Les SoulSisters sont prêtes à franchir une étape de plus, croit la guitariste Stéphanie Gagnon, originaire de La Baie. Elles pourraient entrer dans le circuit des festivals, parallèlement à la création de leurs premières compositions laissant filtrer leur amour du blues.

Stéphanie Gagnon, la Baieriveraine des SoulSisters

Guitariste originaire de La Baie, Stéphanie Gagnon fait partie du groupe The SoulSisters depuis sa fondation en 2014. Son répertoire comprend des compositions originales et des reprises laissant filtrer ses allégeances. Du Bessie Smith, du Etta James, du Ike et Tina Turner et le favori de la musicienne, des pièces signées Hendrix.

« Nous en faisons beaucoup et je le considère comme mon chouchou, même si c’est difficile à aborder parce qu’il y avait beaucoup d’improvisation dans son jeu, a mentionné la Saguenéene il y a quelques jours, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Nous reprenons Red House et Little Wing, entre autres, de même que Voodoo Child. »

Dès le secondaire, son intérêt pour le blues a été éveillé par l’un de ses professeurs, Fred Tessier. Un autre mentor, Steve Lessard, a pris le relais jusqu’à son admission au Collège d’Alma, où elle était inscrite en musique. Dernière étape du parcours, son intégration au sein des SoulSisters a découlé d’une recommandation effectuée par un collègue guitariste. Sachant que la chanteuse Stéphanie Trapeaux, de Victoriaville, cherchait une femme pour compléter les effectifs, il a donné son nom.

« Dès la première répétition, ça s’est bien passé. Je trouve ça le fun, jouer du blues, parce qu’on a tellement de liberté. Quand tout est là, c’est incroyable », décrit Stéphanie Gagnon. Or, le plaisir ressenti à ses débuts ne cesse de croître, notamment depuis l’arrivée de la claviériste Clémence Cottinet, en janvier. L’ajout de cet instrument a étoffé le son du groupe. De surcroît, la nouvelle venue s’y connaît en harmonies vocales.

« Clémence nous fait profiter de son expérience, constate la musicienne. Nos harmonies se sont améliorées dans les derniers mois, ce qui aide à créer un build up, à faire monter l’intensité. Dans ce contexte, nous assumons un rôle équivalent à celui d’une section de cuivres. Ça dégage une puissance étonnante, mais en même temps, je trouve ça bien parce que le spotlight n’est pas sur nous. »

Elle croit que The SoulSisters possède la maturité nécessaire pour entretenir de plus grandes ambitions. « Nous nous connaissons mieux, musicalement. Il y a une chimie et nous avons le goût de jouer le plus souvent possible, notamment en faisant partie du réseau des festivals. Nous sommes prêtes à franchir une étape de plus », affirme la Baieriveraine.

La création de pièces originales constitue l’un des signes de l’évolution du groupe. Des compositions ont vu le jour l’hiver dernier, dont les quatre qui feront partie du EP Get To The Point lancé l’automne prochain (un spectacle à La Baie, au bar le Paradox, pourrait se greffer à cet événement).

Il donnera un avant-goût de l’album complet attendu en 2020, pour peu que les astres soient bien alignés. « Le langage reste blues, même si la forme n’est pas traditionnelle », laisse entrevoir Stéphanie Gagnon.