Entouré des mêmes musiciens depuis 14 ans, Jean-Marc Pisapia, apprécie davantage les spectacles du groupe The Box. Ils ne sont plus l’affaire d’un seul homme.

The Box: quand liberté rime avec stabilité

Longtemps, on a eu l’impression que le groupe The Box était l’affaire d’un seul homme, le chanteur Jean-Marc Pisapia. Or, depuis 14 ans, il travaille avec les mêmes musiciens, des gens qui maîtrisent si bien le répertoire, en particulier la période héroïque correspondant à la deuxième moitié des années 1980, que les spectacles lui procurent plus de plaisir qu’avant.

«Quand on possède bien son matériel, notamment les vieux succès, on se ménage un espace de liberté qui tient au fait qu’on n’a pas besoin de penser à rien. On a juste du fun parce que sur scène, on se sent comme à la maison», a énoncé Jean-Marc Pisapia il y a quelques jours, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. C’est donc avec l’esprit en paix que lui et ses camarades se pointeront sur la Zone portuaire de Chicoutimi, le 2 août à 20h.

Invités à ouvrir pour Sylvain Cossette, dans le cadre du Festival international des Rythmes du Monde, ils disposeront d’une heure, peut-être un peu plus, afin de montrer pourquoi les années 1980 ne se résument pas à des coupes de cheveux extravagantes. Les fans de la première heure le savent et de plus en plus, le mot se passe au sein des milléniaux.

Entouré des mêmes musiciens depuis 14 ans, Jean-Marc Pisapia apprécie davantage les spectacles du groupe The Box. Ils ne sont plus l’affaire d’un seul homme.

«Il y a quelques jours, à Shawinigan, j’ai vu des garçons de huit et neuf ans qui étaient accompagnés de leurs parents. J’aurais pu être leur grand-père, mais j’ai appris qu’ils avaient été élevés en écoutant nos ‘‘tounes’’. Nous sentons également l’impact de notre participation à l’émission Star Académie, en 2012. C’était inévitable», raconte le chanteur.

Autre conséquence de la cohésion du groupe, de nouvelles pièces ont vu le jour. Tous ont participé à la création d’un EP en 2018, lequel a marqué le retour au son des premiers temps. En parallèle, les musiciens ont apprivoisé quelques compositions tirées de l’album Black Dog There, sorti en 2005. Certaines ont franchi avec succès leur baptême de la scène, notamment Hell On Earth et So Beautiful, tellement qu’elles ont été intégrées à la rotation régulière.

«C’est toujours un grand mystère, l’accueil que le public réserve aux chansons. Il y en a de très bonnes qui ne marchent pas et ce n’est pas long avant qu’on s’en aperçoive, note le vétéran. Les gens ont les yeux grand ouverts. Il y en a qui bâillent lorsqu’on les interprète. D’autres, par contre, fonctionnent tout de suite. Dans Hell On Earth, on en profite pour donner un solo au claviériste, tandis que So Beautiful ouvre la porte à un solo de guitare.»

N’empêche que les tubes qui assurent la longévité de The Box demeurent Closer Together, L’Affaire Dumoutier, Ordinary People et Temptation, entre autres. Leur empreinte sur la mémoire collective demeure si forte que le groupe est aussi sollicité au Canada anglais que dans sa province d’origine. «Depuis qu’on a embauché un agent de Toronto, il y a une dizaine d’années, ça fonctionne bien en Ontario, ainsi que dans l’Ouest. On nous réserve même un an à l’avance», s’émerveille Jean-Marc Pisapia.