Samuele effectuera son premier passage en région à l'Auberge Île du Repos de Péribonka le dimanche 3 septembre.

Samuele, pour l'amour des mots, avec ou sans musique

Samuele débarque pour une première fois en région avec les chansons issues de son premier album intitulé Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Le dimanche 3 septembre, à compter de 21 h, le public de l'Auberge Île du Repos de Péribonka pourra découvrir l'univers de l'auteure-compositrice-interprète qui manie les mots avec ou sans musique.
Samuele, artiste originaire de Montréal, a remporté les grands honneurs du Festival international de la chanson de Granby en 2016. Son premier album était en préparation. Le prix lui a procuré la somme nécessaire à l'achèvement du projet, mais aussi l'accessibilité à plusieurs scènes.
« J'ai gagné beaucoup en visibilité et en crédibilité. On a eu accès à des contrats qu'on n'aurait pas eus autrement », affirme celle qui avait fait paraître un mini-album intitulé Z'Album en 2015. « Pour un projet indépendant, on a eu une visibilité exceptionnelle. »
Depuis la sortie de Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent le 6 avril dernier, Samuele propose sa musique sur différentes scènes, en formule duo ou « full band ».
À Péribonka, elle sera accompagnée du contrebassiste Alex Pépin. Elle jouera elle-même de la guitare acoustique et du ukulélé.
« Ça rock pas pire même si on est deux », assure l'auteure-compositrice-interprète. « Quand on est en formule duo, ça me laisse plus d'espace pour parler et discuter avec les gens. »
Les mots font partie intégrante des prestations folk rock engagées de l'artiste.
« C'est un truc dynamique. Il y a une portion très folk, chanson, et une portion rock. À travers ça, il y a des textes. Mon spectacle, ce n'est pas juste de la musique », souligne celle qui, par ses textes, traite des enjeux qui la touchent. Elle ponctue ses performances de « spoken word ».
« C'est de la poésie écrite pour l'oral, des textes écrits pour être parlés, décrit-elle. Le "spoken word" me sert notamment à introduire certaines pièces », explique celle dont la poésie s'inscrit dans une réflexion féministe.
« Je trouve qu'avoir accès à une scène, c'est un privilège immense. J'ai eu le sentiment d'être invisible et silencieuse longtemps. Maintenant, j'ai envie d'en profiter pour parler des choses qui me touchent. J'ai besoin d'avoir l'impression de faire une petite différence. Sinon, je trouve ça vide. Je suis de nature très militante », assure-t-elle.
« Je parle de consentement, de sexisme, de racisme, d'homosexualité, énumère-t-elle. C'est des sujets qui peuvent être lourds, mais dont je traite à partir de mes histoires ou de celles de mes amis. Ce n'est pas confrontant, assure-t-elle. Mon texte sur le consentement, c'est celui que les gens aiment particulièrement. On dirait qu'il y a un besoin. »
Samuele apprécie la formule duo, mais elle aimerait faire découvrir son univers aux gens de la région en compagnie de tous ses musiciens prochainement.
« On a opté pour une formule duo pour que je puisse aller à la rencontre des gens. Peut-être que l'an prochain je pourrai revenir avec les musiciens. Ça fait 10 ans que je les connais. On est une famille. J'écris les textes, mais ce n'est que la pointe de l'iceberg. En dessous, il y a toute une équipe », conclut-elle.