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Télé et radio

Crave en français: une déclaration de guerre

CHRONIQUE / Imaginez le portrait : une plateforme de diffusion en français qui regroupe le catalogue des séries de HBO et de Showtime, une sélection du contenu des chaînes de Bell Média dont Super Écran, en plus de 30 nouvelles productions originales québécoises seulement cette année. Ces 6000 heures de contenu en français disponibles dès maintenant représentent une véritable déclaration de guerre de Crave (Bell Média) contre Club illico, la plateforme de Québecor.

On peut le voir de deux façons. Le pendant francophone de Crave, déjà très prisé en anglais, stimulera la production de nouvelles séries québécoises, bonifiant l’offre francophone à côté des Netflix, Amazon, Disney+ et Apple TV+ de ce monde. D’un autre côté, on viendra à nouveau piger dans notre portefeuille, déjà beaucoup sollicité par l’Extra d’ICI Tou.tv, dont Québecor veut obtenir la peau, et Club illico. Pour Crave, il en coûtera 9,99 $ par mois, ou 19,98 $ pour avoir accès au contenu intégral de Super Écran. Une minorité d’accros paieront pour tout ça; la majorité risque de magasiner, et donc, de renoncer à des services pour en choisir d’autres. Au fait, si vous avez déjà Crave en anglais, vous aurez aussi accès à la portion francophone.

Disons la vérité : l’auditoire québécois préfère encore regarder ses séries américaines doublées en français, et de loin. Le grand avantage de Crave, c’est que les séries de HBO seront disponibles en français le même jour qu’en anglais, comme le fait Netflix. HBO, c’est entre autres Succession, récompensé trois fois aux derniers Golden Globe. En 2020, on ne peut plus attendre des mois et des années pour voir la version française. Par contre, Showtime fait son difficile, et ne fournit pas encore les versions françaises en même temps que les originales anglaises. Club illico s’améliore, mais offre encore La servante écarlate et d’autres populaires séries avec un certain délai.

Cette petite bombe dans l’écosystème télévisuel québécois a été larguée par Bell Média, lors du visionnement de Pour toujours, plus un jour, première production originale de Crave. Dans cette série de 14 demi-heures, des producteurs du Chalet, Pier-Luc Funk incarne Chuck, un jeune homme qui n’a plus qu’une année à vivre et qui décide de faire tout ce dont il a envie, avec sa blonde Delphine, jouée par Catherine Brunet. J’ai beaucoup aimé les deux premiers épisodes, qui font rire et pleurer dans la même scène, la grande force de cette série, pas du tout déprimante malgré sa prémisse. Les acteurs y sont vrais, des principaux jusqu’à leur entourage. Isabelle Brouillette est excellente dans le rôle de la mère, tout comme Rémi Goulet dans celui du frère de Chuck. En voyant ce couple conjurer le sort en gardant le sourire, on ne peut s’empêcher de penser à notre propre vie s’il fallait qu’on nous annonce qu’il ne nous reste qu’un an sur cette Terre. Ces deux premiers épisodes sont disponibles sur Crave, puis les suivants le seront chaque mardi, à raison d’un épisode par semaine, une tendance adoptée par Disney+ et Apple TV+.

Parmi les autres titres intéressants à venir : Le dernier vol de Raymond Boulanger, série documentaire sur l’ancien pilote d’avion québécois, trafiquant de drogues qui a notamment travaillé pour Pablo Escobar et qu’on pourrait qualifier de «criminel sympathique». De même que Sur les traces d’un tueur en série, sur des meurtres commis sur le territoire québécois et non résolus depuis plus de 40 ans. On annonce déjà trois séries québécoises en développement : Sortez-moi de moi, de Sophie Lorain et Alexis Durand-Brault, Le campus, d’Anne Boyer et Michel d’Astous, de même qu’Edgar, une série policière.

Autre symbole de la rivalité Bell-Québecor, qui ne risque pas de s’éteindre de sitôt : le lancement de mardi marquait l’entrée en scène chez Bell Média de Suzane Landry, qui arrive tout droit de TVA, et qui a été nommée vice-présidente développement de contenu et programmation de langue française, dans l’imposant jeu de chaises musicales de l’automne chez les grandes chaînes. En arrivant chez Bell Média, et en héritant des chaînes spécialisées et du volet francophone de Crave, Suzane Landry dispose ainsi d’un beau et immense terrain de jeu, le genre de défi qui ne se refuse pas.

Julien Lacroix: y avez-vous cru?

Au début, j’y ai tout de suite vu un gag : Julien Lacroix, complètement ivre, qui cuve son vin devant l’animatrice, lundi soir en direct à La semaine des 4 Julie. Mais l’humoriste, qui feignait bien l’ivresse, a presque failli me convaincre. La scène s’est éternisée, au point que je me demande pourquoi Julie Snyder n’envoyait pas à la pause. Jusqu’à ce qu’il s’urine dessus comme Bradley Cooper dans Une étoile est née, et qu’on annonce qu’il s’agissait d’un canular. Étrange moment de télé, qui a fait énormément jaser. L’émission de lundi a rallié 233 000 fidèles sur V, contre 1191 000 pour Fugueuse, toujours aussi invraisemblable à TVA, et 681 000 pour Les pays d’en haut à ICI Télé.

Richard Therrien

Le top 10 du lundi 20 janvier 2020

BLOGUE / «L'échappée» a pris les devants sur «Fugueuse» dans le top 10 de lundi, en ralliant un nombre impressionnant de 1 240 000 fidèles, à 20h à TVA. C'est presque deux fois plus qu'«Une autre histoire», suivie par 688 000 habitués sur ICI Télé.

À 21h, Fugueuse tient toujours la tête avec 1 191 000 téléspectateurs à TVA, contre 681 000 pour Les pays d'en haut à ICI Télé et 233 000 pour La semaine des 4 Julie à V. Qui a cru au canular de Julien Lacroix, paraissant complètement ivre en entrevue?

À 19h30, le match est toujours aussi serré entre En tout cas à TVA (864 000) et Lâcher prise à ICI Télé (861 000).

Samedi, En direct de l'univers de Mika a retenu 870 000 téléspectateurs à ICI Télé, et Le dernier soir, 409 000, alors qu'à TVA Sports, le match entre les Golden Knights et le Canadien en a rallié 658 000.

Dimanche, Tout le monde en parle a été suivie par 1 204 000 fidèles à ICI Télé contre 845 000 pour La magie des stars à TVA.

1- District 31 (ICI Télé): 1 593 000

2- L'Échappée (TVA): 1 240 000

3- Fugueuse (TVA): 1 191 000

4- Le tricheur (TVA): 1 018 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 877 000

6- En tout cas (TVA): 864 000

7- Lâcher prise (ICI Télé): 861 000

8- Refuge animal (TVA): 825 000

9- Une autre histoire (ICI Télé): 688 000

10- Les pays d'en haut (ICI Télé): 681 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Ce que racontera la suite de «Cerebrum»

BLOGUE / Que racontera la deuxième saison de «Cerebrum», officialisée dimanche soir à «Tout le monde en parle»? Une publication sur la page Facebook de la série d'ICI Télé annonce que la suite, toujours signée Richard Blaimert, se déroulera cinq mois plus tard.

Le psychiatre Henri Lacombe (Claude Legault) aura passé cette période en Asie pour prendre du recul sur le drame qu'il venait de vivre. De retour à l'Institut national de santé mentale, il devra faire face à de nombreux défis.

Il reverra assurément Simone Vallier (Christine Beaulieu), notamment en raison d'une mystérieuse enveloppe reçue par l'enquêteuse.

Alors qu'on parlait tout d'abord d'une série plus courte, on annonce plutôt une suite de 10 épisodes, comme la première saison. Disponible depuis l'été dernier sur l'Extra d'ICI Tou.tv, Cerebrum est actuellement diffusée le mercredi à 21h sur ICI Télé. La suite est annoncée pour la saison 2020-21.

Télé et radio

«TLMEP»: tous des voisins

CHRONIQUE / Ça ne doit pas être ennuyant dans les coulisses de la pièce «Les voisins», dont la presque entière distribution était sur le plateau de «Tout le monde en parle» dimanche, la première de 2020. Un premier vrai test aussi pour le ministre «pas de l'environnement» Steven Guilbeault, et l'occasion d'apprendre les retours de deux émissions: «Cerebrum» et «Deuxième chance».

Quarante ans après sa création, les conversations vides des Voisins, de Claude Meunier et Louis Saïa, ont toujours autant de résonance, tellement que les gens dans la salle disent à haute voix certaines répliques. «On est tous des voisins», soulignait Dany Turcotte. «C'est drôle parce que c'est triste», a illustré Pier-Luc Funk, qui joue Junior. Présentée l'été dernier à Drummondville, la pièce repart en tournée. Beau flash: chaque invité a reçu un t-shirt avec une de ses répliques. Ma préférée appartient à Luce, jouée par Marilyse Bourke, dont le «grillage» au soleil est le plus grand talent: «Des fois je parle, pis je m'en rends pas compte.» Mais la plus célèbre appartient sans doute à Jeanine: «Ça goûte donc bon la mayonnaise, on peut pas dire à quoi ça goûte.»

Nouveau ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault est manifestement moins à l'aise de parler de culture que d'environnement. Cette entrevue était un premier test à moitié réussi pour le ministre, qui affirme ne pas avoir trahi sa nature profonde. «J'ai le chauffeur qui travaille le moins fort», dit-il après avoir passé trois chauffeurs de limousine parce qu'«ils s'emmerdent». Par contre, il n'aura pas le choix de prendre l'avion pour aller encourager nos athlètes aux Jeux de Tokyo l'été prochain. Et plus question de contester le pipeline de son premier ministre. Il bafouille un peu quand Guy A. lui fait remarquer qu'il est resté muet quand des manifestants ont grimpé dans la structure du pont Jacques-Cartier. On ne le sent pas encore à l'aise avec les dossiers de Netflix et de la crise des journaux. «L'avenir est dans la nouvelle locale», insiste Steven Guilbeault, qui rejoint l'idée de Catherine Tait, PDG de CBC/Radio-Canada sur la possibilité de permettre aux médias locaux de se déployer sur les plateformes du diffuseur public.

Depuis la mise en ligne de la série Le dernier soir l'été dernier sur l'Extra d'ICI Tou.tv, de Monic Néron, la police a reçu plusieurs informations sur le double meurtre de Diane Déry, 13 ans, et Mario Corbeil, 15 ans, en 1975. «On est très loin de passer les menottes à quelqu'un dans cette affaire-là», précise néanmoins la journaliste, qui nous apprenait que des policiers ont rendu visite aux frères de Diane, les prévenant de se tenir loin des journalistes. Monic Néron a paru ébranlée lorsqu'il a été question du documentaire qu'elle prépare avec Émilie Perreault sur la difficulté des victimes d'agressions sexuelles d'avoir accès à la justice. «On n'est pas rassurées», dit-elle à leur sujet. Bonne nouvelle: l'excellente série Deuxième chance sera de retour, et Monic Néron en sera la coanimatrice avec Marina Orsini. Patrick Lagacé, qui anime les après-midis du 98,5 et coanime Deux hommes en or, aurait difficilement pu se libérer.

C'est maintenant officiel: il y aura une deuxième saison de Cerebrum, la série de Richard Blaimert dans laquelle Christine Beaulieu incarne l'enquêteuse Simone Vallier. La comédienne aime trop son métier pour accepter les offres en politique qu'elle a reçus depuis la présentation de J'aime Hydro, son théâtre documentaire qui a fait beaucoup de chemin. Sébastien Ricard, avec qui elle joue la pièce Sang à l'Usine C, a notamment parlé de l'effroi que seul le théâtre, en temps réel, peut bien traduire à son avis. Celui qui incarne un thanatopracteur dans Une autre histoire affirme ne pas avoir quitté Loco Locass, mais aucune date de spectacle n'est prévue pour l'été qui vient, une première pour ce trio.

Éclaircissements sur l’Iran

Très éclairante discussion sur l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, avec Thomas Juneau et Rafael Jacob, experts en relations internationales. À ce jour, aucune preuve n'a encore été fournie d'attaques imminentes contre les États-Unis au Moyen Orient, par laquelle Donald Trump justifiait l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani. «La preuve se fait attendre si preuve il y a», affirme Rafael Jacob, rappelant que Trump était le premier à critiquer les interventions militaires américaine dans cette région du monde. Thomas Juneau attribue entre autres l'écrasement du vol 752 à Téhéran à la mauvaise décision de ne pas fermer l'espace aérien, qui s'explique probablement par l'incompétence, dit-il. Selon Rafael Jacob, il n'existe pas d'incitatif électoral pour Donald Trump à se lancer en guerre contre l'Iran. «C'est le dernier à vouloir un conflit armé ouvert», dit-il.

La profession de foi anti-crime organisé de Lino Saputo justifiait qu'on enquête sur lui, affirment les journalistes Marie-Maude Denis et Gaétan Pouliot de l'émission Enquête. Le passage sur les fausses allégations et le salissage des médias que déplore Lino Saputo dans sa biographie a fait sursauter Gaétan Pouliot, qui s'intéresse au cas de l'homme le plus riche du Québec depuis deux ans. Tant comme témoin au mariage de Donald Côté, un caïd lié aux plus échelons de la mafia à Montréal, que lorsqu'il faisait des affaires avec Joe Bonanno, mafieux le plus puissant d'Amérique à l'époque, Lino Saputo ne pouvait prétendre n'entretenir aucun lien avec le crime organisé. Le duo a-t-il peur des risques de poursuites? Ça fait partie du métier, répond Marie-Maude Denis. «Comme journalistes d'enquête, on doit servir l'intérêt public», dit-elle. Plusieurs révélations de cette enquête fascinent, comme les recherches dans les poubelles de Joe Bonanno, et plus encore, le couple Rizzuto qui descend les escaliers pendant que les musiciens jouent le thème du Parrain.

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Richard Therrien

«En direct de l'univers»: un Mika ému et comblé

CHRONIQUE / Avec Mika comme invité samedi sur ICI Télé, on aurait pu s'attendre à un «En direct de l'univers» exalté et délirant d'un bout à l'autre; à travers plusieurs moments endiablés, d'autres étaient plutôt d'une grande intensité, montrant tout un pan qu'on connaissait moins de cet artiste international. On ne pouvait que l'aimer encore plus.

Après avoir été invité à participer à l'émission d'un autre, Mika a plutôt souhaité avoir son propre En direct de l'univers, un vœu exaucé de grandiose façon, comme l'équipe de France Beaudoin sait si bien le faire. Toujours chic, vêtu d'un habit orné de fleurs de lys dorées, Mika a passé l'heure admiratif, presque intimidé.

Dans le flamboyant numéro d'ouverture, les airs préférés de Mika se sont enchaînés à un rythme effréné, de Play That Funky Music à Vogue, Electric Avenue, Kiss et Father Figure. Sur scène, un choeur d'enfants, des artistes qu'il connaissait, d'autres qu'il découvrait sous nos yeux comme Annie Villeneuve et Brigitte Boisjoli, et deux de ses protégés de The Voice, Gabriella et David Thibault. Son amie Olivia Lévy, journaliste à La Presse, lui a poussé la note pour Gigi l'amoroso. Puis, la chanteuse de jazz américaine Madeleine Peyroux, avec qui il rêve de faire un duo, est venue de New York lui faire le classique J'ai deux amours.

Autre démonstration de la diversité musicale à laquelle on a eu droit: ce segment d'Ariane Moffatt et Alex Nevsky pour Champs-Élysées et Dance Me to the End of Love. Le plus beau numéro combinait une pièce de Rachmaninov à un de ses propres succès, Happy Ending, durant lequel des enfants sont venus peindre le piano en blanc, comme celui qu'il avait lui-même peint à la maison enfant, encouragé par sa mère. Son ami et bassiste venu de Londres, Max Taylor, et la chanteuse lyrique Ida Falk Winland, avec qui il a donné des concerts symphoniques au Québec, prenaient part à ce vibrant numéro. Sans jamais craquer, Mika s'est alors montré le plus ému.

Plusieurs surprises attendaient l'artiste, dont l'arrivée de membres de sa famille, dont ses sœurs et son neveu, formant un choeur aussi énergique que réjouissant. À l'arrivée d'Isabelle Boulay qu'il affectionne particulièrement, Mika n'a pu s'empêcher de se lever pour l'embrasser, avant qu'elle interprète La solitude de Barbara, autre très beau moment de l'émission. On ne pouvait mieux finir cette heure emballante qu'avec Je reviendrai à Montréal, chanson qu'il adore et qui le décrit bien.

«Je ne suis pas Français, je ne suis pas Québécois, et je me sens entouré par de l'amour, par des amis et par la musique que j'aime», a conclu un Mika ému et comblé d'avoir été ainsi reçu sur un plateau québécois. L'auteur-compositeur-interprète britannique d'origine libanaise, qui a lancé un nouvel album en octobre dernier, fera deux arrêts au Québec dans sa tournée du printemps prochain, le 15 mai au Centre Bell et le 16 mai au Centre Vidéotron.

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Richard Therrien

Le top 10 du jeudi 16 janvier 2020

BLOGUE / N'est pas arrivé le jour où «District 31» sera délogée de la première position du top 10 des émissions les plus regardées en direct. Jeudi, la quotidienne de Luc Dionne a rallié 1 548 000 fanatiques sur ICI Télé, devant 494 000 pour «Les gags» à TVA, 141 000 pour «Génial!» à Télé-Québec, et en queue de peloton, «À table avec mon ex», vue par 102 000 à V.

À 20h, 1res fois arrive toujours première avec 835 000 fidèles sur ICI Télé contre 676 000 pour Le bon docteur à TVA et 418 000 pour la première de L'amour est dans le pré sur V.

À 21h, J.E. obtient le meilleur score avec 412 000 à TVA, devant Enquête sur ICI Télé (390 000) et La semaine des 4 Julie à V (354 000).

À RDS, le match entre le Canadien et les Flyers a été suivi par 550 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 548 000

2- Le tricheur (TVA): 889 000

3- 1res fois (ICI Télé): 835 000

4- La poule aux oeufs d'or (TVA): 744 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 710 000

6- Le bon docteur (TVA): 676 000

7- Infoman (ICI Télé): 647 000

8- Le hockey des Canadiens (RDS): 550 000

9- TVA Nouvelles 17h (TVA): 513 000

10- Les gags (TVA): 494 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du mercredi 15 janvier 2020

BLOGUE / La spéciale des «Enfants de la télé» consacrée à Normand Brathwaite a attiré 888 000 téléspectateurs, mercredi soir sur ICI Télé. C'est mieux que sa rivale de TVA, «Animania», qui a perdu le tiers de son auditoire, passant de 914 000 à 603 000.

À 19h30, L'épicerie arrive toujours première sur ICI Télé (640 000) devant Autiste, bientôt majeur à TVA (515 000).

À 21h, Léo a subi une baisse à TVA, retenant néanmoins 719 000 à 21h et 683 000 à 21h30, devant Cerebrum, suivie par 563 000 sur ICI Télé.

À RDS, le match entre les Blackhawks et le Canadien a été vu par 542 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 465 000

2- Le tricheur (TVA): 932 000

3- Les enfants de la télé (ICI Télé): 888 000

4- TVA Nouvelles 18h (TVA): 794 000

5- Léo 21h (TVA): 719 000

6- Léo 21h30 (TVA): 683 000

7- L'épicerie (ICI Télé): 640 000

8- Animania (TVA): 603 000

9- TVA Nouvelles 17h (TVA): 564 000

10- Cerebrum (ICI Télé): 563 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du mardi 14 janvier 2020

BLOGUE / C'est plus serré entre les fictions de TVA et d'ICI Télé le mardi soir, notamment à 20h, où «L'heure bleue» (866 000) côtoie de près «Toute la vie» (814 000).

À 21h, ça se resserre entre Épidémie à TVA (877 000) et 5e rang à ICI Télé (788 000). Sur V, La semaine des 4 Julie attire 243 000 curieux.

Plus tôt, District 31 reste imbattable (1 546 000), mais Génial! à Télé-Québec (134 000) fait mieux qu'À table avec mon ex sur V (88 000). À TVA, L'Académie récolte 470 000.

Enfin, à 19h30, La facture à ICI Télé (671 000) l'emporte sur la rediffusion des Beaux malaises à TVA (522 000).

1- District 31 (ICI Télé): 1 546 000

2- Le tricheur (TVA): 973 000

3- Épidémie (TVA): 877 000

4- L'heure bleue (TVA): 866 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 835 000

6- Toute la vie (ICI Télé): 814 000

7- 5e rang (ICI Télé): 788 000

8- La facture (ICI Télé): 671 000

9- TVA Nouvelles 17h (TVA): 547 000

10- Les beaux malaises (TVA): 522 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du lundi 13 janvier 2020

BLOGUE / «Fugueuse» conserve la tête de la case horaire de 21h avec 1 103 000 fidèles à TVA, devant «Les pays d'en haut» sur ICI Télé (687 000) et «La semaine des 4 Julie» sur V (184 000), qui obtient son plus bas score en direct depuis sa première.

L'Échappée n'est pas à plaindre avec ses 1 099 000 accros à TVA, devant Une autre histoire sur ICI Télé (682 000) et Maître du chantier à V (104 000).

À 19h, Refuge animal s'en tire fort bien avec ses 702 000 fidèles à TVA, contre 1 436 000 pour District 31. À 19h30, c'est pour ainsi dire égal entre En tout cas à TVA (745 000) et Lâcher prise sur ICI Télé (759 000).

À 22h, les trois épisodes en rafale de M'entends-tu? à Télé-Québec ont retenu 62 000, 63 000 et 43 000 téléspectateurs.

À RDS, le match entre les Flames et le Canadien a attiré 545 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 436 000

2- Fugueuse (TVA): 1 103 000

3- L'Échappée (TVA): 1 099 000

4- Le tricheur (TVA): 1 030 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 878 000

6- Lâcher prise (ICI Télé): 759 000

7- En tout cas (TVA): 745 000

8- Refuge animal (TVA): 702 000

9- Les pays d'en haut (ICI Télé): 687 000

10- Une autre histoire (ICI Télé): 682 000

Source: Numeris

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Chronique

Québec et télé: amours à distance

CHRONIQUE / Québec est à la mode à la télé. Les histoires de «Discussions avec mes parents», «La maison bleue» et «C’est comme ça que je t’aime» se déroulent effectivement à Québec. Mais toutes ces séries sont tournées presque intégralement dans la métropole et ne font travailler à peu près personne dans la capitale. Raison principale de ces amours à distance : les coûts élevés d’une production hors Montréal.

Alors qu’Un souper presque parfait passe la semaine à Québec sur V, Les enfants de la télé y sera entièrement consacrée le mercredi 12 février à 20h sur ICI Télé. Dans les dernières semaines, une pub invitait la population de Québec à assister à l’émission, qui sera enregistrée dimanche dans la grande tour de Radio-Canada à Montréal. Dans ce cas précis, on peut comprendre qu’il aurait été laborieux de déménager les décors. Et oubliez ça pour dimanche : on remplira deux autobus et c’est déjà complet. Plusieurs noms très identifiés à Québec seront sur le plateau : Louise Beaudoin, Marie-Thérèse Fortin, Myriam Leblanc, François Létourneau, Pierre-Yves Lord, François Morency et Patrice Robitaille. On réserve aussi des surprises, bien entendu. Très hâte de voir ça.

Dire qu’il ne se fait plus rien en télé à Québec serait mentir. Cette année, deux séries de fiction sont tournées dans la capitale, les deux pour le Club illico : la troisième saison de La dérape, produite chez Parallaxes, et l’adaptation québécoise de Brooklyn Nine-Nine, intitulée Escouade 99 et produite chez ComediHa!. Ironique que ces initiatives proviennent du privé, alors que notre télé publique devrait aussi faire sa part, en dehors des Galas ComediHa!. Les magazines Bien et Pleins feux sur Québec à TVA, RPM sur V, La semaine verte et Le jour du Seigneur sur ICI Télé proviennent aussi de Québec, mais la plupart sont diffusées la fin de semaine durant le jour. Et où est Télé-Québec?

Au fait, n’attendez pas les chiffres des sondages par cahiers d’écoute de l’automne à Québec, puisque TVA Québec n’en fait plus la demande à Numeris. Il faut dire que son bulletin de 18h, où Pierre Jobin est de retour aujourd’hui après une convalescence de quelques semaines, est toujours premier, mais a perdu des plumes depuis quelques sondages, au profit du Téléjournal Québec de Bruno Savard. Radio-Canada n’a pas voulu dévoiler les résultats de la concurrence, jugeant la chose délicate.

«M’ENTENDS-TU?», DE LA GRANDE TÉLÉ

Les trois premiers épisodes de M’entends-tu?, diffusés sans publicités lundi à Télé-Québec, m’ont soufflé. L’écriture de Florence Longpré et Pascale Renaud-­Hébert traduit de manière frontale le tourbillon sans fin de la misère, avec une sensibilité et un humour qu’on ne voit nulle part ailleurs. Quelle belle idée de consacrer chaque épisode à un personnage avant que chacun d’entre eux finisse par se rejoindre. Quelle belle idée aussi de retracer la naissance de ces amitiés si fortes, alors qu’Ada, Carolanne et Fabiola n’étaient encore que des ados. Mention spéciale à la trame musicale, qui pige autant dans les répertoires de Robert Charlebois que de LCD Soundsystem.

«DISTRICT 31» DE RETOUR À L’AUTOMNE

Luc Dionne a profité d’une entrevue à Première heure sur ICI Première lundi matin pour annoncer le retour de District 31 pour une cinquième saison. Une évidence pour les fans, quoiqu’on craint toujours que l’auteur décide de prendre une pause. La saison d’hiver a d’ailleurs commencé sur des chapeaux de roue avec l’arrestation de Nick Romano, celle d’un pédophile et la découverte du cadavre d’une jeune fille. Seulement la semaine dernière, 1558 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous sur ICI Télé. Avez-vous entendu Alice Dorval, la fille d’Anne, à En direct de l’univers? Quelle présence et quelle voix! Cette autre excellente édition de l’émission de France Beaudoin a retenu 860 000 téléspectateurs sur ICI Télé, alors que Le dernier soir, la série documentaire de Monic Néron, en a intéressé 445 000. Vendredi, la première de L’effet secondaire a retenu 179 000 curieux à 17h.

Richard Therrien

Le top 10 du jeudi 9 janvier 2020

BLOGUE / L'émission «1res fois» a entrepris la saison d'hiver 2020 avec 996 000 fidèles, jeudi soir sur ICI Télé. À la même heure à TVA, «Le bon docteur» en a retenu 437 000. Dans ce cas, il s'agissait de la rediffusion du dernier épisode avant la pause des Fêtes.

1res fois arrive donc au deuxième rang du top 10 derrière District 31 (1 593 000).

À 19h30, La poule aux oeufs d'or (800 000) finit première à TVA devant Infoman (662 000) sur ICI Télé.

À 21h, La semaine des 4 Julie, qui recevait entre autres Catherine Dorion, a connu son meilleure score de la semaine avec 424 000 téléspectateurs sur V, devant l'émission Enquête (347 000) sur ICI Télé et Vlog, la revue de l'année (299 000) à TVA.

À RDS, le match opposant les Oilers au Canadien a été suivi par 631 000 irréductibles.

1- District 31 (ICI Télé): 1 593 000

2- 1res fois (ICI Télé): 996 000

3- Le tricheur (TVA): 844 000

4- La poule aux oeufs d'or (TVA): 800 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 776 000

6- Infoman (ICI Télé): 662 000

7- Le hockey des Canadiens (RDS): 631 000

8- TVA Nouvelles 17h (TVA): 603 000

9- Les gags (TVA): 526 000

10- Le bon docteur (TVA): 437 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

«Plan B» en France: tournage en mars

BLOGUE / L'adaptation française de la minisérie «Plan B» sera tournée à Marseille dès la fin mars. L'actrice française Julie de Bona incarnera le rôle de Florence, qui était ici interprétée par Sophie Lorain, rapportent les médias français.

C'est la deuxième saison de Plan B diffusée cet automne sur ICI Télé et produite par KOTV qui sera adaptée pour une diffusion sur TF1. Rappelons qu'on y raconte l'histoire d'une star de la radio qui fait appel à l'agence Plan B afin de revenir en arrière et mieux jouer son rôle de mère auprès d'une adolescente tourmentée, jouée par Émi Chicoine. Luc Guérin incarnait le père alors que Lévi Doré jouait leur fils.

Contrairement à la série originale de Jacques Drolet et Jean-François Asselin, l'adaptation n'a pas retenu l'idée des deux hommes en noir qui kidnappent en camionnette la cliente de Plan B; selon le scénario français, Florence recevra plutôt une pilule livrée dans une petite boîte, qui lui permettra de reculer dans le temps. Le personnage de la grand-mère tiendra aussi plus d'importance. Pour le reste, Florence sera aussi une animatrice de radio, activiste féministe, comme dans la version originale. 

L'actrice choisie pour tenir le rôle principal, Julie de Bona, a triomphé récemment dans la minisérie historique Le bazar de la charité. Elle est de la distribution de la série Peur sur le lac, diffusée en ce moment à TF1.

Le Québec fait belle figure à l'international par les temps qui courent. L'automne dernier, une adaptation française de la série Pour Sarah de Michelle Allen a connu beaucoup de succès sur TF1, alors qu'Apparences, de Serge Boucher, avait été adaptée l'année dernière pour France 3, sous le titre d'Au-delà des apparences.

Au sujet de Plan B, l'aventure se poursuivra chez nous puisqu'une troisième saison sera tournée bientôt, et qu'on annonce même une quatrième saison, en cours d'écriture.

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Richard Therrien

Pas de bisbille dans le pré

CHRONIQUE / Fidélité, investissement dans le couple et fondation d’une famille sont les mots-clés de «L’amour est dans le pré». La preuve : 10 couples sont toujours ensemble et 20 enfants sont nés, en plus de deux qui naîtront bientôt. Jeudi prochain à 20h sur V, Marie-Ève Janvier nous présentera les cinq nouveaux agriculteurs célibataires à la recherche du grand amour. Pas de bisbille à l’horizon, même s’il y aura des choix à faire.

Alors qu’Occupation double rafle tout à l’automne sur cette chaîne, L’amour est dans le pré arrive en tête l’hiver, avec une moyenne de 642 000 fidèles en 2019, des chiffres immenses pour V. Nul doute qu’elle connaîtra le même succès cet hiver. Parce qu’on s’attache très rapidement aux agriculteurs, qu’on sent réellement sincères dans leur quête. 

Après tout, ils n’auront qu’une chance de se faire valoir, derrière le volant du tracteur, à la traite des vaches, et même entre deux rangées de vignes.

Cette année, pas d’agricultrice malgré plusieurs candidatures, mais le candidat le plus âgé de l’histoire de l’émission, Nicolas, 57 ans, producteur laitier de Saint-Anselme dans Chaudière-Appalaches. Déjà père de cinq enfants, et célibataire depuis trois ans, il cherche une femme de son âge. Et on verra de très belles soupirantes, non pas à ses pieds, mais qui en ont vu d’autres. On ne flirte pas à 57 ans comme à 19 : Nicolas les accueille avec des roses, mais réserve la rouge à celle qu’il choisira.

Ça fait du bien de voir un candidat dans la cinquantaine dans une téléréalité, alors qu’il n’y a que la jeunesse qui compte habituellement dans ces émissions. V, qui a pourtant comme cible un auditoire plus jeune, a constaté tout l’intérêt suscité par une telle candidature. Et ce, même si Nicolas a l’âge des parents du public cible de V. La curiosité sans doute pour celui qui se qualifie lui-même de «bête de cirque» de l’émission, étant donné sa maturité.

Plus de 30 ans le séparent du plus jeune agriculteur, Philippe Cantin, qui a 24 ans et a déjà joué pour le Rouge et Or de l’Université Laval. Le diplômé en agroéconomie est producteur maraîcher, porcin et acéricole à Mont-Saint-Grégoire en Montérégie, mais n’a pas quitté le football puisqu’il entraîne son ancienne équipe collégiale. Une de ses soupirantes, Laurence, lui avouera d’emblée qu’elle ne veut pas d’enfant, une franchise qu’apprécie l’agriculteur et une rareté dans cette émission où la volonté d’être parent est très tôt mise de l’avant.

Sans doute le plus timide, mais le plus populaire auprès des filles, Jayson, 29 ans, de Princeville au Centre-du-Québec, est un adepte de crossfit et le dit d’emblée : pas question de courir plusieurs lièvres à la fois, et il n’embrassera pas toutes les filles une après l’autre. On quitte veaux, vaches, cochons pour accueillir un vigneron et producteur de cidres, une première à l’émission. Hugues, 36 ans, de Rougemont en Montérégie, veut des enfants, mais prévient tout de suite sa préférée des filles, Geneviève : «À Noël, tu seras pas enceinte!» Déterminé, mais pas pressé.

Enfin, Rémy, 30 ans, producteur laitier de Sainte-Agathe-de-Lotbinière, fera beaucoup d’effet aux filles, qui seront trois à partager son quotidien à la ferme, comme pour tous les autres agriculteurs, avant qu’ils choisissent l’élue de leur cœur. On ne change pas une formule gagnante. La production confirme que des couples seront réellement formés encore cette saison. Qui donnera des papillons à qui?

Léo fait un million 

Qui a dit qu’une diffusion sur les plateformes de vidéo en ligne nuisait à la diffusion à la télé? La première saison de Léo, disponible depuis plus d’un an sur le Club illico, fait un malheur à TVA : les deux premiers épisodes, diffusés mercredi à 21h et à 21h30, ont attiré respectivement 1 048 000 et 934 000 téléspectateurs. C’est pratiquement le double de ce qu’a retenu le premier épisode de Cerebrum, disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv depuis l’été, et vu mercredi par 585 000 curieux sur ICI Télé. La semaine des 4 Julie a quant à elle intéressé 287 000 fans sur V.

Richard Therrien

Le top 10 du mercredi 8 janvier 2020

BLOGUE / Même si elle est disponible sur le Club illico depuis plus d'un an, la comédie «Léo» a fait fureur à sa diffusion à TVA, mercredi soir. Les deux premiers épisodes ont attiré 1 048 000 (21h) et 934 000 (21h30) téléspectateurs.

À la même heure, sur ICI Télé, Cerebrum en a retenu 585 000, alors que La semaine des 4 Julie a conservé 287 000 fans à V.

À 19h30, L'épicerie a eu le dessus avec ses 812 000 fidèles sur ICI Télé contre 647 000 pour Autiste, bientôt majeur à TVA.

À 20h, la première d'Animania a piqué la curiosité de 914 000 amoureux des animaux à TVA, devant la spéciale «jamais vu» Les enfants de la télé, regardée par 807 000 irréductibles sur ICI Télé.

1- District 31 (ICI Télé): 1 562 000

2- Léo 21h (TVA): 1 048 000

3- Le tricheur (TVA): 935 000

4- Léo 21h30 (TVA): 934 000

5- Animania (TVA): 914 000

6- TVA Nouvelles 18h (TVA): 860 000

7- L'épicerie (ICI Télé): 812 000

8- Les enfants de la télé (ICI Télé): 807 000

9- Autiste, bientôt majeur (TVA): 647 000

10- TVA Nouvelles 17h (TVA): 632 000

Source: Numeris

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Richard Therrien

Le top 10 du mardi 7 janvier 2020

BLOGUE / La première de la série «Épidémie» a attiré 911 000 curieux à TVA, mardi à 21h. C'est plus que «5e rang», qui en a retenu 681 000 à ICI Télé et que «La semaine des 4 Julie», vue par 276 000 à V.

Pas de quoi déloger de la première position District 31, suivie par 1 559 000 fanatiques. À 19h30, La facture a été suivie par 872 000 habitués sur ICI Télé contre 500 000 pour une reprise des Beaux malaises à TVA.

À 20h, L'heure bleue domine avec ses 981 000 fidèles à TVA contre 805 000 pour Toute la vie sur ICI Télé.

À RDS, le match entre le Canadien et les Red Wings a attiré 623 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 559 000

2- L'heure bleue (TVA): 981 000

3- Le tricheur (TVA): 952 000

4- Épidémie (TVA): 911 000

5- La facture (ICI Télé): 872 000

6- Toute la vie (ICI Télé): 805 000

7- TVA Nouvelles 18h (TVA): 801 000

8- 5e rang (ICI Télé): 681 000

9- Le hockey des Canadiens (RDS): 623 000

10- TVA Nouvelles 17h (TVA): 536 000

Source: Numeris

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Télé et radio

«L’effet secondaire»: on y croit

CHRONIQUE / Nico propose d’apporter de la vodka à un party pour faire partie de la gang. Axelle s’invente une carrière de gymnaste et des talents de dessinatrice pour séduire un garçon. Louka refuse de fréquenter Fanny parce qu’il est gai. On nous avait prévenus avant le visionnement : il faut se mettre dans la peau d’un ado de 11-12 ans pour apprécier «L’effet secondaire». C’est vrai. Au début du secondaire, on a encore un pied dans l’enfance, et nos préoccupations sont tout autres : le premier baiser, les gangs à l’école, l’intimidation, voire les troubles alimentaires ou l’anxiété.

Avec L’effet secondaire, qui se décline autant à la télé que sur le Web à partir de vendredi, Radio-Canada veut reconquérir les jeunes ados. Question de ne pas perdre une génération au profit des Netflix et Disney+ de ce monde. La clé : coller le plus possible à la réalité. Quand commence L’effet secondaire, adaptation québécoise d’un format hollandais très populaire, on sait qu’on a affaire à quelque chose de jamais vu : une fiction tournée à la façon d’un docu-réalité, dans une véritable école. Oubliez Watatatow et Subito texto, les classes de L’effet secondaire sont pleines comme dans la vraie vie, contrairement aux sept ou huit élèves qu’on voit dans d’autres séries. Et quand l’alarme de feu est déclenchée, la cour d’école est remplie d’élèves.

Je me souviens de Casting – À l’école de la vie, une quotidienne où de jeunes comédiens improvisaient leurs répliques à la façon d’un documentaire. L’émission de TQS, qui portait le sceau d’approbation de Guy Fournier, est une des pires affaires que j’ai vues dans ma vie. Heureusement, on est complètement ailleurs avec L’effet secondaire. D’abord, les acteurs, beaucoup plus jeunes, n’improvisent pas même si on peut le croire, tellement leurs répliques sortent naturellement. La caméra nerveuse, qui tourne en plan-séquence, peut incommoder durant les premières secondes parce qu’on n’est pas habitué en fiction, mais on s’y fait très vite. C’est juste assez pour nous faire croire qu’on est dans un docu-réalité. Là-dessus, les réalisateurs Jean-Sébastien Lord et Guillaume Lonergan ont fait un travail admirable.

Chaque segment dure 11 minutes et porte sur un enjeu, réglé avant le générique. À la télé, l’émission se décline en demi-heures, le vendredi à 17h et le samedi à 10h30 sur ICI Télé, alors que l’Extra d’ICI Tou.tv les distribue par tranches de 11 minutes. Cinquante-deux épisodes ont déjà été tournés et seront diffusés jusqu’en décembre, mais on a déjà prévu une deuxième saison, tournée l’été prochain.

Chaque scénario est basé sur la série originale hollandaise, qui en est à sa huitième saison. Bien sûr, on adapte les situations aux nôtres. Par exemple, nos écoles se montrent beaucoup plus sévères qu’aux Pays-Bas à l’endroit d’un élève qui déclenche l’alarme de feu; là-bas, on le semonce, ici, on le suspend quelques jours.

Les jeunes acteurs, dont plusieurs sont issus de la diversité, sont très bons et même attachants. Le fait qu’ils soient à peu près tous inconnus contribue à rendre l’ensemble plus réaliste. Il y a bien Emi Chicoine, que vous avez peut-être vu dans le deuxième Plan B, et Alexane Jamieson du film Jeune Juliette, mais les autres, trouvés parmi 300 jeunes en auditions, ont peu joué ou même pas du tout.

Produite chez Zone3, L’effet secondaire n’est pas une série éducative, mais on souhaite qu’elle suscite les discussions à la maison entre les enfants et leurs parents. Oui, il y a des sujets graves, mais c’est beaucoup moins sombre que d’autres séries pour ados plus mûrs. Ce n’est surtout ni moralisateur, ni romantico-cucul. Pour atteindre les jeunes où ils sont, plusieurs contenus de la série se déclineront sur les applications comme Instagram et TikTok.

«DISTRICT 31» RESTE PREMIÈRE

Le retour de Fugueuse n’a pas délogé District 31 de la première place du top 10 : lundi, la quotidienne d’ICI Télé a rallié 1516 000 fidèles. À 21h, les aventures de Fanny ont attiré 1393 000 curieux à TVA, contre 641 000 pour Les pays d’en haut à ICI Télé et 325 000 pour la première de La semaine des 4 Julie à V. Plusieurs ont remarqué que le petit Thomas avait changé de visage dans Lâcher prise : joué précédemment par Antoine Archambault, le fils turbulent de Valérie (Sophie Cadieux) est incarné par Thomas Haché dans la quatrième et dernière saison. Comme ça a été le cas dans O’, où le rôle d’Éric O’Hara avait changé d’interprète, il arrive que la production doive procéder ainsi avec des acteurs plus jeunes. Dans le cas de Lâcher prise, on dirait seulement que le nouveau Thomas a l’air plus jeune que l’ancien, ce qui est un peu étrange. Lundi, la comédie d’ICI Télé a été vue par 910 000 téléspectateurs, devant En tout cas, qui en a retenu 860 000 à TVA.

Richard Therrien

«District 31» reste première devant «Fugueuse»

BLOGUE / Malgré le retour de «Fugueuse», «District 31» conserve la première position du top 10 des émissions les plus regardées. Lundi soir, les aventures de Fanny ont attiré 1 393 000 curieux à 21h à TVA. alors que la quotidienne de Luc Dionne en a retenu 1 516 000 à 19h sur ICI Télé. Les données confirmées, qui incluent les enregistrements, pourraient changer les choses.

Fugueuse remporte toutefois la bataille de 21h contre Les pays d'en haut (641 000) sur ICI Télé et la première de La semaine des 4 Julie, qui a rallié 325 000 curieux à V.

À 19h30, Lâcher prise arrive première avec 910 000 amateurs sur ICI Télé, devant En tout cas, vue par 860 000 fidèles à TVA.

À 20h, L'Échappée domine avec ses 1 379 000 adeptes à TVA devant Une autre histoire (682 000) sur ICI Télé.

À RDS, le match opposant les Jets au Canadien a retenu 551 000 amateurs.

1- District 31 (ICI Télé): 1 516 000

2- Fugueuse (TVA): 1 393 000

3- L'Échappée (TVA): 1 379 000

4- Le tricheur (TVA): 995 000

5- TVA Nouvelles 18h (TVA): 978 000

6- Lâcher prise (ICI Télé): 910 000

7- En tout cas (TVA): 860 000

8- Refuge animal (TVA): 723 000

9- Une autre histoire (ICI Télé): 682 000

10- TVA Nouvelles 17h (TVA): 654 000

Source: Numeris

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Télé et radio

Grandiose Julie

CHRONIQUE / On a retrouvé notre Julie. La pétillante, la fofolle, la blagueuse, mais aussi l'intervieweuse qui aime mettre ses invités en valeur, la bête de télé qui veut que chaque téléspectateur sorte étonné de son émission. La première de «La semaine des 4 Julie» lundi soir à V n'était pas parfaite, mais a tout pour devenir un rendez-vous prisé. À 21h ou en rattrapage, on verra.

Contrairement à d'autres, aucun déguisement ne peut nuire à Julie. Lundi, elle était vêtue d'une immense robe fushia avec le signe «Peace». Ce qui frappe en premier en regardant La semaine des 4 Julie: le décor, spectaculaire. En toile de fond, une immense lune au-dessus de Montréal la nuit. La disposition donne l'impression d'un immense plateau, à l'américaine. Pour vrai, on n'a jamais vu un tel décor pour un talk-show chez nous. Un peu trop sombre cependant pour qu'on puisse l'apprécier dans toute sa splendeur.

Dommage que le son ait été si mauvais en ouverture, la chanson-thème que Les Trois Accords ont jouée en direct était désagréable à entendre. Les propos de l'animatrice étaient enterrés par les cris et les applaudissements. Pas agréable du tout. À La fureur samedi, ça criait aussi fort, et on entendait chaque mot de Véro. Les choses se sont arrangées par la suite, bien que le son sonnait encore la boîte de conserve. Aucun doute que Julie y verra personnellement.

Après le premier ministre François Legault, qui a présenté «la femme de l'autre... poste», Michel Olivier Girard, le gars des annonces d'A&W, a surgi sur scène et reviendra en entrevue le 16 janvier. Comme pour envoyer un message d'ouverture, on a poursuivi avec un topo sur la vaginoplastie de Khate Lessard, collaboratrice de l'émission, reçue ensuite en entrevue. Entre les deux, on a diffusé une partie de l'entrevue de Julie avec Ellen DeGeneres, qui a raconté ses dures années, après son coming out et son renvoi de la télé. Malheureusement, les sous-titres n'étaient pas clairs lundi. En fin d'émission, l'acrobate suisse David Dimitri, surnommé l'homme cirque, a traversé le studio du haut de son fil de fer. L'animatrice semblait un peu nerveuse au début, mais s'est vite ressaisie, et cette heure a passé bien vite. Mardi, Julie reçoit entre autres Yvon Deschamps et Louis-José Houde.

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Télé et radio

Fugueuse... et menteuse

CHRONIQUE / Le Québec se passionnera-t-il autant pour les malheurs de Fanny qu’à l’hiver 2018? «Fugueuse la suite», diffusée depuis lundi à 21h à TVA, reprend quatre ans après la première série, alors que Fanny (Ludivine Reding) conserve de vives blessures de son passé de prostituée.

Depuis la publication de la bande-annonce, tout le monde fait ses prédictions sur le destin de Fanny, mais tout le monde se trompe. Un gros punch concluait le premier épisode, que je tairai pour ceux qui ne l’ont pas encore vu. Mais disons que j’ai du mal à croire à cette reconversion. L’ex-fugueuse excelle toujours autant dans le mensonge, et son nouveau chum, à mille lieues de Damien, va l’apprendre assez vite.

Justement, si vous avez été déçu de ne pas voir apparaître Damien (Jean-François Ruel) lundi soir, prenez votre mal en patience : l’ancien proxénète ne sortira de prison qu’au troisième épisode, après quatre ans derrière les barreaux. Même chose pour Natacha (Kimberly Laferrière), qui, soit dit en passant, s’est ouvert un salon de massage. Pas du genre Sky Spa, si vous voyez ce que je veux dire. L’auteure Michelle Allen précise que l’ancienne escorte qui avait embrigadé Fanny exerce son nouveau métier avec éthique et respect. Sachez que les deux personnages ne seront pas relégués à des rôles de soutien, et qu’on les verra beaucoup durant la saison, tout comme Carlo (Iannicko N’Doua), qui en mène toujours très large.

Télé et radio

Prix Roger: le pire de la télé en 2019

CHRONIQUE / Pour une neuvième année consécutive, je décerne mes prix Roger* à ce qui s’est fait de pire à la télé en 2019. Une sélection de perles, livrée avec une pincée de méchanceté, mais toujours avec humour. La sentez-vous, l’ironie? Et les Roger sont décernés à…

L’émission de 2019 dont on souhaite le moins le retour

À table avec mon ex. Tsé quand c’est fini, c’est fini. Faut-tu vraiment que je te l’écrive dans une assiette!?

RICHARD THERRIEN

«La fureur»: gros trip nostalgique

CHRONIQUE / Un an presque jour pour jour après des retrouvailles réussies sur toute la ligne, les fans de «La fureur» avaient retrouvé leurs voix samedi au Studio 42. Véronique Cloutier avait du mal à contenir leur enthousiasme, au point de ne pas toujours entendre les réponses. «La fureur» est certainement en voie de devenir un rendez-vous annuel incontournable.

La rivalité avait rarement atteint des niveaux aussi élevés qu'hier, alors que gars et filles protestaient constamment contre les décisions des juges. Il faut dire que les participants manquaient de discipline et de clarté dans leurs réponses, parlant en même temps ou donnant des bouts de titres. Mais c'est aussi ça La fureur.

La recrue Mariana Mazza s'est bien payée la tête d'un vétéran en posant la question: «Véro, c'est qui Jean-Michel Dufaux?» Et pour enfoncer le clou un peu plus tard: «Je voulais juste dire que je m'excuse à Jean-Martin Dufour.»

Les habitués ont reconnu leurs jeux préférés: la chanson arrêtée, la fosse aux chansons, le face à face et «Je l'ai eu, tu joues pus». C'est pour le jeu de Carmen qu'on en est presque venus aux coups (bon, j'exagère), entre autres pour Hot N Cold de Katy Perry, que Julien Lacroix jurait (sur la tête de Lorie) avoir prononcé. Le capitaine des recrues, Phil Roy, s'est mordu les doigts d'avoir répondu à la place du capitaine des vétérans, Sébastien Benoit, faisant perdre un point à son équipe. Pointage égal oblige en fin de match, on a dû départager avec une question ultime, et ce sont les filles qui l'ont emporté au compte de 14 à 13. Et avec quelle chanson? We Are The Champions. Beau flash de la production.

Plusieurs ont cru retourner presque 20 ans en arrière en voyant surgir Lorie et son mégasuccès de 2001, Je serai (ta meilleure amie). La chanteuse française devenue actrice était visiblement heureuse de retrouver ce plateau qu'elle a visité à plusieurs reprises à l'époque. Kevin Parent est venu reprendre un pot-pourri de ses premiers succès, dont Boomerang et Seigneur. «La chanson québécoise est en bonne santé», a lancé l'artiste devant la foule en délire.

RICHARD THERRIEN

«Bye Bye 2019» vu par près de 3 millions de téléspectateurs

BLOGUE / Le «Bye Bye 2019» a retenu 2 956 000 téléspectateurs, mardi soir sur ICI Télé. Des chiffres encore une fois impressionnants, mais inférieurs à ceux du «Bye Bye 2018», qui étaient de 3 349 000. Par contre, la part de marché a gagné un pour cent, passant de 87% à 88%.

En début de soirée, En direct de l'univers – spéciale du jour de l'An a été vue par 1 256 000 téléspectateurs, comparativement à 1 297 000 l'an dernier. À l'année prochaine a pour sa part vu son auditoire augmenter, passant de 1 182 000 à 1 336 000 téléspectateurs.

Infoman 2019 a ensuite conservé 1 960 000 fidèles, alors que 1 989 000 étaient au rendez-vous en 2018. Enfin, Les coulisses du Bye Bye 2019 a rallié 1 121 000 curieux, une baisse marquée après les 1 559 000 de l'an dernier.

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RICHARD THERRIEN

Desjardins triplement écorché au «Bye Bye 2019»

CHRONIQUE / C'était à prévoir, mais Desjardins a été la tête de Turc numéro un du «Bye Bye 2019». Ses déboires sur les vols de données ont fait l'objet de trois sketchs. Et pas les meilleurs de cette revue humoristique, qui allait du moins bon au meilleur.

Commençons par le meilleur, ou plutôt la meilleure: Guylaine Tremblay, recrue de cette année, qui a représenté le plus bel atout de ce Bye Bye, sans faire oublier Anne Dorval, irremplaçable. Guylaine Tremblay a tout simplement excellé en Caroline Néron, et sa technique Néron pour mieux atteindre la faillite, avec ses 162 employés, ses 21 succursales et ses deux maris riches. Même Alexandre de Téo Taxi a suivi ses conseils. On l'a revue dans un deuxième sketch sur le troisième lien, moins réussi.

Des autres recrues, Julie Le Breton a imité Greta Thunberg dans un sketch bien ordinaire, mais était meilleure en Véro. Tout le monde a déjà imité Céline, mais Anne-Élisabeth Bossé est parvenue à faire passer la sienne, qui avait une chanson sur tout, aux côtés d'un chauffeur de taxi exaspéré. Un rappel de sa participation à Carpool Karaoke. Mehdi Bousaidan a eu plusieurs occasions de montrer son talent, peu déguisé en Patrick Bruel chez la masso. «À quoi ça sert de porter un peignoir? La graine à l'air c'est comme ça qu'j'aime recevoir!» lui chantait-il. Ou encore en fils influenceur de parents désespérés, à la recherche d'un traitement médical.

Le Bye Bye est produit par Guillaume Lespérance, qui produit aussi Tout le monde en parle. On pouvait difficilement frapper plus fort dans l'autodérision avec «Tout le monde reçoit tout le monde», où Guy A. (excellent Claude Legault) reçoit Véro, qui reçoit Pénélope, qui reçoit Jean-Philippe Wauthier, à Radio-Canada. D'ailleurs, les sketchs les plus courts étaient souvent les plus efficaces, comme celui de Passe-Partout, avec une Mme Coucou qui sacre comme un charretier.

Télé

Télé: adieu 2019, bonjour 2020!

La télé met ses plus beaux atours pour dire adieu à la dernière décennie, en musique et en humour, et plus sérieusement, en revisitant l’actualité. Impossible de ne pas trouver satisfaction parmi la panoplie de propositions des grands réseaux, de Noël au jour de l’An.

BYE BYE 2019

Mardi 31 décembre à 23h et mercredi 1er janvier à 21h à ICI Télé

La 50e édition du Bye Bye a battu un record absolu d’écoute à la télé québécoise l’an dernier: 4,4 million de téléspectateurs. La pression est décuplée, et les maîtres d’œuvre de la soirée, Simon Olivier Fecteau et Guillaume Lespérance, admettent qu’ils en ont fait des cauchemars. «On ne s’en sort pas, ça vient te chercher dans les tripes, tu ne veux pas décevoir 4,4 millions de personnes et scraper le jour de l’An de tout le monde», confie le premier, qui réalise la revue humoristique en plus d’y faire quelques apparitions pour la quatrième année consécutive.

Ainsi, fallait-il repartir sur de nouvelles bases, d’où l’ajout de nouveaux joueurs dans l’équipe : Julie Le Breton, Anne-Élisabeth Bossé, Guylaine Tremblay et Mehdi Bousaidan, qui se greffent à Patrice L’Écuyer et Claude Legault. «Tout ce qui était important pour nous, c’est qu’ils soient drôles. Anne Dorval, personne ne pensait à elle pour un Bye Bye et ça marchait à 100% parce que c’est une grande comédienne. On a retrouvé la même chose avec nos recrues cette année», affirme Guillaume Lespérance.

Vous ne verrez pas beaucoup de parodies d’émissions de télé cette année au Bye Bye, prévient Simon Olivier Fecteau, qui parle d’une édition moins prévisible et plus créative. «Le focus a changé, les sujets sociaux sont beaucoup plus en avant-plan. Bien sûr qu’il y aura des imitations, mais je suis un fan des personnages de quidams.» Le duo se fait un point d’honneur de taper sur tout le monde en même temps. «Notre force, c’est que nos Bye Bye n’adoptent jamais une position claire. On dit une chose et son contraire d’un sketch à l’autre, ce n’est pas un éditorial», explique Guillaume Lespérance. «On veut que quand le Bye Bye se termine, c’est match nul», poursuit Simon Olivier, qui admet néanmoins qu’il est plus facile de se moquer des gens de pouvoir que des victimes ou de ceux qui réclament plus de justice. Après tout, le Bye Bye doit jouer le rôle du fou du roi et se traduire par un défoulement collectif contre l’establishment.

La production a le luxe de pouvoir faire visionner un premier montage à un auditoire du public, avant de retirer les sketchs qui n’ont pas atteint leur cible. Et chaque année, les créateurs sont surpris des réactions dans la salle. «C’est une grande leçon d’humilité, parce que tu ne peux pas reprocher aux gens de ne pas avoir ri. Rendu là, on peut juste accepter le verdict et retirer le sketch en question. C’est comme les critiques du lendemain, on ne peut pas débattre de ça», explique le producteur, bien conscient d’une chose: «Critiquer le Bye Bye, ça devient plus important que le Bye Bye. Il faut jouer le jeu et accepter de te faire critiquer.»

RICHARD THERRIEN

ICI Télé met fin à «Faites-moi rire!»

BLOGUE / L'émission humoristique «Faites-moi rire!» n'a pas été renouvelée pour une deuxième saison sur ICI Télé. Le rendez-vous hebdomadaire de Pénélope McQuade avait pris l'antenne en septembre dernier, le vendredi à 20h.

Aux communications, on invoque un problème d'auditoire. «Animée chaleureusement par Pénélope McQuade, Faites-moi rire! était une production québécoise qui avait le mérite de mettre une nouvelle génération d’humoristes en vedette. Malheureusement, le public n’a pas été au rendez-vous, c’est pourquoi il a été décidé de mettre un terme à l'aventure», nous a-t-on fait savoir par courriel.

Il faut dire que les critiques n'ont pas été tendres à l'endroit de Faites-moi rire! L'équipe de collaborateurs humoristes bâtissait chaque émission à partir des goûts des deux vedettes invitées en matière d'humour. La recette n'a malheureusement pas levé.

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Richard Therrien

Les secrets d’une Vietnamienne

CHRONIQUE / Quand Kim Thúy reçoit dans sa maison du Vieux-Longueuil, on peut s’attendre à un maelstrom d’idées durant le repas. Mais aussi à un festival de saveurs vietnamiennes, qui vous ouvriront assurément l’appétit. Même si elle a déjà eu son resto et signé «Le secret des Vietnamiennes», «La table de Kim» n’est pas une émission de cuisine, mais bien de conversations sans prétention autour d’un repas. Une sorte de croisement ludique entre «Parler pour parler» et «Curieux Bégin», mais menée par la pétillante Kim Thúy, dans son environnement chaleureux.

L’idée de la série est partie de l’amitié de la romancière avec la conceptrice Ève Déziel, qu’elle a déjà reçue chez elle. Pourquoi ne pas reproduire à la télé ces soirées privées où Kim Thúy mêle volontairement des gens de tous horizons? C’est ce que KOTV a fait pour ces six premières émissions, diffusées sur ICI ARTV à partir du vendredi 3 janvier à 20h.

Pas une émission de cuisine, d’abord que la plus québécoise des Vietnamiennes ne cuisine pas et ne donne pas de recettes. Un chef qu’on ne voit pas s’en charge, et même ses parents qui habitent à côté, et qui ont le secret d’un bon bouillon vietnamien. Anne Dorval, qui en fait une fixation depuis le tournage du film 14 jours, 12 nuits au Vietnam, a le privilège de goûter au précieux bouillon dans la première émission, avant que viennent la rejoindre Élisapie Isaac, la chef d’orchestre Jean-François Rivest et l’historienne Evelyne Ferron. À la table de ces artistes peuvent se joindre un anthropologue, une ethnopsychiatre, une philosophe ou même un cardiologue et une juge.

On apprend entre autres qu’Anne Dorval est morte de trac avant d’entrer sur scène, au point de manger un citron entier pour se donner plus de salive. Ou alors de faire boire ses étudiants avant le cours, la toute première fois qu’elle a enseigné à l’École de théâtre. Beaucoup aimé entendre Jean-François Rivest raconter comment les compositeurs signent leur nom dans leurs œuvres, à partir des lettres données aux notes de musique en anglais. Quand ce n’est pas leur nom, comme pour Bach, c’est pour une femme qu’ils ont aimée, comme l’a fait Chostakovitch dans sa 10e Symphonie. À travers tout ça, on boit du thé soigneusement séché depuis... 100 ans, dans la précieuse porcelaine des grands-parents de l’hôtesse.

Le concept ne réinvente pas le genre, mais c’est franchement sympathique. D’une infinie générosité, Kim Thúy met en valeur ses invités. Dans les semaines suivantes, se mêleront dans différents dîners René Richard Cyr, Michel Rivard, Natasha Kanapé Fontaine, Virginie Fortin, Louise Deschâtelets, André Sauvé, Sylvie Léonard, Boucar Diouf, Luc Dionne, Pierre-Yves Lord et Christian Bégin. Chacun d’entre eux doit apporter un objet selon un thème différent chaque semaine, de l’amour à l’enfance, la famille et les rituels.

Par ailleurs, j’ai regardé J’aime Hydro, qu’ICI ARTV a présentée en format de deux heures trente lundi soir dernier. Une œuvre théâtrale qu’il faut voir absolument, et qui a été, pour une fois, formidablement captée pour la télé par Fair-Play. Dans ce théâtre documentaire, Christine Beaulieu se pose des questions que nous devrions tous nous poser. ICI Télé la présentera en tranches d’une demi-heure du lundi 23 au vendredi 27 décembre à 21h30.

RICHARD THERRIEN

La quatrième saison de «Lâcher prise» sera la dernière

BLOGUE / La quatrième saison de «Lâcher prise», qui sera diffusée à partir du lundi 6 janvier à 19h30 sur ICI Télé, sera aussi la dernière. L'auteure Isabelle Langlois met donc un point final à l'histoire du burnout de Valérie (Sophie Cadieux) et de ses démêlés avec sa chère mère Madeleine (Sylvie Léonard).

Comme chaque année, les plus impatients pourront visionner les trois premiers épisodes sur l'Extra d'ICI Tou.tv à partir de jeudi. Valérie a déménagé dans la maison de son grand-mère et doit annoncer à Simon (Jean-Moïse Martin) qu'il sera papa. Nous ferons ainsi la rencontre de ses beaux-parents, joués par Michel Laperrière et Micheline Bernard. Pauvre Madeleine, qui elle, vit une période dépressive.

Notons qu'Isabelle Langlois a signé le scénario du long métrage Merci pour tout, réalisé par Louise Archambault, et mettant en vedette Julie Perreault et Magalie Lépine-Blondeau en soeurs ennemies. Le film sortira en salles le 25 décembre.

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RICHARD THERRIEN

Les académiciens à «La fureur»

BLOGUE / Un numéro spécial réunira d'anciens candidats de «Star Académie» à «La fureur», le samedi 4 janvier à 21h, sur ICI Télé. Une dizaine d'entre eux, issus des cinq saisons de l'émission de TVA, y prendront part en direct du Studio 42 de Radio-Canada.

Après un retour couronné de succès au début de 2019, Véronique Cloutier ramène La fureur pour un soir seulement. Du côté des filles, la capitaine Élyse Marquis et Hélène Bourgeois Leclerc reprennent du service chez les vétérans, accompagnées cette fois de Karine Vanasse et de Bianca Gervais. Maripier Morin agit comme capitaine chez les recrues avec Mariana Mazza, de même que Debbie Lynch-White et Marie-Lyne Joncas qui s'ajoutent.

Du côté masculin, chez les vétérans, Sébastien Benoit revient comme capitaine avec Pierre-Yves Lord, faisant cette fois équipe avec Jean-Michel Dufaux et Michel Charette. Chez les recrues, Phil Roy prend le poste de capitaine aux côtés de Jay Du Temple et de deux nouveaux, Julien Lacroix et Arnaud Soly.

En janvier dernier, La fureur – spéciale 20 ans avait attiré 1 899 000 téléspectateurs.

TVA a annoncé le retour de Star Académie pour 2021, mais sans sa productrice et animatrice d'origine, Julie Snyder.

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Télé et radio

«Épidémie»: méfiez-vous du furet

CHRONIQUE / Il y aura du gros trafic à 21h cet hiver. À TVA, en plus du retour de «Fugueuse» le lundi, «Épidémie» angoissera un peu plus nos mardis soir à partir du 7 janvier. Armez-vous de Purel, vous en aurez besoin; cette série catastrophe fait germer l’idée d’une pandémie meurtrière qui pourrait un jour s’attaquer au Québec. D’inoffensifs furets pourraient faire partie du problème. La dernière fois qu’un de ces animaux a fait l’objet d’une série, c’est quand Junior Bougon s’en est inséré un dans le postérieur. Avec «L’épidémie», on est complètement ailleurs.

Après L’imposteur, les auteurs Annie Piérard, Bernard Dansereau et Étienne Piérard-­Dansereau s’adjoignent une nouvelle fois le réalisateur Yan Lanouette Turgeon pour cette série de 10 épisodes d’une heure, qui risque de nous tenir en haleine tout l’hiver. En pleine crise de couple avec un mari infidèle (Gabriel Sabourin), l’infectiologue Anne-Marie Leclerc (Julie Le Breton) aura beaucoup d’autres chats à fouetter, pour ne pas dire d’autres furets. L’angoisse naît dès les premières minutes quand un fermier, joué par Gilles Renaud, est pris d’étourdissements après avoir été en contact avec trois spécimens qu’il s’apprêtait à vendre. Le Laboratoire d’urgence sanitaire sera plus tard saisi du cas d’infection et des autres qui suivront.

Série chorale, Épidémie nous fera suivre en parallèle les destins de gens qui n’ont au point de départ rien en commun. Victime d’un accident de vélo, Anne-­Marie croise la route de Nelli Kadjulik (Nancy Saunders), étudiante au doctorat en biochimie médicale, d’origine inuite. Sa cousine Alacie (Ulivia Uvil) vit dans la rue, milieu particulièrement vulnérable au virus qui menace la population. Pour ces deux actrices et pour les autres personnages d’Inuits, c’est une première apparition à la télé. Ceux-ci, que les auteurs faisaient parler français dans le scénario d’origine, ont souhaité dire leurs lignes en inuktitut, une langue rarement entendue à la télé; le résultat donne beaucoup de crédibilité à leurs scènes. Rassurez-vous, il y a des sous-titres. La présence autochtone dans la série sert de prétexte à démontrer la méconnaissance et même le mépris des Blancs à leur égard.

On fait aussi la connaissance de Françoise Dufour (Ève Landry), en plein processus d’insémination, et maman d’un garçon de sept ans, qui aime beaucoup les furets. Je vous laisse présumer du reste. Nous suivrons aussi le personnel de l’hôpital Saint-André, débordé avec l’épidémie. Mélissa Désormeaux-Poulin incarne l’urgentologue Chloé Roy-Bélanger, au cœur de l’action.

Anne-Marie Leclerc devra composer avec la présence insistante du ministre de la Sécurité publique, Laurent Demers (Guillaume Cyr), qui met beaucoup de pression. Pour Julie Le Breton, jouer dans une série médicale constituait un rêve, elle qui a eu l’ambition de devenir médecin, avant de découvrir que les sciences n’étaient pas pour elle. Elle ne s’est jamais autant lavé les mains que depuis le tournage de la série, qui bénéficiait d’une armée de consultants, afin de s’assurer que chaque geste était crédible.

Le seul reproche que j’aurais à faire aux auteurs d’Épidémie, ce serait de trop attendre avant d’entrer dans le vif du sujet. De sorte qu’à la fin du deuxième épisode, l’épidémie en question commence à peine. C’est un peu long. Pour le reste, les acteurs sont bons, la réalisation est efficace, et on s’inquiète de ce qui arrivera aux personnages, puisque plusieurs ne survivront pas, manifestement.

À plusieurs moments, je me suis dit : il me semble qu’on est déjà assez angoissés comme ça, pourquoi en remettre une couche? À ce titre-là, les films catastrophes qui pullulent sur le grand écran n’attireraient pas autant de foules. Sauf que les plus germaphobes d’entre vous risquez de l’être encore plus après les 10 épisodes d’Épidémie, qui ne vous feront plus jamais voir les furets de la même façon. Pour approfondir le sujet, un documentaire en deux parties, Pandémie : sommes-nous prêts?, sera offert sur le Club illico à partir du 30 janvier. Portée par Gabriel Sabourin, l’œuvre nous dira si le Québec est vraiment prêt à affronter le pire. Soudainement, j’ai peur de la réponse.

RICHARD THERRIEN

«Léo» en janvier à TVA

BLOGUE / La première saison de la comédie «Léo», disponible sur le Club illico, sera finalement diffusée au réseau TVA à partir du mercredi 8 janvier. Deux épisodes seront diffusés, à 21h et à 21h30.

Une première grille de la programmation d'hiver laissait pourtant croire que la série avait été retirée et que TVA souhaitait attendre à plus tard avant de la diffuser à la télé. Il semble que le diffuseur soit revenu à sa première idée.

Dans la première saison, Léo (Fabien Cloutier) décide de se prendre en main et de faire quelque chose de sa vie. Il déniche un emploi chez Dubeau Gâteaux et courtise l'adjointe administrative, Cindy (Marie-Laurence Moreau). La série met aussi en vedette Anne Dorval, Marc Labrèche, Julien Poulin, Mario Jean, Steve Laplante et Guillaume Cyr.

La deuxième saison de la comédie de Fabien Cloutier est disponible sur le Club illico depuis le 28 novembre dernier.

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