Sylvie Payette est fidèle aux lecteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Malgré la perte de sa mère et la peine qui l’afflige, elle présente ses nouveaux écrits dans la cadre du salon du livre régional.

Sylvie Payette: présente malgré le deuil

Sylvie Payette a perdu sa mère, Lise Payette, au début du mois. L’auteure affectionne à un point tel le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean qu’elle a décidé d’y faire sa première sortie publique depuis. Elle est arrivée à Saguenay avec ses nombreux ouvrages, prête à faire le plein de rencontres et d’énergie.

« Ici, on est tellement bien reçus. Je me sens comme une princesse. L’équipe est formidable. » Sylvie Payette ne tarit pas d’éloges à l’endroit du salon régional et de son équipe. Chaque année, elle se fait un plaisir d’y prendre part. Pour elle, c’est un rendez-vous.

Cette année toutefois, le décès récent de sa mère, une femme politique qui a marqué le Québec, aurait pu remettre en cause sa visite dans la région. « Ma mère vient de décéder. C’est ma première sortie publique. J’ai décidé de venir quand même, parce que c’est Saguenay. Il y a, au Saguenay, une notion de respect », affirme-t-elle.

L’auteure admet qu’il n’est pas facile de faire un deuil lorsque le disparu est une personne publique. « J’ai un deuil personnel à faire. J’ai perdu ma maman. Parallèlement à ça, une grande partie des Québécois ont perdu une amie, une conseillère, une personne qu’ils respectaient. Je dois respecter ce deuil-là. Beaucoup de gens vivent une vraie peine. Je comprends. J’ai aussi pleuré quand des personnes importantes pour moi sont disparues. Mais c’est difficile de soulager la peine des autres quand notre propre peine est très présente », explique-t-elle.

Les lecteurs rencontrés jusqu’à maintenant au Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean font preuve de délicatesse. Exactement comme l’avait prévu l’auteure. « Les gens sont gentils. Ils offrent leurs condoléances gentiment, sans être insistants. Ils sont respectueux. Je suis prête à recevoir les condoléances avec délicatesse. Ç’a m’apporte une énergie positive. L’éditeur de la biographie de ma mère est tout près de mon stand. Je suis même prête à signer la biographie si des gens le désirent. »

Sylvie Payette aime échanger avec ses lecteurs. Elle est généreuse avec eux. Elle revient année après année au salon. Chaque fois, elle a du nouveau matériel à présenter.

Cette fois, elle propose Trahisons, le cinquième tome de la série Nellie publiée chez Québec Amérique. Le livre s’adresse aux lecteurs adolescents, mais aussi aux adultes. « Je vois ça comme du général au cinéma. C’est une série dans laquelle il y a beaucoup d’aventure, d’action. C’est très grand public. C’est pour les 12 à 80 ans. C’est des livres qui sont l’fun à lire, et les gens ont toujours hâte au prochain », assure celle qui souligne que le sixième et dernier tome de la série sortira le 7 novembre.

Sylvie Payette propose aussi Un zombi à l’école, paru chez Dominique et compagnie en août. Le sixième livre de la série Zombinette s’adresse aux sept ans et plus. L’auteure publie des écrits à un rythme soutenu. Les livres de la série Nellie sont publiés à raison de trois par année, tandis que deux nouveaux titres de la collection Zombinette paraissent annuellement.

Ce rythme ne l’empêche toutefois pas d’avoir d’autres plans. Déjà, l’auteure a un nouveau projet d’écriture en tête. « J’avais envie d’aller complètement vers autre chose. En même temps, si l’auteure change trop de style, j’ai peur de décevoir les lecteurs. On a une certaine responsabilité », estime-t-elle.

Un projet télévisuel est aussi en marche. Elle attend des développements avant d’en dévoiler davantage.

L’achat des droits de Nellie pour le cinéma lui permet également d’espérer le meilleur pour son personnage. « On se croise les doigts », affirme souriante, l’auteure aux nombreux projets.