Le vernissage de l’exposition Trou de panique, présentée à la Galerie L’Oeuvre de l’Autre, a eu lieu mercredi soir à l’Université du Québec à Chicoutimi. Les cinq récipiendaires des bourses MAGE-UQAC/L’Oeuvre de l’Autre, Joanie Simard, Ninon Jamet, Annick Larouche, Sarah-Jeanne Landry et Marceli Fleming (absente sur la photo) y présentent leurs oeuvres.

Trou de panique, lieux de refuge

Trou de panique. Ce titre, qui peut sembler sombre et inspirer l’angoisse, a plutôt pris forme dans des œuvres colorées et parfois même réconfortantes, créées par les boursières qui exposent à la Galerie L’Œuvre de l’Autre, à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Cette exposition est née de l’initiative de cinq récipiendaires des bourses MAGE-UQAC/L’Œuvre de l’Autre attribuées au printemps dernier à des étudiants au baccalauréat interdisciplinaire en arts et à la maîtrise en arts.

Les boursières avaient alors été invitées à exposer une œuvre déjà produite dans le cadre d’un cours, en prévision de l’exposition de la rentrée. Elles ont plutôt saisi l’occasion pour bâtir leur propre exposition.

« C’est assez impressionnant, car habituellement quand on finit notre session, on sait un peu ce qu’on va avoir comme exposition, et là elles se sont prises en main, puis elles ont décidé elles-mêmes de choisir un thème », a souligné Nathalie Villeneuve, coordonnatrice de la galerie située dans le Pavillon des arts de l’UQAC.

Ninon Jamet et Joanie Simard, toutes deux à la maîtrise, ainsi qu’Annick Larouche et Marceli Fleming, étudiantes au baccalauréat, et Sarah-Jeanne Landry, diplômée du baccalauréat, ont ainsi conçu leurs œuvres et préparé l’exposition pendant l’été.

Cette initiative remplace, pour une première fois depuis une quinzaine d’années, la formule de l’exposition Un pari sur l’imaginaire qui marquait la rentrée à la galerie d’art.

Joanie Simard, étudiante à la maîtrise en art, signe Unseen (chair, olive, jaune).

Le réconfort du quotidien

Lors du passage du Quotidien, mercredi après-midi, quelques heures avant le vernissage de l’exposition, des étudiants et la coordonnatrice s’affairaient à finaliser l’installation des œuvres avant d’accueillir le public.

Le titre de l’exposition, Trou de panique, réfère à un concept de l’auteur américain Jim Harrison. Le « trou de panique » correspond en fait à un lieu de refuge, physique ou psychologique – ou les deux à la fois – face à une menace.

« On essayait de trouver un thème qui est présent dans nos pratiques, avec la notion de tumulte, de lumière », a partagé Joanie Simard, étudiante à la maîtrise.

Elle signe Unseen (chair, olive, jaune), un triptyque inspiré d’objets du quotidien, qu’elle a photographiés avant de reproduire aux pastels à l’huile, en travaillant les couleurs et en texturant les lignes. Elle souhaite ainsi susciter un regard plus attentif sur le banal, sur ces objets qui meublent le quotidien, dans lesquels on trouve refuge.

Annick Larouche, étudiante au baccalauréat, propose pour sa part Thé Glacé, un mélange d’art naïf et de surréalisme créé dans le cadre d’un cours de peinture, à côté de laquelle se trouve Relation Mutuelle, une toile sur panneau de bois imaginée pour l’exposition.

L’œuvre est le résultat de la reproduction à l’acrylique d’une photographie saturée qui présente une partie des plantes qu’elle possède, qui constituent en quelque sorte son refuge. « Relation Mutuelle, c’est parce que je nourris mes plantes avec l’eau, le soleil et de l’engrais et elles m’apportent aussi de la joie », a partagé l’étudiante.

Annick Larouche, étudiante au baccalauréat interdisciplinaire en arts, présente Thé Glacé et Relation Mutuelle.

Trou de panique est accessible gratuitement et présentée jusqu’au 18 septembre, du lundi au jeudi, de 9h à 16h.