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La comédienne Vicky Côté fait partie de la distribution de <em>La cantatrice chauve</em>. Cette pièce d’Eugène Ionesco sera présentée par le Théâtre 100 Masques, à compter du 29 juin.
La comédienne Vicky Côté fait partie de la distribution de <em>La cantatrice chauve</em>. Cette pièce d’Eugène Ionesco sera présentée par le Théâtre 100 Masques, à compter du 29 juin.

Théâtre 100 Masques: un chef-d’oeuvre absurde à l’affiche cet été

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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Au cours de la dernière année, le Théâtre 100 Masques est demeuré actif, sans toutefois occuper le devant de la scène. Il a participé au projet Dix huis clos et +, présenté son spectacle de Noël à la télévision et multiplié les ateliers de formation, notamment en milieu scolaire. À compter du 29 juin, cependant, la compagnie saguenéenne renouera avec un créneau familier en proposant sa 22e production estivale. Il s’agit du classique d’Eugène Ionesco, La cantatrice chauve.

La distribution comprend Vicky Côté, Patrick Simard, Valérie Essiambre, Joëlle Gobeil et Pierre Tremblay, de même qu’un vétéran de la compagnie Les Têtes Heureuses, François Soucy. Jusqu’au 22 juillet, ils fouleront la scène du Côté-Cour de Jonquière du mardi au jeudi, dans le but de recréer un texte qui a fait date. Écrit en 1950, il a fait la preuve qu’on pouvait provoquer les rires, tout en cultivant un goût prononcé pour l’absurde.

« C’est une oeuvre fondatrice du théâtre de l’absurde, confirme Dario Larouche, qui signe la mise en scène, en plus d’assumer la direction générale et artistique du Théâtre 100 Masques. Elle est axée sur le vide du langage, puisque Ionesco l’a écrite en s’inspirant de la méthode Assimil. Celle-ci consistait à apprendre des langues étrangères en répétant des phrases toutes faites, ce qui donne lieu à des répliques étranges. »

Elles sont formulées par des personnages qui semblent pourtant incarner la normalité. Parmi eux, on note monsieur et madame Smith (Patrick Simard et Vicky Côté), des Anglais qui ont invité les Martin (Pierre Tremblay et Joëlle Gobeil) à leur domicile. Le problème est que ces couples ne semblent pas se reconnaître, comme s’il y avait eu erreur sur la personne, et qu’ils se parlent sans s’écouter.

« Si on le prend du point de vue comique, ça fait penser à du Claude Meunier. C’est drôle, mais pour les comédiens, ça représente un texte difficile à apprendre. Quand les Smith parlent de Bobby Watson, par exemple, ils réfèrent à un homme dont l’épouse porte le même nom, ce qui est aussi le cas de leurs enfants. Ça devient dur de se retrouver dans tout ça, de s’accrocher à quelque chose », fait remarquer Dario Larouche.

Il compare les protagonistes à des poupées, ce qui a incité Sophie Châteauvert à élaborer un décor rose évocateur de la maison de Barbie. C’est dans cet environnement que les interprètes évolueront chaque soir, à partir de 20 h, devant un maximum de 40 spectateurs. « Leur jeu est très physique, archi dynamique, rapporte le metteur en scène. On a bien du plaisir depuis le début des répétitions, en avril. »

C’est la première fois depuis 2015 que le Théâtre 100 Masques assume la production de son spectacle estival. On aurait pu craindre que la pause de l’an dernier n’affecte la demande, mais les réservations enregistrées jusqu’ici tendent à démontrer le contraire. « Au moins une cinquantaine de places sont parties, ce qui permet d’anticiper des salles combles. Je conseille aux gens de réserver, d’autant que ça vaudra le détour », affirme Dario Larouche.

Pour se procurer des billets, les amateurs de théâtre ont l’option de téléphoner au numéro 418 542-1376 ou d’écrire à l’adresse www.cotecour.ca. Le prix des places a été établi à 25 $ l’unité.