Mathieu Lussier dirigera les Violons du Roy dimanche à 15h, à la cathédrale de Chicoutimi. Il proposera un programme centré sur le répertoire de Noël, lequel mettra en relief la voix de la soprano colorature Marie-Ève Munger, originaire de Jonquière.

Salle comble pour les Violons du Roy

Il va se passer quelque chose d’important dimanche, à 15 h. La cathédrale de Chicoutimi sera pleine comme un oeuf à l’occasion du concert de Noël organisé par la fabrique Saint-François-Xavier. Pour la première fois, en effet, les 1300 places disponibles à l’intérieur du temple ont trouvé preneurs avant l’ouverture des portes, si bien qu’on devra ajouter des chaises afin d’accommoder ceux qui voudront entendre les Violons du Roy, la soprano Marie-Ève Munger et le Choeur Euphonie.

Mathieu Lussier, qui dirigera les Violons du Roy, était heureux d’apprendre qu’il y aurait foule lorsque le représentant du Progrès l’a contacté, mercredi midi. « Tout à l’heure, je vais le signaler aux musiciens. Il y en a deux qui proviennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean, soit la violoniste Pascale Gagnon, ainsi que l’altiste Annie Morrier », a-t-il mentionné.

Il s’agira de la première présence de la formation dans la région depuis le concert qu’elle a donné il y a deux ans, à Alma, aux côtés de la harpiste Valérie Milot. « Nous sommes basés à Québec et à Montréal, mais à nos yeux, il est important de rayonner partout au Québec. C’est dans cet esprit que chaque année, nous lançons une offre accessible à tous », explique Mathieu Lussier.

Marie-Ève Munger chantera dans une cathédrale pleine à ras bord, dimanche après-midi. Elle interprétera notamment des airs baroques, dont Rejoice, un extrait du Messie de Handel. C’est Mathieu Lussier qui dirigera les Violons du Roy dimanche, à 15h, à la cathédrale de Chicoutimi.

Cette fois, décembre oblige, le répertoire de Noël sera abondamment exploité. L’orchestre seul proposera des oeuvres de Lalande, de Charpentier et de Colin de Blamont, ce qui éveillera le souvenir de ses premiers enregistrements. « Ce sont ces musiques du 17e et du 18e siècle qui ont fait la réputation des Violons au début des années 1990 », rappelle le chef.

Rehaussées par les éclairages concoctés par le metteur en scène Louis Wauthier, ces interprétations seront maillées aux pièces mettant en relief la voix de la Jonquiéroise Marie-Ève Munger. La soprano colorature, qui constitue l’autre tête d’affiche du concert, abordera un répertoire varié, laisse entrevoir Mathieu Lussier. Il y aura un titre de Bach et deux de Handel pour apporter une touche baroque. Suivront Le sommeil de l’Enfant Jésus, un air de Noël traditionnel, de même que Sainte nuit et Gesù Bambino.

« Ce sera la première collaboration de Marie-Ève avec les Violons, mais je l’ai dirigée il y a une quinzaine d’années, dans le cadre d’un concert baroque. C’est une interprète d’une grande polyvalence, dont la voix est très pure », décrit le maestro. Entre autres pièces, il met en relief le Gloria in excelsis deo de Handel. À ses yeux, cette partition découverte il y a 20 ans, qui demande à la soprano de faire preuve de virtuosité, est magnifique.

Et pour que les musiciens soient au meilleur niveau, le calendrier a été calibré avec soin. Après les sorties de jeudi à Québec et vendredi à Montréal, ils se reposeront samedi avant de rejoindre Marie-Ève Munger à Chicoutimi. « Rendus au troisième concert, nos gens seront plus à l’aise avec les pièces instrumentales, tout en bénéficiant de la fébrilité découlant des airs qui seront abordés pour la première fois. Ce qui restera d’énergie et de bonheur, ils l’offriront généreusement », anticipe Mathieu Lussier.