Le Choeur Expérience Gospel chantera dans un Théâtre Banque Nationale plein à craquer, le 1er décembre. Depuis plusieurs jours, en effet, ce spectacle imprégné de l’esprit des Fêtes affiche complet.

Salle comble pour le Choeur Expérience Gospel

Qui a dit que les journaux ne claironnaient que les mauvaises nouvelles ? En voici une qui est excellente pour tout le monde, hormis les personnes qui souhaitaient acheter un billet en vue du spectacle que le Choeur Expérience Gospel donnera le 1er décembre à 14 h, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Pour elles, il est trop tard, en effet, à moins qu’un marché de revendeurs ne se développe autour de la salle.

« Nous sommes excités, inspirés, à l’idée d’avoir une salle pleine. Il ne reste plus rien depuis le début du mois, alors qu’à notre séjour précédent au Théâtre Banque Nationale, les dernières places avaient été écoulées le jour même. Même si le gospel n’est pas le genre musical le plus connu, on sent que les gens aiment ça », se réjouit Marie-Ève Tremblay, directrice artistique de la formation en compagnie de Marie-Noëlle Claveau et Patrice Arton.

Le programme comprend des airs associés au temps des Fêtes, mais avant de les sélectionner, le groupe a cerné les valeurs qu’il entendait véhiculer, notamment la famille, l’espoir d’un monde meilleur et la gratitude découlant du fait que vivre ici constitue un privilège. En plus des chants traditionnels, les pièces les plus appréciées du Choeur Expérience Gospel seront revisitées. Plusieurs figurent sur le EP sorti le 14 octobre.

« Là aussi, la réponse est emballante. Ça fait du bien aux personnes qui l’écoutent. Parmi nos invités, il y a Mario Pelchat, avec qui nous avons repris Amazing Grace. Nous avions vécu une expérience agréable avec lui pendant la tournée Les prêtres », raconte Marie-Ève Tremblay. Cette expérience avait été exceptionnelle, en ce sens que le groupe formé de 56 interprètes avait donné sept ou huit spectacles aux côtés du Jeannois et de ses protégés. Ce n’est pas dans ses habitudes de sortir aussi souvent.

L’un des facteurs qui limitent le nombre de spectacles tient à la provenance des chanteurs. Plusieurs vivent au Saguenay-Lac–Saint-Jean, mais d’autres proviennent de l’Outaouais, de l’Estrie, de la Mauricie et de la région de Montréal. Quand un programme est monté, chacun apprivoise les pièces individuellement. Puis viennent les répétitions intensives, concentrées sur une fin de semaine.

« Nous pouvons fonctionner de cette manière parce que tous les membres du choeur sont des solistes, à toutes fins pratiques. C’est une formation de calibre semi-professionnel où on retrouve, entre autres, plusieurs artistes associés à la troupe Québec Issime. Certains ont fait du jazz ou du rock. D’autres ont fait partie de différentes chorales, mais chaque fois qu’on chante ensemble, on se rejoint », fait observer Marie-Ève Tremblay.

Quant au plaisir que procure le gospel, elle le situe ailleurs que dans sa dimension religieuse. « C’est une grande connexion humaine et dans ce contexte, ce ne sont pas les notes qui importent. C’est l’énergie qu’on met dedans. Parce que chanter du gospel, c’est un abandon. Il n’y a pas de retenue et les musiciens aussi ont des défis à relever. On leur demande d’exécuter des choses pas mal musclées », énonce la codirectrice artistique.

Ce mélange d’exigence et de satisfaction sera ressenti le 1er décembre et possiblement au printemps, alors qu’un nouveau spectacle pourrait être présenté dans la région. Il est aussi question de revenir au Théâtre Banque Nationale dans un an, avec une autre production imprégnée de l’esprit des Fêtes. Et peut-être que celle-ci migrera à Québec, de même qu’à Montréal, où le Choeur Expérience Gospel a haussé son profil l’été dernier, en participant à la Fête nationale.

« On continue de rêver », laisse entrevoir Marie-Ève Tremblay.