Dans la pièce Sortie de secours, Bruno Paradis et Vicky Côté incarnent des ambulanciers dont les patients sont personnifiés par des marionnettes.

Spectacle autour d’une ambulance

Pour la première fois de son histoire, le Théâtre À Bout Portant présentera un spectacle itinérant. Intitulée Sortie de secours, cette production relatera une tranche de la vie de deux ambulanciers qu’incarneront la directrice de la compagnie, Vicky Côté, et le comédien Bruno Paradis. Ils traiteront des patients épousant la forme de marionnettes.

« Chaque patient aura son problème et aussi son histoire. Nous nous donnerons une quinzaine de minutes pour en faire le tour », a mentionné Vicky Côté il y a quelques jours, à l’occasion d’une entrevue accordée au Quotidien. Elle ajoute que la durée du spectacle pourra varier au gré des circonstances. Parfois, ce sera 35 minutes. Parfois une heure.

À la source de ce projet, il y a une véritable ambulance, un véhicule appartenant à l’artiste Annie Baron, qui vient de l’offrir au Théâtre À Bout Portant. Le concept a été développé à partir de ce cadeau tombé du ciel, grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec. Les répétitions ont lieu au Cégep de Jonquière, parallèlement à la mise en place de l’horaire de tournée.

L’équipe du Théâtre À Bout Portant prépare sa nouvelle production, Sortie de secours, près du Cégep de Jonquière. Elle comprend Marie-Claude Brassard, Chantale Boulianne, Vicky Côté et Valérie Essiambre, ainsi que Bruno Paradis.

À cet égard, les choses regardent bien pour l’été et même au-delà, puisque les dernières représentations seront données à la fin de septembre. Quant à la première de Sortie de secours, elle aura lieu les 6 et 7 juillet, sur la Zone portuaire de Chicoutimi. Elle se déroulera dans le cadre de la deuxième édition du festival La Noce, ouvert à d’autres modes d’expression que la musique.

Toujours le 7 juillet, au cours de l’après-midi, les interprètes reprendront leurs rôles à La Baie, qui constitue le berceau d’À Bout Portant. Ils joueront dans le voisinage de l’ancienne église Saint-Édouard, alors que le 14 juillet, c’est à Alma que la pièce migrera. Elle sera intégrée à la programmation de La Grande Nuit, réactivée avec succès l’an passé.

« Nous irons également à Péribonka, L’Anse-Saint-Jean, Sainte-Rose-du-Nord, Montréal et plein d’autres places. Nous achevons de planifier l’horaire et il reste de moins en moins de cases disponibles. On sent que cette nouvelle proposition où on rigole beaucoup, qui possède un caractère festif, intrigue les gens », fait remarquer Vicky Côté, qui laisse entendre que des festivals de théâtre pourraient aussi accueillir Sortie de secours.

Un autre projet
Pendant ce temps, à feu plus doux, elle planche sur une autre production qui aura pour titre La migration des peuples. Ce projet est mené avec la collaboration du Centre d’expérimentation musicale et la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre. « Nous sommes à l’étape de la recherche. L’objectif consiste à aborder différents aspects de la course, qui peut constituer un moyen de survie ou un outil de mise en forme », énonce Vicky Côté.

Elle se donne un an pour porter ce concept à la scène, mais à plus court terme, c’est le déménagement de la compagnie qui mobilisera les énergies. Comme d’autres organisations, en effet, le Théâtre À Bout Portant doit quitter l’ancienne église Saint-Nom-de-Jésus à la demande de Saguenay. En attendant de retourner à La Baie, comme le souhaite son conseil d’administration, il emménagera au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.