Encouragé par l’ouverture affichée par les nouveaux administrateurs de Diffusion Saguenay, Robert Hakim souhaite rencontrer la directrice générale, Isabelle Gagnon, au début de l’année, afin d’explorer des pistes de collaboration.

Robert Hakim veut rencontrer Diffusion Saguenay

Le promoteur Robert Hakim croit que la nomination de nouveaux administrateurs à Diffusion Saguenay ouvre des perspectives intéressantes. Après des années d’hostilité entre les deux parties, il se réjouit des signaux envoyés par la directrice générale, Isabelle Gagnon, et souhaite la rencontrer au début de la nouvelle année afin d’aborder différents dossiers.

« L’atmosphère n’est plus la même depuis l’arrivée d’Isabelle Gagnon et du président, Phil Desgagné.

Après dix années d’un régime qui était peu ouvert à des collaborations avec les diffuseurs privés, c’est le jour et la nuit, la lumière au bout du tunnel », a mentionné le patron des Productions Hakim, du Festival international des Rythmes du monde, ainsi que du Festival des bières du monde de Saguenay, au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

L’un des sujets qu’il entend aborder tient à la location des salles dont Diffusion Saguenay assume la gestion.

Elles n’étaient guère accessibles dans le passé, mais pourraient accueillir d’autres spectacles que ceux faisant partie de la programmation de ce diffuseur.

Obstacles

Il faudra cependant aplanir quelques obstacles pour que les privés y trouvent leur compte.

« Je pense particulièrement au Théâtre Palace Arvida, qui doit rouvrir ses portes à l’automne. Ma préférence aurait été que cette salle soit administrée par du privé, mais comme ce ne sera pas le cas, je souhaite qu’il y ait une ouverture vis-à-vis les producteurs de la région, qui organisent des spectacles, ce qui ne touche pas juste moi », souligne Robert Hakim, en mentionnant les gestionnaires de lieux comme le Vieux Théâtre, la salle Le Calypso, le Bistrot Café Summum et le 4 Barils.

Il estime que les frais de location devraient être adoucis pour ces acteurs de la scène culturelle.

Dans la même foulée, la vente d’alcool devrait faire l’objet de négociations, au même titre que le service de la billetterie.

Les deux représentent des sources de revenus importantes, en effet, une réalité encore plus tangible depuis l’effondrement du marché du disque.

« Les artistes compensent en demandant des cachets plus élevés. Même quand la salle est pleine, il faut compter sur la vente d’alcool et les frais de billetterie pour réaliser un bénéfice. Je suis d’avis que Diffusion Saguenay est en mesure de répondre positivement à ces demandes et qu’au sein de la nouvelle direction, il existe une volonté de le faire », estime Robert Hakim.

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UNE SYNÉRGIE ENTRE LE D'AUTEUIL ET LE PALACE

Lorsque Robert Hakim évoque un éventuel partenariat avec Diffusion Saguenay, relativement au Théâtre Palace Arvida, une partie de son attention est tournée vers Le D’Auteuil. Copropriétaire de cette salle, qui vient de rouvrir ses portes à Québec, sur la rue Saint-Joseph, il estime que ces lieux de diffusion ont plusieurs choses en commun.

« Ils possèdent des jauges similaires, ce qui permet d’accueillir 400 personnes assises et 600 debout. À Québec, c’est un format avantageux, puisqu’il y a peu de concurrence à l’intérieur de ce format. C’est plus grand ou plus petit. Le marché est ouvert et comme bien des salles réservent les meilleures dates aux humoristes, un phénomène qu’on remarque dans toutes les régions, il existe des possibilités intéressantes du côté de la chanson », fait valoir le promoteur.

Un autre point de convergence se rapporte à la nature des spectacles. Il croit en effet que Le D’Auteuil et le Théâtre Palace Arvida offrent un cadre idéal pour les propositions épousant un caractère festif. Donnant l’exemple de Loud, des Trois Accords et des Cowboys Fringants, Robert Hakim voit des occasions de synergie qui pourraient se concrétiser à moyen terme.

Responsable de la programmation au D’Auteuil, alors que le volet administratif est chapeauté par son partenaire, André Gagné, du festival Woodstock en Beauce, il sera bien placé pour identifier les projets susceptibles de se concrétiser à Québec et au Saguenay. « La salle que nous venons d’ouvrir, c’est un cadeau pour le milieu de la chanson et l’idée, c’est de faire voyager les spectacles », insiste le promoteur. 

Il ajoute que d’ici au 31 décembre, Le D’Auteuil accueille les Porn Flakes et différents invités. Suivra une pause qui s’étirera jusqu’en février, alors que la programmation d’hiver sera dévoilée. En plus des spectacles proposés par les propriétaires de la salle connue précédemment sous le nom du Cercle, certains seront offerts par des artistes ayant procédé à une location.