Après huit ans à la présidence du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Gisèle Gravel tire sa révérence. Elle souhaite qu’une autre personne prenne la relève, alors que l’organisme sans but lucratif est confronté à des défis importants.

Symposium international de peinture et sculpture: Gisèle Gravel quitte la présidence

Présidente du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis huit ans, Gisèle Gravel vient d’annoncer sa démission. Sa décision a été prise plus tôt cette année, mais c’est mardi, pendant une réunion du conseil d’administration, que ses collègues ont été mis au parfum. La surprise fut si grande que sur le coup, personne n’a exprimé le désir de prendre la relève.

« J’ai approché des gens ce jour-là, mais la plupart sont sur le marché du travail et élèvent une famille. Moi, je suis à la retraite, ce qui m’a permis d’assumer la fonction et de boucher des trous à l’occasion, comme ce fut le cas cette année aux communications. Aujourd’hui, cependant, je veux donner à d’autres la possibilité de présider le symposium », a souligné Gisèle Gravel au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Pour expliquer son départ, elle invoque ses huit années d’engagement au sein de l’organisation basée à Chicoutimi. En ajoutant ses huit éditions à la tête du Symposium de peinture de Baie-Comeau, ça représente une somme de travail qui, tout naturellement, a vidé le réservoir. De surcroît, le contexte dans lequel se trouve le symposium, à dix mois de la 15e édition, génère de réelles inquiétudes.

« Nous ne traînons aucun déficit et nous avons terminé convenablement notre année. Par contre, la Ville de Saguenay nous a fait comprendre qu’elle ne nous accorderait aucun appui en vue de l’édition 2020. On nous a passé le message qu’il faudrait s’autofinancer, alors que c’est de plus en plus difficile de trouver des commandites. Le problème est que dans le monde culturel, ce n’est pas comme dans le sport », énonce Gisèle Gravel.

Bien qu’elle ait multiplié les démarches afin de dénicher de nouveaux appuis, les résultats sont mitigés. Des commanditaires ont quitté le navire sans être remplacés, si bien que les frais d’inscription et les revenus de billetterie occupent une place encore plus importante dans la colonne des revenus. Des activités-bénéfices ont été organisées pour donner de l’oxygène à l’organisation, sans toutefois répondre aux attentes.

Pourtant, les visiteurs affluent chaque année, au hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi. Ce fut le cas une nouvelle fois en juin dernier, alors que des artistes provenant de plusieurs pays d’Europe et d’Afrique, ainsi que de l’Amérique du Nord, ont présenté leurs créations. « Cet événement est réputé, comme le montrent les 125 à 150 personnes qui soumettent leur candidature afin d’y participer. On le considère comme l’un des meilleurs symposiums au Canada », affirme la présidente.

Elle garde donc foi en l’avenir et souhaite qu’une personne accepte le défi d’assurer la suite des choses. Pour faciliter son intégration, Gisèle Gravel accepterait de demeurer membre du conseil d’administration pendant un certain temps. En attendant, elle invite les gens intéressés à s’engager à la joindre au 418 678-9032.

« Je reste positive, mentionne-t-elle. Je ne peux pas croire que personne ne prendra la relève. »