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Le peintre Jean-Charles Tremblay agit à titre de président du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour une deuxième et dernière année. Il espère recruter de nouveaux membres pour se joindre à l’équipe.
Le peintre Jean-Charles Tremblay agit à titre de président du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour une deuxième et dernière année. Il espère recruter de nouveaux membres pour se joindre à l’équipe.

Sombre portrait pour le Symposium international de peinture et sculpture 

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
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Le Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay–Lac-Saint-Jean se trouve en situation précaire. Le directeur à la tête de l’événement quittera ses fonctions après la prochaine édition et personne ne s’est manifesté pour prendre la relève. Pire encore, plusieurs postes sont déjà à pourvoir au sein de l’organisation, qui peine à financer ses activités.

S’il se retrouvait sur une toile, le portrait du Symposium ne serait certainement pas rose. L’édition 2020 de l’événement, qui devait se tenir en juin dernier, a évidemment dû être annulée, ajoutant quelques morceaux au casse-tête avec lequel tente de composer l’équipe de l’événement. L’organisation jonglait déjà avec plusieurs difficultés bien avant la pandémie.

Gisèle Gravel a quitté la présidence de l’événement en 2019, quelques semaines après sa huitième édition à sa tête. À l’époque, le contexte dans lequel se trouvait le Symposium générait déjà des inquiétudes.

L’organisation ne traînait aucun déficit, mais son équipe savait déjà que des jours plus sombres étaient à prévoir. Saguenay avait fait savoir qu’elle retirerait son soutien financier et l’organisme peinait à dénicher de nouveaux commanditaires afin de s’autofinancer.

Le tableau intitulé La petite maison blanche, de Jean-Charles Tremblay, sera offert en tirage et figurera sur plusieurs articles promotionnels.

«Nos défis sont surtout budgétaires. La contribution de la Ville est passée de 55 000$ à 30 000$, puis si l’édition 2020 avait eu lieu, on aurait reçu 21 500$ de la Ville. Pour cette année, on est capables de fonctionner, en faisant des coupes sérieuses, si on obtient ce même montant. Mais après, on ignore ce qui va se passer. La Ville voudrait qu’on se trouve d’autres commanditaires, mais ce n’est pas facile. Ils sont tellement sollicités», explique Jean-Charles Tremblay, artiste peintre qui a pris la direction de l’organisme sans but lucratif.

Le président ne cache pas son inquiétude quant à l’avenir du Symposium fondé en 2000. «Oui, je suis inquiet. L’avenir est précaire. On ne sait pas ce que nous réserve le futur. Évidemment, l’édition annulée a engendré des coûts, mais heureusement, aucun contrat d’hébergement et de traiteur n’était signé.»

Des défis humains s’ajoutent à ceux d’ordre financier.

Jean-Charles Tremblay a déjà confirmé qu’il ne sera plus là l’an prochain, la charge de travail étant trop imposante. «Quand la présidente a démissionné, ç’a eu un effet domino. La présidente, le vice-président et le trésorier sont tous partis en même temps. Il a fallu trouver des remplaçants et avec la COVID-19, il y a eu d’autres désistements. Je ne voulais pas que le Symposium meure. J’étais secrétaire depuis trois ans. Si moi, je tombais, ça s’écroulait comme un château de cartes. J’ai donc pris la présidence. J’ai été nommé pour deux ans. Je fais cette année, mais je ne renouvellerai pas. C’est beaucoup de travail puisqu’on doit compenser pour les personnes qu’on n’a pas.»

Le Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay–Lac-Saint-Jean attire chaque année bon nombre de visiteurs au hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi.

Effectivement, l’équipe derrière l’événement est incomplète. Les postes de registraire, de secrétaire et de vice-président ne sont toujours pas pourvus, même si le conseil d’administration compte toujours sur des membres de choix. L’équipe recherche également une personne pour s’occuper de ses médias sociaux et de son site Web.

« Il y a aussi toujours de la place pour des bénévoles », ajoute le président, qui espère voir de nouvelles personnes se joindre à l’équipe pour poursuivre le travail en vue de la 15e édition.

Rina Simard Lapointe, épouse du fondateur de l’événement, Jean-Paul Lapointe, va notamment tenir un kiosque. Comme par les années passées, 35 artistes seront réunis au hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi, du 17 au 20 juin.

Cinq des artistes qui devaient être présents lors de la dernière édition ont dû être remboursés. Les autres prévoient participer à l’édition 2021 de l’événement.

En 2019, l’équipe du Symposium international de peinture et sculpture avait fait un bon coup en recrutant Danielle Ouimet à titre de marraine d’honneur de sa 14e édition.

«On a dû annuler la présence de tous les artistes internationaux. Il faut se préparer. On a eu recours à notre liste de rappels. On ne manque pas d’artistes qui veulent participer.»