Three Days Grace effectuait sa première visite dans la région. Le groupe clôturait le Festival des bières du monde de Saguenay

Three Days Grace attire une marée humaine à Chicoutimi

Après les succès populaires d’Éric Lapointe et de Sean Paul, le Festival des bières du monde de Saguenay peut dire mission accomplie, puisque Three Days Grace a aussi satisfait les attentes, samedi.Les trois spectacles ont été courus du grand public.

Pour sa soirée de clôture samedi, le Festival des bières du monde recevait Three Days Grace à la Zone portuaire. C’était la première visite du groupe dans la région. Comme c’est souvent le cas pour l’événement, la prestation de la formation rock originaire de Toronto était une des rares au Québec cet été.

Faisant leur entrée sur un film aux allures apocalyptiques, avec une musique tirée des années 50, le quatuor, tout de noir vêtu, qui a lancé son dernier album, Outsider, en 2017, a été chaudement accueilli par ses admirateurs. Sur scène, trois écrans agrémentaient le décor, recevant des projections au rythme des chansons. « Où est le putain de mosh pit? », s’est demandé le chanteur, après quelques mesures seulement. La réponse a été presque immédiate.

« C’est bon, oui? », a demandé en français le leader de Three Days Grace pour interpeller ses fans. Mais plus le spectacle progressait, plus les spectateurs embarquaient dans l’univers plutôt sombre et résolument rock de Three Days Grace.

Gageons qu’à la fin de la soirée, certains spectateurs devaient avoir mal aux jambes d’avoir autant sauté.

Pour la troisième fois, une foule monstrueuse s’est présentéE à la Zone portuaire. Cette fois, c'était pour assister au spectacle de Three Days Grace.

Vétérans du rock d’ici

C’est à GrimSkunk, et ses membres vétérans de la scène alternative québécoise, que revenait l’honneur d’ouvrir cette dernière soirée du Festival des bières du monde de Saguenay. Si les années ont passé, le groupe, qui vient de lancer Unreason in the Age of Madness, n’a rien perdu de sa fougue et de sa conscience sociale.

Mêlant les sonorités du ska, du métal, du hardcore et du progressif, la musique de GrimSkunk est toujours aussi actuelle. Et les raisons de s’indigner ne manquent pas en cette ère politique trouble.

Les paroles de chansons écrites par GrimSkunk dans les années 90, comme No Sympathy ou Gros tas..., n’ont pas pris une ride et s’intègrent parfaitement avec les compositions plus récentes, comme Les Insoumis.

Québec Redneck Bluegrass Project a attiré son lot de fans aux abords de la scène gratuite.