Voici quelques-une des personnes associées au maillage de Bang et Ubisoft Saguenay. Sur la rangée du haut, on voit Valère Plantevin, programmateur réseaux pour Ubisoft Saguenay, Patrick Moisan et Laurie Boivin de Bang, de même que l’artiste Paolo Almario. Ils sont accompagnés de Jimmy Boulianne, directeur général d’Ubisoft Saguenay, d’Éric Laberge, programmateur généraliste, et de Johanne Drolet, artiste de niveau chez Ubisoft Saguenay.

Un artiste chez Ubisoft Saguenay

Depuis la fin de mai, Paolo Almario rend visite aux employés d’Ubisoft Saguenay sur leur lieu de travail. Il ne cherche pas à devenir concepteur de jeux vidéo, mais tisse des liens tranquillement, dans la foulée d’une résidence d’artiste créée à l’initiative de l’entreprise, ainsi que du centre d’art actuel Bang. Étalés sur plusieurs mois, leurs échanges ont pour but de stimuler l’esprit créatif des uns et des autres.

« Pour moi, il s’agit d’une opportunité incroyable d’entrer dans l’univers d’Ubisoft. C’est un rêve, une utopie, en même temps qu’un privilège. Je sens qu’ils veulent tisser des liens avec la communauté, alors que j’ai l’ambition de réaliser un projet susceptible de faire l’objet d’une exposition, une chose qu’on pourra montrer. Le plus important, toutefois, c’est l’échange, le fait de côtoyer ceux qui produisent des jeux vidéo », a commenté le Saguenéen il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Retenu à Trois-Rivières, où une installation baptisée Marmelade doit être inaugurée aujourd’hui (lundi), au Centre culturel Pauline-Julien, il s’est exprimé par le truchement d’une caméra vidéo. De leur côté, Patrick Moisan, codirecteur de Bang, de même que Jimmy Boulianne et Jessika Gagné, respectivement directeur général et conseillère aux communications chez Ubisoft Saguenay, se trouvaient dans les bureaux de la compagnie situés sur la rue Racine, à Chicoutimi.

Paolo Almario (au centre) n’a pas mis de temps à tisser des liens avec les employés d’Ubisoft Saguenay, dans le cadre de sa résidence amorcée il y a quelques semaines. Sur cette photographie, il s’entretient avec Valère Plantevin, Éric Laberge et Johanne Drolet.

Ce qui ressort des propos livrés au cours de l’entrevue, c’est la nature organique de ce maillage. À partir du moment où l’artiste a été sélectionné, où Ubisoft Saguenay lui a aménagé un espace de travail en ses murs, on laisse aller les choses. Ce qu’on souhaite, c’est provoquer l’équivalent d’une réaction chimique, d’où l’accent placé sur le processus, davantage que sur des échéanciers ou la notion de performance.

« Il n’y a pas d’obligation de résultat. Ce qui nous stimule, c’est l’idée de l’aller-retour », souligne ainsi Patrick Moisan. « Chez Ubisoft Saguenay, nous travaillons beaucoup sur les idées, la force de la proposition. Nous sommes agiles en ce qui touche la manière de concevoir des jeux et c’est pourquoi nous avons hâte de découvrir le processus créatif de Paolo », énonce Jimmy Boulianne.

Les premiers échanges avec l’artiste donnent à penser que le projet fonctionnera. Au-delà de ses compétences et de ses nombreuses réalisations, lesquelles s’inscrivent dans la mouvance de l’art numérique, sa personnalité avenante facilite les rapports. « On voit les gens s’animer quand Paolo les rencontre. Il s’adapte bien », fait valoir Jessika Gagné.

Le principal intéressé, lui, insiste sur l’importance de placer l’humain au cœur de sa démarche artistique. « Il ne faut jamais oublier cette dimension. C’est ce que je matérialise par l’entremise du travail effectué avec les nouvelles technologies », note Paolo Almario. Il souhaite que cette résidence donne lieu à une relation à long terme avec ses nouveaux collègues, un voeu partagé par Bang et Ubisoft Saguenay en ce qui touche la résidence d’artiste.