Énergisante performance des sympathiques gars de MARVL, du Studio Party Time, qui ont fait vibrer la foule avec leurs acrobaties et leur sens du rythme, sur Say My Name, d’Odesza.

«Danser pour gagner»: merveilleux MARVL

Numéros enlevants, ambiance survoltée, cris stridents d’un public en délire : ça cassait la baraque à la première de «Danser pour gagner», animée par Olivier Dion mercredi soir sur V. Des six premières équipes, les deux troupes de Québec, MARVL et QMDA, ont franchi la première étape, non sans peine pour la seconde.

Les sept filles de QMDA l’ont effectivement échappée belle. C’est avec elles que les juges se sont montrés les plus sévères après leur prestation sur Respect d’Aretha Franklin. Kim Gingras a aimé leur technique, «mais il faut plus de danse urbaine», leur a-t-elle dit. Denis Bouchard leur a reproché leurs costumes lignés, roses et noirs — «je me pensais chez l’optométriste!» —, mais aussi de porter des lunettes fumées comme le groupe précédent, Dead Angle Crew. Ironie du sort, c’est ce dernier groupe qui a été éliminé de l’aventure par les juges à la fin de l’émission.

Énergisante performance des sympathiques gars de MARVL, du Studio Party Time, qui ont fait vibrer la foule avec leurs acrobaties et leur sens du rythme, sur Say My Name, d’Odesza. À un certain moment, on ne savait plus où regarder. On les sentait vouloir en mettre plein la vue pour obtenir une place dans la compétition, et ce fut réussi. «Vous êtes pas obligés de sourire tout le temps», leur a lancé Denis Bouchard. «Sinon vous allez devenir les Chippendales de la danse urbaine. Vous cassez dans le rythme, cassez dans l’attitude.» Laurence Nerbonne a souhaité les entendre davantage «rugir». MARVL a été parmi les trois équipes sauvées en premier, et reviendra dans deux semaines.

La production de Julie Snyder, qu’on a vue faire une apparition express, en donne plein la vue à l’écran mais n’est pas parfaite. Jouer avec le direct comporte toujours des risques, surtout un soir de première. Caméras qui s’égarent ou ne montrent pas la bonne équipe, son pas optimal, surtout durant les chansons, beaucoup d’écho, vidéos qui ne partent pas au bon moment, j’imagine qu’on saura ajuster tout ça dans les prochaines semaines.

Au fait, inutile de crier dans le micro sur scène ou en coulisses, on vous entend. Préservez vos cordes vocales et nos pauvres oreilles. Parce qu’à ce volume-là, personne n’aura plus de voix au bout de la deuxième émission. La voix de Julie Ringuette, la plus perçante, peut devenir particulièrement irritante.

Comme les juges ne donnent pas de points, difficile de prédire qui peut gagner. J’ai été surpris de voir les gars de Dead Angle Crew, de Montréal, éliminés. Mis à part le numéro d’ouverture, sur Montréal XO de Laurence Nerbonne, c’est la seule troupe à avoir dansé sur une chanson québécoise, en l’occurrence une version remixée de 8 secondes des Cowboys Fringants. Et c’était fort réjouissant. D’ailleurs, ce serait bien qu’on inscrive à l’écran les titres des chansons sur lesquelles les troupes ont dansé, pas un petit détail.

Des trois juges, Laurence Nerbonne est la moins à l’aise dans sa livraison de commentaires, et consultait beaucoup ses notes. Mais on n’est qu’à la première. Les autres troupes qui ont survécu à la première étape sont Rockwell Family, Womanity et T.eenagers. Une autre troupe du Studio Party Time à Québec, Gossip, prendra part à l’émission de mercredi prochain. La compétition est lancée.