Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

VENDREDI

C.B. STRIKE

SUPER ÉCRAN À 23H

Série inspirée des romans de J.K. Rowling. Un détective doit élucider la mort suspecte d’un mannequin.

***

SAMEDI

LE GRAND SPECTACLE DE LA FÊTE NATIONALE
DANS LA CAPITALE 2018

TÉLÉ-QUÉBEC À 21H30

Garou, Gregory Charles et Isabelle Boulay coaniment la soirée sur les Plaines.

***

DIMANCHE

LE GRAND SPECTACLE DE LA FÊTE NATIONALE À MONTRÉAL 2018

ICI RADIO-CANADA TÉLÉ À 20H

Spectacle de la veille, sur la place des Festivals, animé par Guillaume Lemay-Thivierge.

***

LUNDI

QUÉBEC SUR DEMANDE

ICI RADIO-CANADA TÉLÉ À 18H30 ET 23H

Maxime Denis et Sandra Lalancette pilotent ce nouveau magazine. Première invitée: Véronique Cloutier.

Télé et radio

Luc Bellemare, à la barre de «L’antichambre»

CHRONIQUE / Luc Bellemare devient l’animateur principal de «L’antichambre», de retour cet automne pour une 11e saison à RDS. À l’emploi de la chaîne sportive depuis bientôt 20 ans, il prend la relève de Stéphane Langdeau, du lundi au jeudi à 21h30 (ou après le match), alors que Pierre Houde et Chantal Machabée se relaieront dans le même siège, le vendredi et le samedi.

Depuis le départ de Langdeau, qui était là depuis le début, Luc Bellemare est celui qui a animé le plus souvent ce rendez-vous des amateurs de hockey. Le diffuseur considère qu’il a fait ses preuves pour piloter une émission, notamment à Entre deux matchs avec Gaston Therrien et Benoît Brunet, sur RDS Info.

Même si on procédera à d’autres changements mineurs, la formule de L’antichambre demeure la même. RDS répète tenir à cette franchise, émission phare de l’antenne depuis 2008. Rappelons que Stéphane Langdeau avait dû quitter RDS en mars dernier, après avoir été la cible d’une plainte à la Sûreté du Québec de la part de l’ancien animateur de radio Gary Daigneault. Il n’est pas question d’un retour pour Langdeau à RDS.

Par ailleurs, RDS annonçait hier l’arrivée d’Avec pas d’match, un nouveau rendez-vous coanimé par les comédiens Nicolas Pinson et Salomé Corbo sur RDS Info, RDS.ca et l’application RDS. Maîtres de l’improvisation, ceux-ci commenteront en temps réel 20 matchs du Canadien en compagnie d’invités. Derrière eux, on pourra voir le match en cours sur un écran géant, mais sans le son de RDS. Gildor Roy, Sophie Cadieux, Pier-Luc Funk, Rémi-Pierre Paquin et Pierre-Yves Lord ont confirmé leur présence, mais on souhaite avoir plus de femmes dans la liste. Des panellistes de L’antichambre pourront aussi apporter leur contribution à cette émission, qui fera beaucoup appel aux réseaux sociaux. RDS souhaite ainsi élargir l’auditoire du hockey, particulièrement chez une clientèle jeune. Les dates de diffusion seront déterminées à partir du calendrier de la LNH, dévoilé jeudi.

Télé et radio

«Les Chefs!»: Antoine gagnant, Laurent deuxième

CHRONIQUE / «Ça va être chaud», avait prédit Laurent. Et ce fut le cas. Après la seule femme, Ann-Rika Martin, à l’avoir emporté l’an dernier, Antoine Baillargeon, de Montréal, devient le septième homme vainqueur des «Chefs!» Laurent Matte-Boily, du restaurant Chez Saint-Pierre, au Bic, a terminé deuxième, alors qu’Andrée-Ann Lachance, du Ciel Bistro Bar à Québec, a été éliminée après les entrées.

C’est avec du pigeonneau, un de ses produits préférés, et un pouding chômeur réinventé qu’Antoine, sous-chef chez Maison Boulud, a séduit les trois juges. Preuve qu’il ne faut jamais se décourager, Antoine s’était déjà inscrit aux auditions des Chefs! il y a quatre ans, sans être choisi. «C’était l’année de Jérôme Rouault, avec qui je travaillais, qui a gagné, et j’étais très content pour lui», se souvient Antoine, joint au téléphone après sa victoire. C’est son patron, le chef exécutif Riccardo Bertolino, qui l’a convaincu de se réessayer, et le voilà gagnant.

Pour cette finale, qui se tenait pour la première fois à la fin du printemps plutôt qu’en septembre, les trois finalistes disposaient de cinq heures pour préparer un menu gastronomique de quatre services, inspiré des saveurs de leur enfance ou de moments marquants de leur vie. Tous les plats donnaient l’eau à la bouche.

Je dois dire que, jusqu’au dernier instant, je n’aurais pu prédire la victoire d’Antoine. Parce que le menu de Laurent, portant la signature du Bas-du-Fleuve, récoltait davantage d’éloges des juges. Le concurrent lui-même était pleinement confiant, donnant un bon spectacle durant toute l’heure. Son entrée de cerf au poivre sauvage avec son espuma d’oignons et soya «frisait la perfection», au dire de Jean-Luc Boulay. Ça s’est donc joué sur le plat principal. «Le niveau technique d’Antoine était supérieur», a souligné le juge, préférant le pigonneau à la morue noire vapeur de Laurent. «Ça prend du croustillant, ça prend une tuile!» a lancé M. Boulay, au sujet du parfait à l’érable de Laurent, sûrement très bon, mais trop peu garni. Une tuile pour l’aspirant-chef, qui s’était dit dès le départ : «Do your best, forget the rest» («Fais de ton mieux, oublie le reste»).

Par contre, l’élimination d’Andrée-Ann après les deux entrées n’a pas été une surprise. Pas que ses assiettes ne semblaient pas appétissantes, mais les juges s’entendaient pour dire qu’elle avait choisi des plats plus faciles à cuisiner que ses deux compétiteurs. Sa deuxième entrée, les champignons en trois façons, «manquait de finesse et de raffinement», a commenté Normand Laprise.

Laurent, qui aime le risque, on le sait, semblait prendre plaisir à augmenter le niveau de stress, en garnissant au tout dernier instant, et en laissant brûler sa cuillère de bois. «Il aime ça jouer avec le feu», a blagué Normand Laprise. Même un champion commet des erreurs; Antoine a oublié d’ajouter ses chips de peau de poulet à son entrée, et a servi un pouding chômeur qui ressemblait à un dessert aux fraises. «C’était un clin d’œil à ce dessert rustique, que je voulais alléger», explique le gagnant. On a craint un moment que l’oubli des chips lui coûte la victoire, mais ça n’a pas été le cas. «C’est vraiment une erreur de stress. Elles étaient juste à côté de moi en plus! Je les ai quand même servies aux juges après l’émission.»

Antoine, qui a remporté 20 000 $ en bourse, ignore encore ce qu’il en fera. «Je vais juste le placer pour l’instant, peut-être voyager.» Il se réjouit du voyage à Londres qui complète le prix, une destination qu’il n’a jamais visitée. À plus long terme, comme la plupart des gagnants des Chefs!, Antoine souhaite ouvrir son propre restaurant. «J’attends la bonne opportunité. Je suis chez Maison Boulud depuis six ans, je suis prêt à passer à la prochaine étape.»

«L’EFFET WOW» DE SÉBASTIEN DIAZ

Après cinq ans de Voir et quatre ans de Formule Diaz à Télé-Québec, Sébastien Diaz animera un nouveau magazine culturel, l’hiver prochain sur ICI ARTV et ICI Radio-Canada Télé. Ne vous attendez pas à entendre de la critique à L’effet wow, qui se nourrira des coups de cœur artistiques de l’animateur. L’émission d’une heure sera tournée dans différents endroits chaque semaine. Sébastien Diaz y mènera des entrevues, mais permettra aussi au public de poser des questions aux artistes invités. On donnera même la parole à des aînés dans un segment intitulé «La ligue du vieux poêle». L’animateur parle d’«un gros paquet de gomme balloune qui va plaire à tout le monde». Diaz n’est pas en froid avec Télé-Québec, où il poursuivra la coanimation de Format familial avec sa femme, Bianca Gervais. L’effet wow ne compromet en rien Esprit critique, autre magazine culturel d’ICI ARTV, de retour à l’automne.

Chronique

Un décor en «odorama»

CHRONIQUE / Je ne vous mens pas : même le décor de la nouvelle comédie «Discussions avec mes parents» sent l’humidité des vrais sous-sols de banlieue, restés figés dans les années 80. La moquette partout, les divans «chesterfields», les teintes d’orange et de brun, on s’y croirait. En mettant le pied en studio à Ville Lasalle, où on a recréé la maison de son enfance, François Morency a rapidement pu s’imprégner de son rôle de fils qui rend visite à ses parents. Comme dans la vraie vie.

Diffusée cet automne sur ICI Radio-Canada Télé et réalisée par Pascal L’Heureux (Les pêcheurs), la série de 13 demi-heures, actuellement en tournage, est inspirée du livre Discussions avec mes parents, fruit de conversations cocasses au téléphone.

Sur le plateau, où on tourne encore pour une trentaine de jours, plusieurs journalistes avaient l’impression de revivre leur enfance, tellement l’endroit leur semblait familier. Le décor n’est pas une réplique parfaite de la maison d’enfance de Morency, mais presque. L’équipe a pu compter sur les images de Viens-tu faire un tour?, dans laquelle l’humoriste a revisité cette maison, qu’il a habitée de sa naissance à 24 ans, et que ses parents ont vendue il y a 20 ans. Sur les murs, des cadres montrent les photos d’enfance des vrais acteurs et actrices.

En voyant Morency et ses parents d’adoption, Vincent Bilodeau et Marie-Ginette Guay, tourner une scène, j’y ai vraiment cru. François arrive à la maison, s’assoit avec son père, les deux se regardent sans savoir quoi se dire, en espérant que la mère arrive au plus vite pour meubler les discussions. J’avais l’impression d’avoir mon père au téléphone, qui me passe ma mère après m’avoir rapidement demandé comment j’allais.

Entre les rires, certaines scènes viendront émouvoir le public. Comme celle où François découvre que son père, qui ne l’a jamais complimenté sur sa carrière, accumule dans des scrapbooks des coupures de journaux sur son célèbre fils. «C’est la seule personne que j’avais l’impression de ne pas parvenir à satisfaire. Les scrapbooks, c’était sa façon de me dire qu’il s’intéressait à moi. Ça m’a un peu chamboulé quand on a tourné cette scène», reconnaît-il.

À peine 20 % du livre se retrouve à l’écran, tout le reste ayant été créé pour la série. Dans une autre scène, François arrive à la maison avec une boule intelligente, réplique du Google Home, à qui on peut demander la météo ou de faire jouer une chanson. Le cadeau est plutôt mal reçu. «Ça n’est jamais arrivé mais ça aurait pu. Tout ce que j’invente doit respecter la logique de ce que sont mes parents.» On a aussi joué sur l’âge des personnages; les parents de François, qui ont en réalité 90 ans, ont été rajeunis de 15 ans; François a cinq ans de moins et devient l’aîné de son frère et de sa sœur, joués par Blaise Tardif et Caroline Bouchard.

Dans l’histoire, la maison est située dans Saint-Sacrement, mais seules quelques scènes de transition ont réellement été tournées à Québec. Les scènes extérieures sont tournées dans le Vieux-Longueuil, alors que tout le reste est tourné en studio. On verra aussi Morency dans un condo montréalais, et dans ses rencontres amoureuses, qui tournent inévitablement au désastre, dont une avec une femme mariée. Tirée de la vraie vie? «Oui, et d’aplomb à part ça!» répond Morency. Quelques flashbacks nous montreront le petit François, enfant.

Comme les lecteurs du livre, vous risquez de reconnaître des membres de votre famille. «C’est universel. Nos parents nous exaspèrent tous un peu mais on les aime», affirme le producteur Guillaume Lespérance. Chez les Morency, tout le monde, à un moment ou à un autre, devient le souffre-douleur du reste de la famille. Mais on sent toujours beaucoup d’affection dans ce clan tissé serré. «Ce n’est pas une famille déchirée, il n’y a pas de chicanes.»

LE BEAU DIMANCHE LE PLUS REGARDÉ

La présence de Luc Lavoie, Martine Ouellet, Antoine Bertrand et Robin Aubert a permis au Beau dimanche d’obtenir son plus gros score depuis ses débuts avec 600 000 téléspectateurs sur ICI Radio-Canada Télé. Mais c’est le talk-show Les poilus qui arrive premier dimanche soir, suivi par 653 000 amoureux des animaux. Michel Barrette arrive troisième avec Viens-tu faire un tour?, regardée par 586 000 fidèles.

Télé et radio

Luc Lavoie à Radio-Canada: pourquoi pas?

CHRONIQUE / Luc Lavoie se retrouvera-t-il à Radio-Canada cet automne? «Évidemment que ça me tenterait», a-t-il dit sans hésiter à l’émission Le beau dimanche. Le commentateur des deux dernières années à «La joute» à LCN a une hypothèse pour expliquer son «renvoi» de TVA : «Je servais de leçon aux autres». Selon lui, le diffuseur se serait servi de son cas pour dire à ses autres vedettes que c’est ce qui les attendait s’ils choisissaient de résister à leur exigence d’exclusivité. Malheureusement, l’animateur Jean-Philippe Wauthier n’a pas relancé son invité sur cette étonnante réponse, peut-être trop pressé par un agenda chargé dimanche.

Le Soleil annonçait mercredi que Luc Lavoie avait accepté de faire de la radio avec Bernard Drainville au 98,5 à partir du mois d’août. TVA lui a demandé d’y renoncer, mais il a refusé. «Je tiens ma parole», a-t-il dit. Depuis ses dernières discussions avec TVA, Luc Lavoie n’a pas reparlé à Pierre Karl Péladeau, dont il a longtemps été le bras droit et ami. Après 20 ans chez Québecor, il reconnaît avoir été déçu de cette décision. «Un peu, un peu. Mais les affaires sont les affaires», reconnaît-il. De là à se laisser aller au découragement, quand même pas. «Il y a des émotions qui viennent en jeu, mais il faut retomber sur ses pieds et continuer.» Ne lui reste maintenant que Radio-Canada pour s’exprimer à la télé, diffuseur qu’il a pourtant maintes fois pourfendu, alors qu’ICI RDI bâtit justement l’équipe de sa nouvelle émission de 16h, contre La joute.

«On va passer à l’histoire pour une chose, toi et moi: on s’est fait sacrer à la porte en même temps, le même jour!» a-t-il blagué au sujet de Martine Ouellet. Quelques jours après avoir obtenu un faible vote de confiance de 32%, la bientôt ex-chef du Bloc québécois était tout sourire dimanche. On était loin de la mine déconfite à Tout le monde en parle, l’hiver dernier. Si Martine Ouellet se reproche une chose, c’est d’avoir cru que les membres du Bloc assumaient leur mandat de faire la promotion de l’indépendance. Selon elle, le fait que «les démissionnaires ne reviendront pas» est bien la preuve qu’elle n’était pas le principal problème. Elle croit aussi que le fait qu’elle soit une femme a joué contre elle.

Luc Lavoie, qui n’a jamais épargné Martine Ouellet à La joute, s’est retenu cette fois. «En politique, on attaque les idées, pas les personnes», a-t-il dit, rappelant être allé manger au restaurant avec elle. Antoine Bertrand a questionné la politicienne en sabbatique forcée sur le faible appui à la souveraineté, particulièrement chez les jeunes. «La jeunesse était de votre bord [autrefois]», a-t-il rappelé. Ouellet est plutôt convaincue que les luttes intestines au sein du mouvement indépendantiste ont torpillé le concept d’indépendance, pourtant tout aussi pertinent, croit-elle.

En début d’émission, Antoine Bertrand a raconté être parti trois mois en voyage, notamment au Sénégal, où il a assisté à un combat de lutte avec frappe, le sport national. Il s’est retrouvé le seul Blanc de l’assistance, à devoir accorder des entrevues à des médias sénégalais, étonnés par sa présence!

On ne peut qu’aimer la franchise de Robin Aubert, dont le film Les affamés a remporté huit trophées du Gala Québec Cinéma. Il se surprend qu’on ait qualifié sa sortie sur la distribution déficiente de son film de «coup de gueule». Il considère n’avoir dit que la vérité. «Qui va m’empêcher de faire des films?» a-t-il demandé à l’animateur, qui soulignait le courage de sa franchise.

Aubert n’a pu s’empêcher de ridiculiser le propriétaire de salles de cinéma, Vincent Guzzo, convaincu qu’il s’agit d’un personnage inventé. «Chu sûr que le soir, y est en Speedo, y regarde Tu dors Nicole, pis y’aime ça. […] On dirait un personnage de Pierre Falardeau», a-t-il imagé. Aubert, qui tourne une série policière en anglais à Montréal pour CBC, a aussi raconté que Michel Côté l’avait texté, froissé par un commentaire dans son discours de remerciement. Les deux ont fini la conversation en se disant qu’ils s’aimaient.

Pour commenter, rendez-vous sur ma page Facebook.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Télé et radio

Québecor et la radio: d'autres départs

CHRONIQUE / Mario Dumont et Luc Lavoie ne sont pas les seules personnalités de Québecor à devoir choisir entre un employeur ou un autre; j’ai appris que d’autres noms comme Richard Martineau, Antoine Robitaille, Jonathan Trudeau et Kevin Raphael doivent aussi renoncer à des contrats chez la concurrence, ou pourraient avoir à le faire très prochainement.

Quelques explications sont possibles. Parmi elles, La Presse+ révélait mercredi que Québecor montrait beaucoup d’intérêt pour l’acquisition de stations de radio, un marché qui se porte assez bien, en comparaison avec la télé et les journaux. Des sources rapportent aussi que l’entreprise lancera sa propre radio sur Internet dès l’automne, en attendant d’acquérir une «vraie» station et d’obtenir une licence en bonne et due forme. On souhaiterait que les animateurs et chroniqueurs maisons privilégient cette nouvelle radio plutôt que celles de la concurrence. À suivre.

Ainsi, des sources soutiennent que Richard Martineau quitte son micro de CHOI Radio X, où il anime une émission quotidienne depuis août 2015, de même que son coanimateur Jonathan Trudeau. Les deux écrivent dans les quotidiens de Québecor et apparaissent à LCN et à TVA. Le chroniqueur politique du Journal de Montréal et du Journal de Québec, Antoine Robitaille, qui participe à l’émission Drainville PM avec Alec Castonguay au 98,5, mettra fin pour de bon à cet engagement cet été. En comptant ses années avec Benoît Dutrizac, voilà 10 ans qu’il commentait l’univers politique à l’émission du midi de cette station montréalaise. On peut aussi l’entendre à Première heure sur ICI Radio-Canada Première à Québec. Enfin, Kevin Raphael, qui avait confirmé sa participation à la nouvelle émission Véronique et les Fantastiques cet automne à Rouge FM, a dû y renoncer à la demande de Québecor. L’animateur a sa propre émission à TVA Sports, Le Kevin Raphael Show. Pour sa part, Ève-Marie Lortie, qui a quitté le FM93 hier, a bien précisé qu’elle ne le faisait pas à la demande de Québecor.

Déjà, Mario Dumont abandonnera dans quelques semaines sa participation à la commission Curzi-Dumont, le matin avec Paul Arcand au 98,5, pour se consacrer à sa quotidienne à LCN et à d’autres projets, qui n’ont pas été dévoilés. Impossible toutefois de confirmer qu’on lui a vraiment laissé le choix. Rappelons que son épouse, Marie-Claude Barrette, anime aussi Deux filles le matin à TVA.

Pour l’instant, de tous ces noms, seul Luc Lavoie a préféré honorer son contrat de radio avec Cogeco, plutôt que de poursuivre à La joute et à Mario Dumont; il participera dès le mois d’août à l’émission Drainville PM au 98,5 à Montréal et à d’autres émissions du réseau. Selon plusieurs sources, il semble peu probable que Bernard Drainville reste parmi le panel de La joute à LCN, tout en poursuivant son travail au 98,5. Il n’a pas retourné les appels du Soleil. On peut dire que le portrait de Drainville PM, qu’il anime de midi à 15h à la radio, changera passablement. En plus d’Antoine Robitaille, l’émission perdra un autre collaborateur, Alec Castonguay, qui a d’autres projets pour l’automne.

Ce n’est pas la première fois que Québecor tenterait une expérience de radio sur Internet. En 2013, le site du Journal de Montréal s’était prêté à l’exercice, notamment avec Gilles Proulx et Sophie Durocher. L’expérience fut de courte durée.

J’ai reçu de très nombreux messages depuis hier, la plupart déplorant le départ de Luc Lavoie de La joute. Celui-ci pourrait-il être repêché par Mordus de politique, la nouveauté de Sébastien Bovet sur ICI RDI, qui affrontera celle de LCN à 16h cet automne? Encore trop tôt pour le dire, même s’il est permis d’y croire.

Télé et radio

Un duo drôle et mordant

CHRONIQUE / Excellentes l’an dernier, Édith Cochrane et Guylaine Tremblay n’avaient pas la tâche facile dimanche soir : attirer un large public avec comme matière première, des films en nomination que les gens ont très peu vus, avec un temps superbe à l’extérieur. C’est bien souvent le cas du Gala Québec Cinéma, que présentait ICI Radio-Canada Télé dimanche soir et qui a couronné Les affamés. Un peu moins surprenantes, les deux femmes n’en ont pas été moins mordantes.

Après avoir constaté que l’élastique tenait le coup l’an dernier, le duo d’animatrices n’a épargné personne dans un numéro d’ouverture juste assez cinglant. Beaucoup d’autodérision et d’ironie. «C’est vrai que dans le milieu, on attend que les abuseurs soient morts pour les dénoncer», a lancé Guylaine Tremblay pour souligner que le cinéma québécois avait été épargné par la vagues de dénonciations cette année, une allusion à Claude Jutra, qui a hanté le gala ces dernières années.

Bonne idée de rapprocher les tables des spectateurs, question que ce monde se parle un peu plus. «Y’a des films d’auteur qui vont finir par être le fun à regarder. Pis encore, y’a peut-être des films populaires qui vont finir par être bien écrits», a blagué Édith Cochrane. Pas de motomarine comme aux Oscars pour récompenser les remerciements les plus courts, mais une location de pédalos sur la rivière des Mille-Isles. À ce titre, les gagnants n’ont pas abusé de leur temps pour dire merci.

Le duo d’animatrices a parlé de deux films de zombies en nomination: Les affamés... et Pour vivre ici de Bernard Émond, avec une Élise Guilbault errant dans la ville. «En tout cas, est’ ait bonne!» a lancé Guylaine Tremblay. Plutôt que de se battre contre la perception d’un cinéma québécois déprimant, les deux animatrices s’en sont amusées. Entre autres avec cette fausse bande-annonce d’un film intitulé «La défriche». «Coupe à blanc, coupe à vin, coupe à vaincre!» scandaient gravement Édith Cochrane en mariée qui pleure et Guylaine Tremblay en femme des bois. Sketch très drôle du même duo en donneurs de subventions, qui posent des questions insensées, comme «pourquoi ça s’intitule Pieds nus dans l’aube si le personnage principal est toujours en souliers?»

Déjà quand on l’a vu dans 30 vies, on a su que Théodore Pellerin, révélation de l’année pour Chien de garde, irait loin. Récompensée pour son rôle de soutien dans Les affamés, Brigitte Poupart a eu la gorge nouée en remerciant Robin Aubert d’offrir «des rôles féminins qui sortent des clichés», puis a salué «toutes celles qui se lèvent et dénoncent».

Même si les films dits populaires ont été ignorés pour la catégorie principale, on a demandé à Patrick Huard de saluer le travail des scénaristes, ce qu’il a fait de manière percutante. Parce que tout part d’une bonne histoire. Nicole Bélanger a gagné pour le très beau Les rois mongols, un baume sur un cancer qu’elle a vaincu.

L’«hommagé» de la soirée, André Forcier, n’est pas un tribun, mais son cinéma est puissant et singulier, et on le sentait en revoyant les extraits de ses films. «Vous empiétez sur mon temps», a-t-il dit sur un ton bourru pour faire taire les applaudissements et lancer un discours tout sauf enjoué, égal au personnage. «Mes fils n’arrêtent pas de triper sur tes films, mon estie», a-t-il envoyé à Robert Morin. Deux conseils en terminant : «Au cinéma, il faut être plus intelligent que le problème. Deuxio : les idées passent par les émotions, pas le contraire.»

Remerciements trop courts – c’est rare qu’on dit ça – de Robin Aubert, récompensé pour ses Affamés, qui a salué ses deux mentors André Forcier et Robert Morin, «même si vous avez un caractère de marde». «L’important, c’est de participer», a conclu le réalisateur dans l’hilarité générale. Christian Bégin a le sens de la formule; il a remercié le premier assistant du film «Le problème d’infiltration», Jean-Martin Gagnon, qui a suggéré son nom au réalisateur. «Robert Morin m’a googlé et a dit : « je pense que c’est une ostie de bonne idée ». […] «On a besoin de gens comme toi, Robert Morin», a-t-il lancé au réalisateur, parvenant à l’émouvoir, ce qui n’est pas un détail.

Pas convaincu de la présentation un peu conventionnelle et très récitée des titres en nomination pour l’Iris du meilleur film, saupoudrés ici et là dans la soirée par plusieurs personnalités. Une méthode paresseuse, qui manquait de punch. Les textes de présentation des catégories par des acteurs invités n’étaient pas toujours drôles. Dans les circonstances, Édith Cochrane et Guylaine Tremblay se sont acquittées de leur tâche avec brio, donnant du relief à un gala qui en aurait manqué autrement.

Télé et radio

La fin du «Grand journal», il y a 10 ans

CHRONIQUE / Nous sommes le 30 mai 2008. Au jardin de Saint-Roch, devenu le parc Jean-Paul-L’Allier, Bruno Savard et Lisa-Marie Blais présentent le dernier «Grand journal» de TQS Québec, dans son format d’une heure. Le ton est solennel, les larmes coulent, c’est la fin des nouvelles chez le mouton noir, telles qu’on les a connues durant deux décennies. Dix ans plus tard, qu’est-il resté de l’info à la TQS? Et où sont allés les fidèles du «Grand journal»?

La décision des nouveaux propriétaires de TQS, les frères Rémillard, d’abandonner l’information a résonné comme un coup de tonnerre dans le monde de l’information au Québec. La réaction a été épidermique, laissant un maire Labeaume furieux lancer en pleine conférence de presse : «Remstar, allez-vous-en chez vous, on ne veut pas vous voir ici!» Ça vous donne une idée de l’ambiance. Depuis, les esprits se sont calmés, plusieurs anciens employés ont obtenu des sommes d’argent qui leur étaient dues après une longue bataille, mais plusieurs, surtout des techniciens, n’ont pas retrouvé d’emploi.

«À Québec, le choc a été encore plus grand, parce que la station a toujours fait ses chiffres. J’ai même entendu qu’on fournissait de l’argent au reste du réseau, tellement on était rentable», raconte Bruno Savard, qui coanimait Le grand journal avec Josée Turmel, deuxième après TVA dans les sondages. En présentant son dernier bulletin après six ans à cette station, il n’avait toujours pas baissé les bras. «J’étais plein d’espoir qu’on puisse refaire de l’information à TQS. J’avais eu des échanges très intéressants avec les propriétaires. J’étais pressenti pour plusieurs projets.» Il se souvient d’une visite très encourageante des frères Rémillard, «pleins de bonnes intentions», dans les locaux de TQS à Québec. «Quand ils te serrent la main et disent : «On va tellement faire des affaires ensemble!», tu y crois. Mais tout s’est écroulé par la suite.»

Richard Therrien

Le succès insoupçonné de Télétoon

CHRONIQUE / Savez-vous quelle est la chaîne spécialisée la plus regardée après RDS chez les 18-34 ans? Télétoon. Oui, Télétoon. Depuis l’automne, même en baisse d’un demi-point, la chaîne d’animation obtient 3% de parts de marché chez cette tranche d’âge. C’est plus que Super Écran (2,9), plus qu’AddikTV (2,7), que TVA Sports (2,6) et que LCN (2,5). ICI RDI? 0,9. Et ICI ARTV? 0,7, quatre fois moins que Télétoon. Comme on dit: ouch!

Chez les 2-17 ans, Télétoon bat toute concurrence avec 5,5% de parts de marché, malgré Télé-Québec et ICI Radio-Canada Télé, très forts en jeunesse. La chaîne Disney, qui appartient aux mêmes propriétaires, en obtient 4,9%. Réunies, les deux chaînes battent le score de Télé-Québec chez les 2 à 17 ans. C’est loin devant Yoopa (3,1), Super Écran (2,7) et RDS (2,6). À l’heure où VRAK a abandonné le créneau de la petite enfance, un enfant sur trois regarde Télétoon chaque semaine, c’est énorme.

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Voici les choix télé de notre chroniqueur pour la fin de semaine.

VENDREDI

Sucré salé, TVA à 18h30 et 22h35

Guylaine Tremblay revient sur les grands moments de sa carrière avec Patrice Bélanger.

***

SAMEDI

Qui sera le prochain grand pâtissier? TV5 à 20h

Une compétition enlevante animée par le chef Jean Imbert.

***

DIMANCHE

Les poilus, ICI Radio-Canada télé à 19h30

La passion de Pénélope McQuade pour les animaux sans poils. Sébastien Kfoury anime.