C’est dans les rires et le plus grand des succès que s’est terminé la troisième édition du Festi Rire, samedi.

Succès pour le Festi Rire

C’est dans les rires et le plus grand des succès que s’est terminé la troisième édition du Festi Rire, samedi. Le gala d’humour présenté en guise de soirée de clôture s’est déroulé devant une salle François-Brassard du Cégep de Jonquière pleine à craquer.

La soirée qui mettait un terme à une semaine d’humour aura été l’occasion de voir plusieurs styles grâce à la participation de cinq artistes. Jessy Sheehy qui assurait le rôle d’animateur de la soirée nous aura rappelé ses origines jonquiéroises le temps du numéro d’ouverture. À Montréal depuis plusieurs années, il a su souligner les spécificités de notre coin de pays, dont le fameux accent. Ses interventions étaient marquées par les références à la ville. Tout au long de la soirée, l’humoriste n’a pas hésité à interagir avec la foule.

Étienne Dano aura été le premier à arracher de forts rires au public varié. Les souvenirs scolaires auront eu droit à une deuxième vie pendant son numéro de trente minutes. Les références au cours de FPS et aux ensembles de géométrie auront créé plusieurs rires. Les plus jeunes auront appris que le fait de souffler dans une cassette de Nintendo faisait des miracles, à l’époque. Son numéro efficace s’est terminé avec un montage de trente-trente-cinq chansons de camps de jour livré en quatre-vingt-dix secondes. Que ce soit avec l’humour ou la chanson, Étienne Dano a été en mesure de rejoindre le public.  

Simon Gouache a confirmé son aisance sur scène lors du Festi Rire.

L’humour bien rodé de Simon Gouache aura continué sur la lancée de l’humoriste précédent. Après tout, il aura reçu le plus fort des accueils, digne d’une vedette du rock. Pendant trente minutes, Gouache nous offre un résumé plus que réel de ceux qui partent à l’aventure accompagnés de leur sac à dos ou. Les travers des Québécois dans les tout inclus auront également bien fonctionné sur scène. Le naturel de Gouache opère. On se retrouve au croisement de la réflexion et de la conversation plutôt que du texte livré. Aucun doute quant au potentiel de celui qui assure la première de Louis-José Houde. Fort à parier que ce sera bientôt à son tour d’être précédé par une première partie.

L'étudiant Danick Martineau a offert le premier numéro du gala du Festi Rire.

Le gala du Festi Rire aura fait de la place à la relève. En début de soirée, Danick Martineau a présenté dix minutes de matériel. L’étudiant au programme de communication dans les médias du Cégep de Jonquière est monté sur scène avec aplomb. La tâche était loin d’être facile pour celui qui nous confiait, entre deux blagues, faire cela gratuitement. «Les autres font plus d’argent, ce soir, que ce que j’ai jamais eu dans mon compte» a ajouté celui dont le style plaisait à un public plus jeune. Danick Martineau est la confirmation qu’un visage à l’air bien jeune n’empêche pas de lancer les blagues les plus décapantes. Les exclamations de la foule auront remplacé, à quelques reprises, les rires attendus.

L’entracte a été l’occasion pour plusieurs de reprendre leurs souffles. La deuxième partie de la soirée était réservée à Lise Dion. Faut dire que les spectateurs avaient la chance de participer à ce laboratoire de blague. L’humoriste qui est de retour sur scène après une absence de plus de deux ans testait du nouveau matériel. Il aura fallu seulement quelques blagues pour avouer que la magie opère encore pour Lise Dion. Heure de tombée oblige, Le Quotidien a dû quitter avant la fin du gala d’humour.