La chanteuse Sara Dufour, originaire de Dolbeau-Mistassini, est impatiente de présenter son album éponyme qui sera disponible dès le 12 avril prochain.

Sara Dufour prête à prendre son envol

Avec son deuxième album sur le point de sortir, la chanteuse Sara Dufour, originaire de Dolbeau-Mistassini, se sent mûre pour passer à la prochaine étape de sa carrière. En plein contrôle de ses moyens, elle trépigne d’impatience à l’idée de présenter son album éponyme qui sera disponible dès le 12 avril prochain.

Découverte à l’échelle provinciale lors de sa participation à La Voix en 2015, la chanteuse country-folk à la voix unique en a fait du chemin depuis, étant notamment nommée à l’ADISQ dans la catégorie «Album country de l’année» en 2017 pour son premier enregistrement Dépanneur Pierrette, paru un an auparavant.

Deux ans plus tard, c’est une chanteuse en pleine maîtrise de ses choix artistiques qui s’apprête à présenter son travail le plus abouti à ce jour.

«C’est un album où je me choisis. Au cours des cinq dernières années, j’ai vraiment décidé de faire ma trail, peu importe ce qui arriverait, ou avec qui j’allais la faire», indique l’artiste au cours d’une entrevue téléphonique avec le Progrès.

«Cet album est assumé, il est plus femme. J’en suis à un moment dans ma vie où je me sens plus épanouie. J’ai acquis une certaine maturité et j’ai plus confiance en mes moyens. J’ai la chance d’avoir des musiciens extraordinaires qui m’écoutent et m’apportent de belles idées aussi», poursuit celle que le public du Saguenay–Lac-Saint-Jean avait découverte en 2013 lors de son passage remarqué au Festival de la chanson de Saint-Ambroise.

Sur cet album, sobrement intitulé Sara Dufour, on découvre à nouveau ce country qu’elle offre souvent à la sauce bluegrass, mais saupoudré d’une manière surprenante de notes du punk rock qui a bercé sa jeunesse passée au Lac-Saint-Jean. Cette influence se retrouve entre autres sur la mélodie du titre Sans rancune Buddé, mais elle y fait aussi allusion sur des autres titres de son prochain album.

«C’est la continuité du premier album, mais oui, du punk rock, j’en ai beaucoup écouté quand j’étais jeune, et j’en parle dans Baseball et Semi-route, semi-trail. C’est peut-être une influence qui est revenue par la bande sur cet album-là», confie Sara Dufour.

Espoir

Lorsqu’elle songe au résultat de ce deuxième opus en carrière, Sara Dufour pense d’abord aux paroles d’une chanson du groupe Avec pas d’casque, L’amour passe à travers le linge, dans laquelle on peut entendre un couplet qui dit que «L’espoir, c’est le genre de lumière qu’il faut changer souvent.»

«Quand j’écoute l’album, ce qui ressort beaucoup, c’est l’espoir. Pour moi, les tounes, c’est comme des ampoules, comme plein de moments d’espoir. C’est une belle image qui m’était venue, et cette phrase, je la trouve de toute beauté, parce que c’est vrai», raconte candidement l’auteure-compositrice-interprète.

Le lancement officiel de son album Sara Dufour aura lieu le 17 avril au Ministère, à Montréal, et l’artiste se dit très fébrile à l’idée de cette soirée. «Je n’ai pas fait de lancement pour mon premier album. C’est un genre de party pour dire que c’est sorti, parce ça reste quand même mon plus gros projet que je vais avoir accompli dans ma vie. C’est un projet rempli d’émotions, d’histoires, de doutes, de questionnements, de joie intense, de peines, d’amour, de passions... J’ai vraiment très hâte de partager ça avec tout le monde», indique l’artiste dolmissoise.

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TROUVER UN ÉQUILIBRE

Sur ce deuxième enregistrement studio, Sara Dufour livre un exercice qui suit un fil conducteur intéressant. Celle qui revient souvent à Dolbeau-Mistassini pour se ressourcer auprès des siens vit aujourd’hui dans la métropole sans avoir posé ses valises depuis un moment. Elle ose raconter ces incertitudes qui la taraudent, notamment sur le titre Histoires, une pièce qui détonne, lorsque comparée aux autres chansons de l’album. 

«Il y a beaucoup de départs, de "je pars" sur l’album. Histoires est passée proche de ne pas être enregistrée. C’est la toune la plus lente que j’ai faite de toute ma vie, mais je trouve qu’elle apporte un équilibre vraiment important à l’album», explique l’artiste.

L’album enregistré au studio B-12 de Valcourt comporte également un autre titre – J’tu due pour caller l’cube – qui fait référence à un questionnement, un désir présumé qu’aurait la chanteuse de retourner vivre chez-elle, au Lac-Saint-Jean. Toutefois, comme c’est un de ses bons amis qui a écrit la chanson (JP Tremblay de Québec Redneck Bluegrass Project), Sara Dufour confirme qu’il ne s’agit pas d’un cri du coeur pour un retour en région.

D’ailleurs, après la sortie de son nouvel album la semaine prochaine, Sara Dufour sera fort occupée, elle qui aura évidemment des dates de spectacles, dont deux présences très attendues au Festival de la Chanson de Tadoussac les 28 et 29 juin prochains. Un vidéoclip du premier extrait de l’album, Chez Té Mille, doit aussi paraître au cours des prochains jours.