Évelyne Brochu et Virginie Fortin vivront de nouvelles aventures par l’entremise des personnages d’Isabelle et d’Anaïs qu’elles incarnent dans la série Trop. Les deux soeurs vivront encore ensemble et demeureront le point d’ancrage d’une bande de milléniaux souvent déjantés.

Trop, saison 2: Germain Houde se joint à la distribution

Une fois de plus, la deuxième saison de la série Trop laissera voir les racines saguenéennes de l’auteure Marie-Andrée Labbé. Après avoir imaginé deux soeurs provenant de ce coin de pays, lesquelles sont désormais établies dans la Métropole, après avoir présenté leur mère qui épouse les traits de Louise Portal, la voici qui plonge le père au coeur de l’action.

Deux apparitions sont prévues, en effet, soit au début et à la fin des 13 épisodes qui seront diffusés sur ICI Tout.tv à compter du 21 mars, de même qu’à la télévision conventionnelle à l’automne. Dans un premier temps, le couple viendra voir Anaïs et Isabelle dans leur appartement, ce qui marquera les débuts de Germain Houde au sein de la distribution.

« Dès le moment où nous avons discuté du casting, j’ai eu un faible pour lui. J’espérais qu’il accepte et je suis contente parce qu’avec Louise, nous avons deux vrais parents du Saguenay. Juste le fait d’entendre leurs beaux accents, des accents discrets, mais perceptibles, c’est agréable », a commenté Marie-Andrée Labbé au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

« Je suis contente parce qu’avec Louise, nous avons deux vrais parents du Saguenay. Juste le fait d’entendre leurs beaux accents, des accents discrets, mais perceptibles, c’est agréable. »

Marie-Andrée Labbé

Ce qui lui plaît tout autant, c’est l’impact des deux apparitions sur le petit monde d’Anaïs et Isabelle. Leurs proches, qui appartiennent tous à la même génération, celle des milléniaux, sont en effet sensibles à leur présence, peut-être parce qu’elle détonne dans le paysage. « C’est très le fun de voir les parents arriver à Montréal. Ça crée une énergie différente », fait-elle remarquer.

L’auteure a également profité de la participation de Germain Houde pour insérer dans le scénario un échange avec Anaïs qui, rappelons-le, doit composer avec un trouble bipolaire. « Le père a de la misère l’accepter, ce qui donne lieu à une scène émotive que j’aime beaucoup, même si la série épouse le ton de la comédie. Je savais qu’avec un interprète comme Germain Houde, je pouvais aller là-dedans », se réjouit Marie-Andrée Labbé.

De son côté, Louise Portal se sent privilégiée de faire partie de Trop, même à doses homéopathiques. Elle qui a fait partie des deux premières saisons aime prêter ses traits à Carole. « Marie-Andrée a une écriture extraordinaire, ciblée sur sa génération. Elle parvient à traiter de sujets graves, délicats, avec humour et sensibilité. En plus, le casting est superbe », a commenté la comédienne il y a quelques jours, lors d’une entrevue réalisée à son chalet de Saint-David-de-Falardeau.

Louise Portal est heureuse de faire partie de la deuxième saison de la série Trop, cette fois aux côtés de son camarade Germain Houde, qui incarne son mari.
Marie-Andrée Labbé se réjouit des réactions positives qui ont accueilli la première saison de Trop.

Deux soeurs dont la vie sera encore drôle et chaotique

La vie d’Anaïs et Isabelle, les personnages centraux de la série Trop, ne sera pas moins compliquée, drôle et chaotique, au cours de la deuxième saison de cette série diffusée par Radio-Canada (sur ICI Tou.tv dès le 21 mars, sur la première chaîne en septembre). Les deux soeurs vont demeurer ensemble et à la manière des planètes autour du soleil, une nuée de milléniaux continueront de graviter autour d’elles.

« Anaïs veut explorer son côté artistique, tandis qu’Isabelle est déterminée à tourner la page sur sa relation avec Marc-Antoine. Elle rencontre Charles, un nutritionniste, alors que Marc-Antoine s’achète un chalet et suit les conseils de son psy, qui lui suggère de s’éloigner de son ex. Le problème est que tout le groupe rapplique au chalet, y compris Isabelle », résume l’auteure Marie-Andrée Labbé.

La bande, qui s’est constituée autour des filles, est devenue une deuxième famille. Elle leur apporte du soutien, pas uniquement des soucis, en plus de procurer des ressorts comiques à profusion. À cet égard, le personnage de l’auteur français sera aux abonnés absents, ce qui ne signifie pas qu’il ne reviendra pas dans l’éventualité où on devait tourner une troisième mouture. En attendant, d’autres apporteront à la vie d’Anaïs et Isabelle le grain de folie qui la rend si peu routinière.

Pour l’auteure, la différence entre les saisons 1 et 2 est venue du jeu des comédiens. Au moment d’écrire les nouveaux textes, elle pouvait voir leur visage, entendre leur voix et pas juste à l’écran. « Je leur ai parlé, et ils m’ont inspirée. Je connais leur humour, ainsi que la dynamique qui s’est développée entre eux. Il y a celle entre Évelyne Brochu (Isabelle) et Anne-Marie Cadieux (sa patronne), de même que celle entre Évelyne et Virginie Fortin (Anaïs) », mentionne-t-elle.

L’autre donnée qui n’existait pas lors de la gestation de la saison 1, c’est la réaction du public et de la critique. Or, dans les deux cas, Marie-Andrée Labbé se compte chanceuse. Elle a apprécié les commentaires suscités par la bipolarité d’Anaïs, la manière dont elle a été abordée, mais n’a pas été affectée outre mesure par les personnes qui ont reproché à la série de présenter des scènes de sexualité à un moment – entre 19 h 30 et 20 h – où les enfants ne sont pas couchés.

« Après chaque pause, les avertissements étaient clairs. Je ne sais pas à quel jour ni à quelle heure Trop sera diffusé l’automne prochain, mais je confirme que cette histoire n’a pas coloré l’écriture des nouveaux épisodes, affirme l’auteure. Il y en aura encore, du sexe, et je représente la sexualité féminine en offrant un autre point de vue, celui d’une femme. Dans le trip à trois que j’ai montré, par exemple, il y avait une femme et deux hommes, plutôt que l’inverse. »

Elle aborde également avec philosophie la dictature des cotes d’écoute, tout en se disant satisfaite de l’intérêt suscité par la première saison. « Elle a connu du succès sur le Web. Des gens se sont abonnés pour la regarder, et ce sont ceux, les milléniaux, que tous les réseaux tendent à cibler. Par contre, j’ignore quel est le plan de match du réseau à long terme en ce qui touche la série. Ça fait partie des choses qui ne relèvent pas de moi », note Marie-Andrée Labbé.