Sylvie Roy et Daniel Paradis ont donné leurs noms à la formation Roy et Paradis Folk, laquelle présentera un spectacle le 10 février, à la Boîte à Bleuets d’Alma.

Roy et Paradis Folk de retour à Alma

Comme c’est souvent le cas pour les meilleures choses, la naissance de la formation Roy et Paradis Folk représente le fruit d’un heureux accident. La première étincelle a jailli il y a dix ans, à la marina de Saint-Gédéon. Pour s’amuser, Sylvie Roy et Daniel Paradis avaient sorti leurs guitares pour reprendre quelques chansons.

« Nous avons alors constaté que nous avions des affinités au plan vocal, ce qui explique que deux ans plus tard, nous avons monté un premier vrai spectacle. Il avait été présenté au cabaret tenu par Martin Lavoie à Saint-Bruno et déjà, nous faisions bande à part, parce que ça prend un front de bœuf pour aller dans quelque chose d’aussi pur. Nous faisons dans le moelleux, pas dans le rock’n roll », a lancé l’Almatoise il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au journal.

D’autres sorties ont suivi, y compris au Saguenay, où la formation à géométrie variable a joué au Bistro Café Summum de La Baie, ainsi qu’au Sous-Bois de Chicoutimi. Elle demeure cependant fidèle à ses racines jeannoises, ce dont témoigne le spectacle à l’affiche le 10 février à 20 h, à la Boîte à Bleuets d’Alma. Cette fois, les deux complices seront épaulés par Benoit Girard (banjo, guitare), Florent Robichaud (basse) et Jacques Grenier (percussions).

La pureté évoquée tantôt réfère aux chansons sélectionnées par les interprètes. Certes, tous reconnaîtront l’hymne de Simon and Garfunkel, The Boxer, mais la plupart de leurs reprises constituent des découvertes pour le public. « Cette fois-ci, nous ferons du Jason Mraz et des Civil Wars, un air de Daniel Bélanger et deux de Catherine Durand, entre autres. Nous retravaillons cependant les arrangements afin d’apporter notre couleur », fait observer Sylvie Roy.

La beauté de la chose est qu’au fil des années, les gens se sont attachés à plusieurs pièces, dont The Boxer. 

Il est devenu impossible de monter sur scène sans les intégrer au programme, mais l’artiste précise que la majorité des titres proposés le 10 février constitueront des nouveautés. « Notre public est large. Il comprend des personnes jeunes et d’autres qui le sont moins », mentionne-t-elle.

Le dernier spectacle du groupe a été présenté l’été dernier, dans le cadre des activités entourant le 150e anniversaire d’Alma. Quant à la Boîte à Bleuets, elle l’a accueilli il y a deux ans et le souvenir laissé par cette expérience alimente son optimisme en vue du prochain rendez-vous, accessible au coût de 15 $. « Nous avions réservé la salle et enregistré une salle comble, alors que 120 personnes étaient venues. Ça avait été extraordinaire », résume Sylvie Roy.