Jacques Dubé, crooner charismatique, a initié les festivités avec sa formation So Much Swing.

So Much Swing en coup d'envoi dans le dôme

La soirée d’ouverture du 23e Festival jazz et blues de Saguenay a fait résonner des notes de printemps fort appréciées dans la capitale régionale, hier soir. La formation saguenéenne So Much Swing a habilement donné le ton aux festivités et célébré ses 15 ans d’existence dans une atmosphère familiale et animée, qui fut reçue avec grand enthousiasme de la part des amateurs présents.

La petite salle de spectacle le Dôme, établie au coin des rues Racine et Bégin, est devenue au fil des ans un symbole de l’événement. Si les organisateurs ont quelque peu craint les récents déferlements d’Éole sur la structure, c’est bien davantage de la foule qui se déhanchait aux mesures des quatre musiciens dont ils auraient dû se méfier. 

L’effervescence musicale issue du quartet a conquis l’auditoire, qui reconnaissait quasiment chaque pièce tant le pot-pourri qui fut offert était judicieusement représentatif des incontournables du registre. Pigeant dans le grand répertoire américain de la chanson et ses crooners légendaires, les musiciens ont efficacement mis le feu aux poudres au festival qui s’étendra jusqu’au 21 avril dans 14 lieux. 

D’Aznavour à Nat King Cole en passant par Elvis, So Much Swing a visé juste, à entendre les doigts qui claquaient et les pieds qui tapaient de succès en succès. Première formation à se produire dans le cadre de la série « Artistes d’ici » qui offre de porter une oreille sur ce qui se fait de mieux en matière de jazz et de blues au Saguenay-Lac-Saint-Jean durant le festival, So Much Swing détenait tous les atouts pour que le lancement qui leur fut confié soit une réussite. Une étonnante maîtrise des répertoires francophone (entre autres Ferrat) et anglophone (de Fats Domino à Fred Astaire) de la part de ceux qui possèdent définitivement une forte chimie musicale a en surpris plus d’un, mardi soir. 

L’événement gratuit a connu une bonne assistance, sans que les places assises toutefois ne manquent. Jeunes et moins jeunes se sont laissés charmer par le crooner Jacques Dubé, assurant aussi la guitare. La contrebasse entraînante de Luc Lévesque, l’habile jeu du percussionniste Marc Bouchard et les nombreux solos de Gilles Hamel au piano étaient judicieux afin de débuter la célébration musicale qui une fois de plus s’est efficacement déployée en ville. La table était mise pour l’harmoniciste Yves Sergerie qui allait se retrouver sous les projecteurs avec dans ses valises un style éclectique, juxtaposant jazz manouche et rock américain.