Sam-Éloi Girard, 17 ans, a grandi sur les plateaux de tournage.
Sam-Éloi Girard, 17 ans, a grandi sur les plateaux de tournage.

Sam-Éloi Girard : né pour jouer et pour briller

Sam-Éloi Girard a grandi devant les caméras. Après Conseils de famille et Clovis, une aventure qui a duré trois ans, l’adolescent a craint que tout s’arrête. Puis, rapidement, de nouveaux projets prometteurs lui ont été proposés. Tout porte à croire qu’il est né pour jouer, et pour briller.

Sam-Éloi Girard a quitté le Saguenay à 4 ans et demi. Il est monté sur les planches dès l’âge de 5 ans dans Décembre, de Québec Issime. Puis, rapidement, un des rôles principaux de l’émission pour enfants Les Argonautes lui a été confié. Conseils de famille a suivi, puis sa suite, Clovis, des émissions qui l’ont porté à l’écran plusieurs fois par semaine. Le jeune acteur fait partie du quotidien de bien des familles québécoises et les projets auxquels il a été associé ont marqué une génération de jeunes.

«Je suis chanceux. Je reçois beaucoup de messages, des super beaux commentaires et des compliments sur les projets que je fais. J’essaie de répondre le plus possible et de rester humble», affirme le jeune homme de 17 ans, dont le compte Instagram compte plus de 30 000 abonnés.

Aujourd’hui, l’aventure se poursuit avec le rôle d’Éloi dans La vie compliquée de Léa Olivier, une série disponible depuis quelques semaines sur Illico. La première saison comporte 12 épisodes issus des deux premiers tomes de la série de 12 romans de l’auteure Catherine Girard-Audet. Plus d’un million de livres de la série ont été vendus dans le monde.

«La série télé connaît vraiment un bon succès. On attend une confirmation pour une deuxième saison», confirme le comédien.

Sam-Éloi Girard campe le personnage d'Éloi dans <em>La vie compliquée</em> de Léa Olivier.

Le projet est arrivé à un bon moment dans la vie du jeune homme de 17 ans.

«J’ai tourné Conseils de famille et Clovis de l’âge de 13 ans jusqu’à 16 ans. Ç’a été difficile de dire bye à tous ces gens qui travaillaient sur la production. Il y avait les comédiens, mais aussi l’équipe technique», explique celui qui se trouvait sur le plateau 12 heures par jour, quatre jours par semaine.

Après cette longue et prenante aventure, Sam-Éloi a craint que tout s’arrête.

«Il y a eu trois mois où j’ignorais si j’aurais d’autres projets. Puis, La vie compliquée de Léa Olivier est arrivée. Ç’a fait du bien. J’avais des inquiétudes. J’ai envie d’être comédien, mais j’aurais pu ne rien avoir.»

Le nouveau projet a vite pris une place importante dans la vie du jeune acteur. Les tournages à Ottawa ont permis à l’équipe de créer des liens rapidement.

«C’était vraiment l’fun. On dormait à l’hôtel, on se regroupait en gang. Les liens sont plus forts. Ç’a vraiment créé une belle chimie.»

Sam-Éloi a pleinement profité de l’aventure, qu’il espère poursuivre. «Il y a 12 livres. On pourrait faire ça longtemps!»

Jouer le plus longtemps possible, c’est justement ce qu’il espère. Au fil du temps, ce qu’il voyait d’abord comme un jeu est devenu une passion, puis un choix de carrière.

«J’ai un plan B, parce qu’on ne sait jamais quand ça peut finir», explique le jeune homme, qui amorcera une technique d’intervention en délinquance à l’automne. «Avec le temps, je me suis rendu compte que le jeu, c’est une passion et qu’il faut toujours que ça le reste, mais j’ai aussi réalisé que ça pouvait être mon travail. Je me suis dit que si je voulais faire ça, que ça continue, il fallait que je mette les bouchées doubles.»

Pour une première fois, récemment, le comédien a touché au monde du cinéma avec le court métrage La petite Floride de Tim Bouvette.

Le film n’a pas pu être présenté en première à REGARD comme prévu, mais il a tout de même remporté le Prix du public de la catégorie Tourner à tout prix! grâce aux votes qu’il a recueillis sur le Web.

Sam-Éloi y campe le rôle principal, celui de Sam, un jeune amoureux du skateboard. Le rôle semblait écrit pour lui.

«Le skate est une passion pour moi. J’aime vraiment beaucoup ça.»

Le film a été tourné l’été dernier, avec une petite équipe, ce qui a permis au comédien de s’impliquer dans les différentes étapes de sa conception.

«J’ai pu participer au repérage des lieux, aux textes. Je me suis beaucoup impliqué. J’ai vraiment beaucoup appris. Avec le temps, c’est devenu un peu mon projet aussi. Il me tient à cœur.»

La sortie du livre <em>Clovis, le plus bel été de ma vie,</em> prévue en avril, a été reportée.

L’expérience lui a aussi confirmé qu’il aimerait un jour se retrouver derrière la caméra.

En attendant, il profite pleinement des occasions qui s’offrent lui.

«C’est sûr que je suis fier de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, mais j’essaie de garder la tête sur mes épaules et je ne veux pas m’asseoir sur mes fesses. Tout peut changer tellement vite. Si tu commences à avoir confiance ou à trop prendre pour acquis, tout peut arrêter. Je veux continuer à travailler fort. J’ai toujours des trucs à apprendre.»

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LA FIN DU SECONDAIRE PENDANT LA CRISE

Des examens du ministère, un récent permis de conduire, le bal… Comme tous les adolescents de son âge, Sam-Éloi Girard avait imaginé bien autrement la fin de son parcours au secondaire. 

«J’ai 17 ans. Je voudrais être avec mes amis et avoir plus de responsabilités. Je n’ai pas envie de rester chez nous; ce n’est pas évident. Mais j’aurais envie de dire aux autres jeunes que si on veut que les choses soient normales le plus vite possible, c’est un coup à donner. Il faut respecter les règles. On est obligés», affirme le comédien.

Le jeune homme n’est pas inquiet outre mesure pour son parcours scolaire. Les deux premières sessions se sont bien passées. Mais la pandémie a un impact sur plusieurs de ses projets. 

Le tournage d’une série pour lequel il a été choisi après auditions a dû être reporté. «Je ne peux pas dire grand-chose sur le sujet, mais c’est un projet de télévision dont le tournage devait commencer en avril. Le tournage doit être étalé sur plusieurs mois. C’est un projet qui change de ce que j’ai fait avant, souligne celui qui a presque exclusivement travaillé en jeunesse. Ça change de genre de personnage et de public cible.»

La sortie du livre Clovis, prévue en avril, a aussi été reportée. 

«On retrouve le personnage au moment où on l’a laissé dans la série. C’est le dernier été de Clovis avant de déménager à Jonquière, où il étudiera en ATM [Art et technologie des médias]. Les amis trouvent une solution pour passer ce dernier été ensemble. Ils louent ce qu’ils appellent le manoir et vont vivre tous ensemble pour l’été. Les gens vont aimer», assure celui qui a eu la chance de lire le livre avant tout le monde.