David Thibault a monté un programme 100% rock'n roll en prévision de la tournée du ROSEQ, laquelle s'arrêtera le 3 août, à l'Auberge Île du Repos de Péribonka.

Sur la route des petites salles

Depuis le 10 juillet, alors qu'il a chanté à Amqui, David Thibault découvre les petites salles du Québec. Lui dont le succès fut immédiat, spectaculaire, en raison de l'impulsion générée par sa participation au concours français The Voice, avait sauté cette étape afin de se produire devant des foules imposantes. Loin d'assimiler son projet estival à une régression, le jeune homme savoure chaque moment de la tournée du ROSEQ qui, le 3 août à 21 h, le conduira à l'Auberge Île du Repos de Péribonka.
« J'adore ça. On va partout, dans des places où je n'avais jamais eu l'occasion de travailler, et les gens sont sympathiques. Il y a une ambiance festive et pendant les spectacles, le public embarque vite. Il s'agit de ma première expérience du genre et je trouve ça magique de voir qu'à trois, on peut donner autant d'énergie que si nous étions huit », a souligné l'artiste vendredi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.
Il se produit en compagnie du contrebassiste Martin Bolduc et du guitariste Robert Lavoie, qui l'épaulent depuis quelques années déjà. C'est une formation semblable à celle qui supportait Elvis à ses débuts et justement, le King a représenté une fabuleuse carte de visite pour David Thibault lors de ses premières aventures dans l'Hexagone. Toujours fidèle à son répertoire, auquel vient de s'ajouter une version de Baby, Let's Play House, il aime évoluer au sein d'un trio, une façon de mettre ses pas dans ceux du gars de Tupelo.
« Ça crée une ambiance particulière », énonce le chanteur, dont les amours musicales ne sont cependant pas exclusives. Pendant cette tournée, en effet, il s'autorise des incursions dans l'univers de Jerry Lee Lewis et Johnny Cash, présent par l'entremise d'un mini-medley regroupant Folsom Prison Blues et Get Rhythm. Un autre pionnier, le truculent Little Richard, revit à travers Tutti Frutti, Long Tall Sally et Rip It Up.
« De plus en plus, je chante avec ma voix, mais c'est difficile de ne pas se mettre dans la peau de ces personnages lorsqu'on reprend leurs chansons. Je fais alors comme si je me trouvais dans un film et c'est l'équivalent d'un voyage dans le temps. C'est spécial », fait observer David Thibault. Les spectateurs plus âgés en profitent pour se remémorer de beaux souvenirs, tandis que les plus jeunes succombent au plaisir de la découverte.
En revanche, le format trio ne se prête guère à l'interprétation des compositions de l'artiste, du moins celles qui figurent sur son premier album. On sent toutefois que cette piste demeure active, que le désir de créer du matériel original mènera à d'autres enregistrements. Il reste à déterminer quel serait le moment opportun, une question qui commence à se poser avec un peu plus d'insistance.
« Un jour, je veux faire mes choses à moi, mais je dois tenir compte du fait que les gens m'ont connu à travers Elvis et le rock'n roll. Ce serait donc risqué de faire des pièces originales en français sur le prochain album. On commence à peine à réfléchir sur le sujet, mais je crois qu'il sera préférable de présenter des reprises », avance David Thibault. En attendant, il complétera la tournée intitulée Sur la route du Tennessee, avec Brigitte Boisjoli. Il reste quelques dates en septembre, prélude à une nouvelle incursion en France.