La mezzo-soprano Tania Côté est l’une des cinq personnes de la région qui participeront à la finale nationale du Concours de musique du Canada, une épreuve tenue du 13 au 30 juin.

Tania Côté en finale nationale du Concours de musique du Canada

Au même titre que le corniste Lucas Lopez, le baryton Marc-André Houde ainsi que les guitaristes Nicolas Plourde et Rémi Côté, Tania Côté a passé avec succès l’épreuve des auditions régionales, le 16 avril, à l’occasion du Concours de musique du Canada. La mezzo-soprano originaire d’Arvida pourra donc participer à la finale nationale tenue du 13 au 30 juin, à Calgary.

Pour mériter un laissez-passer, il fallait décrocher une note de 87 %, au minimum, après avoir présenté quelques pièces devant un jury formé de professionnels. Or, tous ceux qui ont tenté leur chance à la salle Jacques-Clément, située au Conservatoire de musique de Saguenay, ont franchi ce pas.

« Il s’agissait de ma première présence à cette compétition, et j’ai trouvé ça super enrichissant, notamment les commentaires les juges », a confié la jeune femme au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

En vertu des règlements, Tania Côté devait interpréter un air de concert, un air d’opéra et des pièces écrites dans au moins deux langues autres que le français. Appuyée par le pianiste Jonathan Nemtanu, elle a abordé le répertoire de Bizet, Mozart, Bach, Schumann et André Gagnon, en se disant que les points, les prix, lui importaient moins que la qualité de sa performance.

À l’aise sur scène

Elle qui avait mal au ventre avant de présenter un tour de chant, dont la gestion du stress laissait à désirer, souhaitait profiter de cette tribune pour mesurer sa progression. Or, les choses se sont déroulées rondement. À l’aise devant le jury, les collègues et les spectateurs, la mezzo-soprano a donné libre cours à son talent d’interprète. Même l’extrait des Noces de Figaro, qui oblige les chanteuses à se tenir dans les hauteurs du registre, a été négocié sans coup férir.

« Ce qui a ressorti des propos des juges, entre autres, c’est la rondeur de ma voix et le fait que j’étais à l’aise sur la scène, une chose qui m’a particulièrement réjouie, fait observer Tania Côté. Lorsque les résultats ont été dévoilés, quelques minutes après les auditions, j’ai été à la fois contente et fière, même si je ne m’étais pas rendue là pour gagner. »

Elle estime que l’enseignement prodigué par sa professeure de chant, Lysianne Tremblay, a contribué à sa réussite. « Depuis que je travaille avec elle, ma voix ne cesse de progresser. Il y a l’aspect technique, mais aussi les autres dimensions, le fait que c’est mon psy, en même temps que mon prof de yoga. Elle m’a permis de débloquer sur scène », décrit la chanteuse.

La Traviata

En parallèle, sa présence dans l’opéra La Traviata, une production de la Société d’art lyrique du Royaume, lui a donné un surcroît d’assurance. Le fait d’assumer un rôle secondaire devant de grosses foules rassemblées au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, l’hiver dernier, fait désormais partie de son bagage. S’y ajoutera la finale nationale que Tania Côté abordera de la même manière que le rendez-vous du 16 avril.

« Je devrai interpréter cinq autres pièces. Mon choix est fait, mais comme je me concentre sur les examens de fin de session au Conservatoire, je travaillerai là-dessus dans deux semaines. Je ne me stresse pas avec ça. Comme à Chicoutimi, je me rendrai là-bas pour prendre de l’expérience et rencontrer d’autres musiciens », énonce la mezzo-soprano.

Quant à ses ambitions professionnelles, elles témoignent de son enracinement dans la terre saguenéenne. Son désir est de chanter ici, en effet, tout en occupant les deux emplois déjà intégrés à son agenda. « J’aime la vie en région et je suis contente de pouvoir étudier le chant au Conservatoire, que je fréquente depuis trois ans. Je n’aurais pas voulu me rendre ailleurs pour obtenir une formation », explique Tania Côté.