Dans ses archives, la Société historique du Saguenay possède cette jolie photographie du cinéma Palace d’Arvida. C’est une manière d’évoquer le thème du prochain numéro de la revue Saguenayensia, l’histoire du septième art.

Saguenayensia et l’histoire du cinéma

CHRONIQUE / Le prochain numéro de la revue Saguenayensia présentera une dimension méconnue de l’histoire de la région. Il sera question de la vie culturelle, un thème beaucoup moins fréquenté que les aléas de la vie politique, la grande industrie, l’éducation ou la santé. L’angle s’annonce particulièrement intéressant, puisque la plupart des articles seront centrés sur le cinéma.

Lui-même cinéaste, fasciné depuis longtemps par les vieux documents tournés au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Philippe Belley signe un texte intitulé Préservation des archives audiovisuelles: le péril tranquille. Quand on sait que même en France, des longs métrages de fiction tournés dans les années 1930 sont considérés comme perdus, ainsi que l’a raconté Bertrand Tavernier dans l’excellente série diffusée par TV5, Voyages à travers le cinéma français, il y a matière à s’inquiéter.

Pierre-André Savard, lui, brossera un portrait de deux prêtres-cinéastes, Thomas-Louis Imbeau et Léonidas Larouche, tandis que Maxime Lamontagne s’attardera les salles de cinéma de Roberval. De son côté, Audrey Naud s’est intéressée aux oeuvres réalisées au cours des 60 dernières années, en lien avec le Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui nous amène, tout naturellement, vers le festival REGARD, examiné par l’historien Jérôme Couture-Gagnon.

Le lancement, tenu le 4 septembre, à 18h 30, à la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, s’inscrira dans la même foulée. On y projettera des extraits de films, tout en permettant aux personnes présentes – tous sont invités – de se procurer un exemplaire avant les autres. Ceux qui ne pourront s’y rendre n’auront qu’à contacter la Société historique du Saguenay, l’organisme derrière Saguenayensia, pour assouvir leur curiosité. Ses locaux se trouvent au 940, rue Jacques-Cartier Est, local C-103, à Chicoutimi. Le numéro de téléphone est 418 549-2805.

En prime, le nouveau numéro comprendra un article intrigant, surtout pour ceux qui ont travaillé au Progrès-Dimanche et au Quotidien dans les dernières décennies. Rédigé par Sara-Jeanne Lemieux, il a pour titre Trouvaille de l’archiviste: la collection de cahiers de coupures de presse du Fonds Maison de la Presse. Ces cahiers, qui regroupaient des articles correspondants à différentes thématiques, seront éternellement associés à notre ancienne secrétaire de rédaction Judith Cloutier.

C’est elle qui découpait les textes dans le journal et qui les collait dans le cahier approprié, de la même manière qu’on monte un scrapbook. Cette technique éveille le souvenir d’un monde sans Internet, un monde où la mémoire se logeait dans la tête des gens ou sur du papier, matériaux fragiles s’il en est.

UNE CHANSON DE MICHAËL

Michaël Girard vient de frapper un grand coup avec Donnons-nous la peine, une chanson écrite par Marc Dupré. Maintenant disponible sur les plateformes numériques, elle constitue le deuxième titre sorti dans les derniers mois, après On est là. Le chanteur originaire de Bégin raconte l’histoire d’un couple traversant des moments difficiles, mais qui tient bon, ce qui fait écho à son cheminement artistique. Après une période creuse, en effet, le voici revenu sous les réflecteurs, tant pour mettre en valeur son matériel que pour participer à des projets comme celui que pilote Québec Issime à Sherbrooke, le «revival» de Starmania. À cet égard, la dernière représentation aura lieu le 18 août. Ce sera l’ultime occasion de voir Michaël camper le rôle de Ziggy. — archives le progrès, mariane l. st-gelais

MARIE-NICOLE LEMIEUX AU DOMAINE FORGET

Le 18 août, à 20h, la contralto originaire de Dolbeau-Mistassini Marie-Nicole Lemieux se produira au Domaine Forget, dans le cadre de sa programmation estivale. Elle retrouvera des partenaires familiers, Les Violons du Roy, ainsi que le Choeur du Domaine Forget, à la faveur d’un concert à grand déploiement, dont l’oeuvre maîtresse sera le Schicksalslied de Brahms. Suivra un air de Chausson, Poème de l’amour et de la mer, de même que la Rhapsodie pour contralto, choeurs d’hommes et orchestre. Fait à noter: Les Violons du Roy seront dirigés par Jean-François Rivest, qui, au tournant des années 1980 et 1990, oeuvrait au sein de l’Orchestre symphonique du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ils clôtureront ce riche programme en s’attaquant à la Symphonie numéro 5 de Beethoven.

Lou-Adriane Cassidy

ARTS DES SENTIERS BATTUS

L’auberge Île du Repos de Péribonka est le théâtre de nombreux événements ces temps-ci. L’un d’eux sera de retour pour une 15e édition aujourd’hui, soit le microfestival Arts des sentiers battus. À compter de 21h, cette activité donnera la parole à des artistes ayant pour trait commun d’avoir été primés lors de différents concours. C’est ainsi que Laura Niquay, une chanteuse originaire de la communauté atikamekw de Wemotaci, se présente auréolée de sa participation à Vue sur la relève. De son côté, Lou-Adriane Cassidy (photo) fut l’une des finalistes, en 2017, du Festival de Granby. Quant au Jeannois Gabriel Bouchard, il a remporté la bourse Objectif Scène il y a deux ans et vient de décrocher cinq prix aux dernières Francouvertes. Toujours à propos de l’Île du Repos, le spectacle que Diane Tell devait donner samedi dernier a été annulé pour cause de laryngite. L’organisation souhaite l’accueillir l’été prochain.

ORGUE À L'ÉGLISE SAINT-DOMINIQUE

Après avoir donné des concerts en Allemagne, en Angleterre, en France et aux États-Unis, l’organiste Julien Girard se produira à l’église Saint-Dominique de Jonquière, le 14 août, à 19h 30. Il animera la deuxième soirée des Mardis de la Saint-Do en compagnie de la mezzo-soprano Claudine Ledoux, dont la carrière internationale est tout aussi florissante. Ensemble, ils proposeront un programme très intéressant, notamment des oeuvres de Purcell et Haendel en ouverture, suivies par un extrait des 10 Blake Songs de Vaughan Williams, deux titres de Samuel Barber, ainsi que des airs de Poulenc, de Fauré et de Verdi, entre autres choses. Le duo amorcera la soirée à la tribune avant de migrer vers le choeur pendant la pause, moment où le public sera invité à contribuer au financement de cette série sur une base volontaire.