Le directeur général du ROSEQ, Frédéric Lagacé, presse la ministre Nathalie Roy de prendre position au sujet des spectacles en salle planifiés cet été. Il souhaite que le gouvernement interdise de les présenter, ce qui permettrait aux diffuseurs de prendre les décisions appropriées dans le contexte de la pandémie.
Le directeur général du ROSEQ, Frédéric Lagacé, presse la ministre Nathalie Roy de prendre position au sujet des spectacles en salle planifiés cet été. Il souhaite que le gouvernement interdise de les présenter, ce qui permettrait aux diffuseurs de prendre les décisions appropriées dans le contexte de la pandémie.

Spectacles en salle: le ROSEQ s’impatiente

Le Réseau des Organisateurs de Spectacles de l’Est-du-Québec (ROSEQ) attend toujours des nouvelles de la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy, à propos de la tenue de spectacles en salle au cours de l’été 2020. Six jours se sont écoulés depuis qu’il lui a demandé de prendre position à ce sujet, mais c’est toujours le silence radio, déplore le directeur général Frédéric Lagacé.

«On s’impatiente. On trouve que sa sortie est longue à venir. Dans une entrevue, elle a dit que sa décision serait annoncée en juin, ce qui est beaucoup trop loin. En attendant, nous ne pouvons pas fonctionner. Nous faisons partie des secteurs oubliés», a-t-il mentionné au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Regroupant 32 diffuseurs en arts de la scène, dont l’Auberge Île du Repos de Péribonka, ainsi que le Festival de la chanson de Tadoussac (pour la programmation hors festival), le ROSEQ fait partie d’un écosystème qui a été fragilisé par la pandémie. Ses membres sont à risque, mais aussi bon nombre de ses partenaires.

Le problème, c’est qu’en laissant planer la possibilité que des spectacles en salle seront tenus cet été, le ministère empêche les diffuseurs de prendre les décisions que commanderait cette situation exceptionnelle, énonce le directeur général. Des billets ont été réservés, par exemple, et leurs détenteurs ne savent pas sur quel pied danser.

«Il n’y a pas de perspective claire en ce qui touche les salles, mais on sait que le public est frileux, fait-il observer. En même temps, nos activités ne seraient pas viables si on nous demandait de fonctionner en respectant les règles liées à la distanciation. Sur 250 places, il en resterait 60 et on ne peut pas contrôler le débit comme dans un musée. Je crois que la ministre n’a pas saisi cette dimension du problème.»

C’est pour ces raisons que le gouvernement devrait bloquer les activités jusqu’au 31 août, estime le ROSEQ. Ce faisant, il autoriserait les diffuseurs à annuler leur programmation et, partant, les contrats conclus avec les artistes et les producteurs. Or, plusieurs de ces partenaires n’en mènent pas large. Certains sont au bord de la faillite. Eux aussi ont besoin d’un peu d’amour.

«En plus de l’annulation des spectacles en salle, ça prendra un plan de relance embrassant tous les maillons de la chaîne», souligne ainsi Frédéric Lagacé.