L’équipe rouge mettant en vedette Sophie Caron et François-Étienne Paré en a mis plein la vue.

Soirée explosive avec la LNI

Hôpital psychiatrique, saga familiale à l’Américaine et infopub de notaire, voilà quelques-uns des univers explorés grâce à la présence de la Ligue nationale d’improvisation (LNI) à Saguenay. Cette visite a eu lieu alors que le quarantième anniversaire du concept de Robert Gravel est célébré un peu partout à travers le pays.

Contrairement à un match de hockey, l’issue de l’affrontement amical sur la patinoire du Théâtre Banque Nationale a peu d’importance. Aucun joueur n’a été blessé ou échangé à la fin de la soirée. Pour les curieux, l’équipe rouge l’a emporté dix à cinq devant le duo bleu. Toutefois, la victoire de ce type de soirée se mesure en personnages créés, en lieux imaginaires visités et en émotions vécues. Chose certaine, la soirée de mercredi fut le théâtre de nombreuses victoires.

Les quatre joueurs de la LNI ont complété leur tournée régionale à Chicoutimi après avoir visité Saint-Prime, Dolbeau-Mistassini, Alma et Jonquière. Seuls ou en équipe, Salomé Corbo, Sophie Caron, François-Étienne Paré et Sylvie Potvin ont sauté dans la patinoire le temps de deux périodes d’improvisation de 45 minutes devant une salle comble et plus que réceptive. Les comédiens ont eu à jouer avec la rime, la prose et l’accompagnement musical. Avec comme seul accessoire leur chandail officiel, les quatre joueurs de la LNI ont créé des univers uniques.

Les cartons rouges et bleus ont défilé tout au long de cette soirée pleine de rebondissements. À quelques reprises, l’arbitre aura eu besoin de ses adjoints pour le comptage des cartons de vote. La responsabilité plus que sérieuse était assurée par deux membres de l’équipe d’improvisation du Cégep de Chicoutimi. Le manque de discipline des joueurs aura fait retentir le gazou de l’arbitre à plusieurs reprises, causant quelques pénalités.

Cette grand-messe de l’improvisation s’est terminée dans la plus pure folie avec une improvisation mettant en vedette les quatre artistes, dont François-Étienne Paré dans le rôle d’un facteur déjanté. Le chant improvisé de Sophie Caron aura valu le dernier point à son équipe qu’elle partageait avec Paré. Le public constitué d’amateurs, de joueurs et d’anciens joueurs d’improvisation s’est levé après ces quelques minutes de délire pour applaudir le talent et la folie des comédiens.

Dans le cadre de leur visite de plusieurs jours au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les improvisateurs vedettes de la LNI auront participé à cinq matchs en plus de donner plusieurs ateliers pédagogiques.