Skorpion, Suzanna Gaudreault et Prosenjit Kundu comptent parmi les artisans du festival Sidanse, dont la neuvième édition débutera vendredi soir, à l'aréna de l'UQAC.

Sidanse débute aujourd'hui

C'était tranquille, jeudi avant-midi, à l'aréna de l'UQAC. La directrice générale du festival Sidanse, Suzanna Gaudreault, était l'une des rares personnes présentes, au même titre que deux de ses invités, les danseurs Prosenjit Kundu et Skorpion. Ils avaient le temps de parler de cet événement, ainsi que de l'essor de la danse dans plusieurs régions du globe, alors qu'aujourd'hui, le temps va se contracter sérieusement. La soirée d'ouverture, prévue pour 20 h, deviendra la priorité du moment.
« Nous en sommes à notre neuvième édition, si on ne compte pas les deux galas tenus précédemment au profit du MIENS, que nous soutenons toujours. Après les changements amenés en 2016, il s'agit d'une année de consolidation », a confié Suzanna Gaudreault au Quotidien. Il faut dire que le succès est au rendez-vous, ce que démontreront les 1000 danseurs inscrits aux compétitions de samedi, un nombre plus élevé que l'an dernier.
L'une des nouveautés qui a passé le test est la vente d'un passeport donnant accès à tous les spectacles, au coût de 20 $. Il pourra servir une première fois aujourd'hui, alors que des écoles de danse exécuteront des chorégraphies sur la grande scène dressée le long de la patinoire. Les danseurs professionnels invités, dont plusieurs seront juges samedi, puis dimanche après-midi, dans le cadre du Challenge Élite, auront également droit à leur moment de gloire.
« Il n'y aura pas de chaises parce qu'à la fin, les gens pourront danser grâce au jeu Just Dance », précise Suzanna Gaudreault. Ainsi prendra fin la première journée, laquelle tiendra lieu d'entrée en attendant l'arrivée du plat principal. Samedi, en effet, les compétitions ouvriront dès 7 h 45, suivies par le 11e gala professionnel à 20 h. Un menu copieux, mais pas assez pour empêcher la tenue des ateliers dimanche, ainsi que du Challenge Élite à 13 h 30.
Ce sera la deuxième édition de cette épreuve et d'emblée, la formule a trouvé son public. « La différence, par rapport aux compétitions du samedi, est que les juges se prononcent publiquement. On les entend parler aux danseurs qui viennent de proposer leur numéro. Je trouve que ça prend du courage pour se soumettre à un tel exercice », affirme la directrice générale de Sidanse.
Des voix d'ailleurs
L'une des caractéristiques du festival tient à son caractère international. C'est l'occasion de voir comment la danse se vit sous d'autres cieux, de découvrir des artistes différents, dont ce Français qui se fait appeler Skorpion. Il était déjà venu au Québec, notamment au festival Juste pour rire, à la suite d'une invitation lancée par Gilbert Rozon. « J'ai fini deuxième en 2009, au concours télévisé France Got Talent. Il faisait partie du jury », explique le grand bonhomme, qui vit son premier Sidanse.
Le breakdance et de manière plus large le hip-hop constituent ses créneaux favoris. Lui-même revendique cependant le droit de regarder ailleurs. « J'ai aussi fait du classique et de la danse de salon. Je trouve que la meilleure façon de développer son identité consiste à ne pas faire comme tout le monde », énonce Skorpion. En plus d'assumer la fonction de juge, il animera des ateliers et livrera deux numéros en solo, samedi soir.
De son côté, Prosenjit Kundu vit un retour longtemps reporté. Il a participé aux premiers galas, ceux d'avant le festival, et n'a pu revenir en raison des activités qui le retenaient en Inde. Pendant 11 ans, en effet, c'est là que cet Américain a enseigné les danses de rue. Parce que dans ce pays, il n'y a pas que Bollywood. « Le hip-hop est rendu gros parce que la pratique de la danse fait partie de la culture indienne, qu'il y a beaucoup de monde et que ça ne coûte pas cher. Le niveau est maintenant très élevé », se réjouit le danseur.