The Offspring: le punk rock triomphe à Alma [PHOTOS]

Plus de 7500 personnes en quête de punk rock ont envahi, lundi soir, le secteur des Plaines vertes à Alma. Le site de Place Festivalma était plein à craquer pour la venue de The Offspring. Les ultimes amateurs de la formation californienne se sont présentés à la tête de la file d’attente aussi tôt qu’à 15h30.

La formation qui cumule 35 ans de carrière a offert au public près d’une vingtaine de chansons, dont une grande majorité de ses succès, dans une prestation d’un peu plus d’une heure. Le public a même eu l’occasion de découvrir une pièce qui se retrouvera sur le prochain album, lequel est attendu depuis des années.

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Dès le début du spectacle, la foule a chanté et manifesté sa joie à ces vieux routiers du punk rock. La pièce Come Out and Play a pris des allures de duo mettant en vedette la formation et la foule, un phénomène observable lors de plusieurs autres succès. 

Les ballons de plage volaient dans les airs, alors que plusieurs objets devenus projectiles se sont même retrouvés sur la scène. Plusieurs participants se sont commis au bodysurfing, avant de voir leur projet être avorté par les membres de la sécurité.

À travers un répertoire rock tiré des trente dernières années, le chanteur Dexter Holland s’est permis la ballade Gone Away au piano. Une rupture de rythme s’en est suivie avec Why Don’t You Get a Job, qui a permis une énième communion avec le public.

« Incroyable! Quel spectacle », a-t-il lancé à la foule. Le guitariste «Noodles» a profité de l’intervention pour souligner la beauté du Québec. 

Force est d’admettre que la voix de Dexter Holland n’est pas toujours au rendez-vous. Néanmoins, cela n’a en rien gâché l’expérience musicale vécue par les quelque 7500 personnes. The Offspring a offert une performance efficace emplie de succès connus par tous.

La soirée s’est terminée au plus haut sommet grâce à la pièce Self Esteem tirée de l’album Smash.

Les milliers de détenteurs de billet ont dû prendre leur mal en patience afin de rejoindre Place Festivalma.

Une longue file et trois premières parties

Les amateurs de la formation californienne ont amorcé leur attente en milieu d’après-midi. « C’était impensable de ne pas y être. J’ai dit à mon chum que c’était un cas de séparation si je n’avais pas de billet », a mentionné Joany Desgagné, une amatrice du groupe depuis l’adolescence.

Les passionnés de musique ont commencé à envahir les plaines vertes vers 17h alors que l’accès au site s’est fait vers 18h45. Des camions de bouffe de rue et de la musique rock rendaient plus agréable l’attente.

« On est venu sentir l’ambiance. On connaît déjà Dance Laury Dance et les Dales Hawerchuk. On les a déjà vus au Collège d’Alma. Il y a beaucoup de breuvages impliqués », a ajouté un autre amateur.

Les premières notes de la soirée revenaient à la formation As One Man. « C’est une belle opportunité pour nous. Des spectacles de cette ampleur, il y en a de plus en plus dans la région. Nous sommes bien contents d’avoir été considérés, et surtout qu’on nous fait confiance pour y jouer », a confié, quelques minutes avant de monter sur scène, l’un des membres de la formation, Bruno Charest.

La prestation hâtive du groupe saguenéen, alors que le soleil était encore fort présent, n’a rien enlevé à l’énergie qui occupait la scène.

Ce fut la parfaite occasion pour la formation de tester du nouveau matériel. As One Man a amorcé dernièrement, à Montréal, l’enregistrement de son prochain album. Le EP de cinq chansons sera disponible cet automne.

La file de personnes qui tentaient de gagner Place Festivalma vers 19h30 atteignait près d’un kilomètre. L’affluence s’est finalement calmée un peu avant 21h30.

Réputés comme étant festifs, les Dale Hawerchuk n’ont aucunement dérogé de leurs bonnes habitudes. La scène secondaire sur laquelle ils étaient placés n’était pas représentative de la lourdeur accolée au « son du Lac-Saint-Jean ».

Les Robervalois d’origine et de coeur n’ont pas lésiné sur les guitares lourdes. C’est au son des Dales Hawerchuk que les premiers spectateurs se sont laissés aller à la danse. Leur plus grand succès, Dale Hawerchuk, a été couronné de succès, alors que la foule tapait des mains et dansait.

« Alma, aimez-vous les loups? », a lancé le chanteur de la formation Dance Laury Dance, Max Lemire. 

Fidèle à sa réputation, la question précédait une référence sexuelle. La formation de Québec a lancé quelques bières à la foule à travers des pièces qui correspondaient à l’essence même du rock. Le style musical lourd n’était pas une raison pour se prendre au sérieux, alors que la foule a entonné Agadou dou dou à la demande du chanteur.

La formation saguenéenne As One Man a profité de l’occasion pour présenter des pièces de son EP qui sera disponible à l’automne.