu’il y ait ce dialogue et qu’on puisse cheminer et faire des pas pour se guérir collectivement. »

Maël Pelletier apprécie particulièrement l’expérience de groupe et considère qu’il s’agit d’une belle occasion de créer des liens avec les autres candidats. Il espère que le concours, ouvert cette année à l’UQAR, soit élargi aux autres universités de la province. « C’est vraiment un super groupe. C’est une merveilleuse occasion de créer des liens, surtout dans le contexte dans lequel on est, où c’est plus dur de se rassembler et de prendre soin les uns des autres. »

Le jeune slameur participe également à l’organisation du Festival international de Slam/Poésie en Acadie, qui se déroulera du 16 au 28 février 2021.