Dans cette adaptation de l’oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle, on retrouve Sherlock Holmes et Dr Watson au siècle dernier, prêts à enquêter au Devonshire.

Rire de bon coeur avec Sherlock Holmes

Dans un habile mélange de blagues et d’intrigues, les trois comédiens du Théâtre Advienne que pourra ont ravi les centaines de spectateurs venus assister à la comédie policière Sherlock Holmes et le chien des Baskerville, jeudi soir au Théâtre Banque Nationale à Chicoutimi.

Dans un habile mélange de blagues et d’intrigues, les trois comédiens du Théâtre Advienne que pourra ont ravi les centaines de spectateurs venus assister à la comédie policière Sherlock Holmes et le chien des Baskerville, jeudi soir au Théâtre Banque Nationale à Chicoutimi. 

L’aide du célèbre détective et de son fidèle acolyte est ici requise pour résoudre un mystère terrorisant les habitants du Devonshire. Une sinistre bête s’en prend aux héritiers du Domaine des Baskerville, tout comme dans l’oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Dès les premières secondes, l’auditoire est mis dans une ambiance énigmatique... sauf qu’elle ne dure pas longtemps. 

Philippe Robert, qui interprète Dr Watson, doit interrompre le spectacle pour une annonce cruciale. Étienne Pilon et François-Simon Poirier, qui jouent respectivement Sir Henry de Baskerville et Sherlock Holmes, doivent aussi laisser tomber leur rôle quelques instants. Ce jeu avec les conventions théâtrales est sûrement ce qui a fait le plus rire l’assistance, tout le long de la pièce. 

« Il n’y a pas de petit rôle, que des petits cachets ! », affirme par exemple le trio, qui salue aussi plusieurs fois les gens de Chicoutimi.

Car même quand les comédiens paraissent être dans leur état normal, ils sont finalement toujours en train de jouer. Et c’est toute une performance qu’ils offrent dans cette adaptation en français d’une pièce britannique, où les répliques sont bien choisies. Les références à l’oeuvre originale sont bien dosées. « Élémentaire, mon cher Watson ! »

Sherlock Holmes, Dr Watson et Sir Henry se rencontrent pour la première fois dans un sauna de Londres, une scène cocasse.

On retrouve trois artistes sur scène, mais beaucoup plus de personnages, autant des hommes que des femmes, ce qui déclenche souvent l’hilarité. En jouant avec leur public, les comédiens doivent faire attention à ne pas perdre leur concentration, ce qui ne doit pas être facile.

Les versions de Sherlock Holmes sont multiples, mais on a cette fois affaire au détective du siècle dernier, pipe à la bouche. Le Dr Watson, lui, semble plus idiot que jamais, et la profonde amitié entre les deux hommes parait de plus en plus présente au fil de l’histoire.

Les détails ont une grande importance dans cette pièce. La trame sonore plonge les spectateurs dans la bonne atmosphère. Les changements de costumes, sans être toujours complets, sont efficaces. L’exécution des comédiens à ce sujet mérite d’ailleurs d’être soulignée, surtout lorsqu’ils reprennent la suite des évènements en accéléré. Un bijou. Une seule perruque a été mise de travers sans qu’on puisse deviner si c’était voulu ou non, et c’est justement ces interrogations à distinguer le vrai du faux qui guident le spectacle. Pour cette dernière représentation avant Noël, François-Simon Poirier s’est même permis une petite folie improvisée, mais on gardera la surprise dans ces lignes au cas où il voudrait récidiver. Rires assurés. Le Quotidien s’est peut-être même fait jouer un tour, qui sait ?

La mise en scène de Frédéric Bélanger compte sûrement beaucoup aussi dans le succès de cette comédie qui bouge beaucoup. Le décor, une impressionnante composition d’escaliers sous lesquels les comédiens peuvent se cacher, est très bien utilisé.

C’est sans surprise que la troupe s’est mérité une ovation debout.