Serge Bergeron, qui est à la fois chanteur et producteur, complète l’enregistrement d’un album à Cuba, en compagnie de la formation Alma Libre.

Serge Bergeron enregistre un album à Cuba

Serge Bergeron s’est envolé pour Cuba le 25 janvier et contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, ce n’est pas pour faire le lézard sous le chaud soleil des Antilles. Le chanteur originaire de Roberval profitera de son séjour d’un peu moins de deux semaines afin de mettre en boîte son premier album en espagnol, intitulé « Sé que volverás amor ».

Cet enregistrement doit sortir à l’automne. Au cours d’un précédent voyage, des classiques du répertoire latin ont été adaptés par le Jeannois, de concert avec ses camarades de la formation Alma Libre. Représentant la moitié des 15 pièces qui figureront sur son nouvel opus, ils tiendront compagnie à des compositions originales élaborées ces jours-ci.

« Des membres d’Alma Libre ont écrit des choses que je vais découvrir à mon arrivée à Cuba. Celles que je sélectionnerai s’ajouteront aux trois qui ont déjà retenu mon attention. Il faudra qu’elles correspondent à ce que je suis et ce que j’ai le goût de faire », a expliqué Serge Bergeron à la veille de son départ, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Assumant la fonction de producteur dans le cadre de ce projet, c’est lui qui a embauché les musiciens. En plus d’Alma Libre, un groupe qui se produit dans les hôtels de la région de Holguin, tandis que ses membres occupent un emploi différent pendant la journée, quelques invités pimenteront les arrangements. Les séances ont lieu dans des studios situés à Holguin et Las Tunas.

« Moi-même, je vais résider à Puerto Padre, où vivent quelques membres de la formation. Comme cette municipalité se trouve à une bonne distance des studios, j’ai dû planifier leur transport, ce qui est compliqué dans ce pays. J’ai toutefois la chance de travailler avec de très bons musiciens. Ils font des miracles avec rien. Leurs instruments sont si vétustes qu’au Québec, on ne voudrait pas s’en servir », indique le Robervalois.

Des chansons romantiques

Tant les reprises que les pièces originales correspondent au désir de Serge Bergeron d’interpréter des chansons romantiques, tout en étant porteuses d’un message. Bien sûr, l’homme entretient le rêve de les présenter sur scène, possiblement à l’été 2020. « Je sais qu’il y a des amateurs de musique latine chez nous. J’aimerais donner un spectacle dans le cadre du Festival international des Rythmes du Monde », confie-t-il.

Pour que cette ambition se concrétise, cependant, il faudra obtenir le feu vert des autorités canadiennes, ce qui n’a rien d’une sinécure. Le ministère de l’Immigration a en effet bloqué les membres d’Alma Libre une première fois, ce qui a déçu le Jeannois, sans toutefois le décourager. Il a la ferme intention d’effectuer une nouvelle tentative dans un proche avenir.

En parallèle, Serge Bergeron profitera d’un futur voyage à Cuba pour faire la promotion du disque. Lui qui a eu la chance de voir l’une de ses pièces jouer à la radio, notamment à Las Tunas et Puerto Padre, un air de Henri Tachan intitulé Entre l’amour et l’amitié, sent que le nouveau matériel intéressera les animateurs. « Pour faire connaître cet enregistrement, j’irai frapper à bien des portes, y compris à La Havane », anticipe le Jeannois.

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BIENTÔT LA GRÈCE

Profitant de sa retraite pour s’adonner à une activité qui le passionne, Serge Bergeron voit dans la chanson un moyen d’apprivoiser d’autres cultures. C’est ce qui l’a incité à œuvrer à Cuba, une démarche qui devrait solliciter son attention jusqu’en 2020, ce qui correspond au moment où le Robervalois entend porter sur scène l’album Sé que volverás amor.

« J’aime me rendre dans un pays qui n’est pas le mien afin de monter des projets avec des musiciens locaux. C’est pour cette raison qu’à la fin de mon expérience cubaine, j’ai l’intention de vivre une démarche similaire en Grèce. Le grec fait partie des langues que je maîtrise et dans deux ans, je veux me rendre là-bas pour chanter. Ce genre de projet m’apporte un niveau de satisfaction très élevé », énonce-t-il.

Ici aussi

Entre deux sorties, cependant, le Jeannois continue d’enregistrer des albums et de se produire sur les scènes de la région. Ainsi a-t-il sorti un disque de son cru, Moments intimes, l’automne dernier. On y trouve quatre compositions originales, ainsi que dix reprises témoignant de son goût pour la chanson française de facture classique. Eddy Marnay, Jean-Michel Shönberg et Pierre Bachelet y sont représentés, tout comme Michel Legrand, Serge Lama et Richard Cocciante.

« J’ai interprété des pièces qui m’ont marqué et parmi les nouveaux titres, il y a un hommage à ma mère, La belle Jeannine, dont le texte a été écrit par mon frère Carlos Bergeron. Près de 300 copies ont été vendues à ce jour », se réjouit Serge Bergeron, qui invite les personnes intéressées à se procurer un exemplaire au magasin Jello Musique d’Alma, à la pharmacie Jean Coutu de Dolbeau-Mistassini, ainsi que dans les pharmacies Uniprix de Chambord et Roberval.

Il est aussi possible de le commander en écrivant aux Productions Serge Bergeron, 911 rue Roland à Roberval, G8H 1W1. Il suffit d’inclure un montant de 23 $ pour découvrir Moments intimes en format CD. Quant à la possibilité de voir le chanteur aborder ce répertoire sur une scène de la région, elle demeure présente, même si le contexte n’est guère favorable.

À ce propos, l’artiste évoque le cas du spectacle Je suis un romantique, dont il a fait la promotion dans la dernière année. « J’ai frappé à la porte de plusieurs festivals et ce n’est pas facile de convaincre les dirigeants. Ils invoquent des considérations budgétaires pour justifier l’embauche de vedettes, ce qui m’incite de plus en plus à faire des choses ailleurs, à Cuba et bientôt en Grèce », raconte Serge Bergeron.